SERIE D'ÉTÉ. TOURISME EN BOURGOGNE-FRANCHE-COMTE (5/5). Mélanie Mambré, ex-banquière d’affaire dijonnaise, a créé en 2018, Vaovert, la première plateforme d’hébergements éco-responsables de France. Une start-up prometteuse surtout dans cette période post-confinement où les Français rêvent de vert.De nature aventurière, Mélanie Mambré, 38 ans, a toujours parcouru le monde. Sa devise : un voyage en solitaire par an pour s'immerger totalement dans une culture. « Durant 11 ans, j'ai partagé ma vie professionnelle et ma vie d'exploratrice aux quatre coins du monde », confie la jeune femme. Jusqu'au jour où les valeurs acquises durant ses voyages ont pris le dessus : Mélanie Mambré devait monter sa propre société et ce serait dans l'écologie !
Après avoir constaté́ qu'aucun site en France ne répertoriait tous les hébergements responsables, ni ne valorisait ses valeurs engagées, elle décide de créer Vaovert, sa nouvelle aventure au quotidien. L'entreprise voit le jour en 2018. « Il s'agit d'une plateforme d'hébergements écologiques en France qui met en relation des établissements qui ont un vrai ancrage dans l'économie solidaire et sociale et des voyageurs qui cherchent des vacances en adéquation avec leurs valeurs ou tout simplement des curieux », décrit Mélanie Mambré.
À l'époque, les investisseurs lui reprochent de se limiter au territoire national car le tourisme durable se développe aussi autour de la planète. « Avec la pandémie, c'est une réelle opportunité de pouvoir sensibiliser les Français au tourisme durable. Ils vont pouvoir redécouvrir les belles régions de leur pays », positive l'entrepreneure profondément engagée. D'autant plus que le nouveau site Vaovert est sorti fin juin, avec le même niveau de réservation instantanée que Booking. Et un angle 100% écologique en plus.
Repenser l'offre
Plus de 300 établissements étaient référencés sur Vaovert avant la crise sanitaire. Un chiffre presque divisé par deux en juin. « Certains établissements ont perdu jusqu'à 75 % de leur CA, d'autres ont préféré ne pas rouvrir temporairement car le protocole à respecter coûtait trop cher. Résultats : entre 10 et 15% d'établissements ont dû fermer définitivement », constate Mélanie Mambré.