Une CB plutôt qu'un ticket : la nouvelle façon de prendre les transports proposée par Flowbird

Exit les tickets de transport pour prendre le bus, les nouveaux usages tendent vers le paiement par carte bancaire sans contact ou smartphone. Flowbird, située à Besançon, a développé SESAME, une solution d’Open Payement déjà présente au Royaume-Uni à Edinbourg et dans deux villes françaises : Amiens et Monaco. Grâce à son agrément CB (cartes bancaires), elle peut désormais conquérir facilement l’Hexagone.

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(Crédits : Flowbird)

C'est ce que les anglais appellent le « Tap and go » : vous tapez votre carte sur le valideur et vous voyagez. Plus besoin de se soucier d'acheter un ticket de transport, de comprendre les règles de fonctionnement du transporteur, il suffit de présenter sa carte bancaire dans le bus.

Cette solution dite d'Open Payment, a été inventé au Royaume-Uni en 2012 à Londres pour être testée à l'occasion des Jeux Olympiques. Il faudra attendre 2018 en France pour que les schémas de cartes Visa et Master Card définissent et valident les règles à implémenter pour déployer ce type de solution. Flowbird s'est positionné sur ce marché en proposant dès l'été 2019 cette technologie à Édinbourg.

« Ce fut un succès phénoménal puisqu'en deux ans, nous avons géré 25 millions de transactions en paiement sans contact. Le client souhaitait atteindre 7 millions en 2 ans. Nous avons largement dépassé ses attentes », confie François Mottet, responsable stratégie produit chez Flowbird.

« 43 % des trajets en transport public ont été effectués en carte bancaire sans contact et le pourcentage d'achat de titres auprès du conducteur décroît sans cesse », poursuit-il. Progressivement, ce nouvel usage remplace les modes d'accès traditionnels, tickets ou cartes de transport.

« En dix ans, nous avons totalement digitalisé notre offre », explique François Mottet. La société bisontine (300 millions de CA et 1250 salariés en Europe) est passée de la fabrication d'horodateurs pour le stationnement urbain et de distributeurs de titres de transports publics pour la SNCF, par exemple, son premier client, à des solutions digitales, tels que les paiements électroniques, applications mobiles et tous les services ajoutés aux canaux traditionnels. « Aujourd'hui la part du digital est bien plus importante que la fabrication de matériel traditionnel », poursuit François Motet.

Un déploiement qui s'accélère en France et à l'international

Après Monaco en mai, Flowbird a remporté l'appel d'offre d'Amiens Métropole pour sa solution d'Open Payement, l'été dernier. « Nous étions les premiers à proposer de l'optimisation tarifaire sur le mois », souligne François Mottet. Auparavant, cela se faisait uniquement sur la journée. « Tous les jours, nous effectuons des paiements qui correspondent au montant du forfait jour et au fil des jours si l'utilisateur atteint le montant du forfait mois, nous arrêtons les paiements », explique-t-il.  Le voyageur est assuré de payer le juste prix mais aussi le meilleur prix en fonction de ses trajets. Du côté des exploitants, l'intérêt de SESAME réside dans une baisse des coûts opérationnels (suppression des titres de transport et de la gestion de cash) et dans une diminution de la fraude.

Jusque là, SESAME pouvait se déployer via Master Card ou Visa mais pas CB, le système de paiement par carte et mobile leader en France. Flowbird vient d'obtenir son agrément Cartes Bancaires CB, une garantie de conformité qui lui permet de se déployer encore davantage sur l'ensemble de l'Hexagone, en toute sécurité. Prochaines villes où l'Open Payment sera déployé : Le Havre, Clermont-Ferrand, Avignon, Angers, Toulouse, Laval (Québec), Perth (Australie) et sur tout le réseau de transports publics d'Irlande du Nord.

« Notre solution d'Open Payment qui permet de voyager avec sa carte bancaire est toujours installée en complément d'une billettique traditionnelle », précise François Mottet.

Le système d'Open Payment, c'est finalement la rencontre de deux mondes : la billettique et les systèmes bancaires. Deux compétences propres à Flowbird. « Nous sommes idéalement positionnés pour mettre en place ces solutions qui mêlent à la fois le paiement et la billettique puisque nous possédons nos propres solutions de processing de paiement et que nous avons les compétences bancaires depuis 25 ans pour les systèmes de transports publics », souligne François Mottet. Déjà présente dans les parkings relais, l'entreprise vise dans les années à venir toutes les mobilités urbaines : la trottinette électrique, les voitures partagées, vélos électriques. Une solution qui pourrait bien faciliter le déploiement de l'intermodalité des transports.

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Commentaire 1
à écrit le 03/10/2021 à 2:55
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Presque dans toutes les economies dites developpees utilisent ce type de paiement depuis au moins 10 ans.

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