Les Rencontres Patrimoniales à Rennes : « Les bonnes stratégies patrimoniales sont simples et lisibles »

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Les premières Rencontres Patrimoniales La Tribune-La Banque Postale de 2013 se sont déroulées à Rennes. Elles ont réuni une centaine de participants. © DR
Les premières Rencontres Patrimoniales La Tribune-La Banque Postale de 2013 se sont déroulées à Rennes. Elles ont réuni une centaine de participants. © DR (Crédits : DR)
Première étape 2013 du nouveau tour de France des Rencontres Patrimoniales organisées par La Tribune et La Banque Postale : Rennes. L'occasion pour les différents experts venus s'exprimer de rappeler, forts d'un contexte macro-économique particulièrement incertain et des dernières réformes fiscales, la nécessité d'adapter sa stratégie patrimoniale.

Les premières Rencontres Patrimoniales La Tribune-La Banque Postale en 2013 se sont déroulées à Rennes. Après Toulouse, Bordeaux, Lyon, Montpelliers et Marseille, fin 2012, c'était effectivement au tour de la capitale bretonne d'accueillir, vendredi 12 avril, les lecteurs de La Tribune et les clients de La Banque Postale venus nombreux (près d'une centaine) pour cet évènement. Au menu : un éclairage sur le contexte macro-économique particulièrement anxiogène depuis un an et sur la stratégie patrimoniale à adopter à la lumière de toutes les récentes réformes financières et fiscales.
L'occasion pour Murielle Michon, directrice commerciale régionale bancaire de La Banque Postale de présenter l'antenne rennaise et de préciser les ambitions de son réseau, notamment en matière patrimoniale, l'établissement bancaire souhaitant manifestement accompagner de façon plus complète ses clients. Avec un élargissement de l'offre qui trouve d'ailleurs sa concrétisation dans les derniers développements voulus par la direction du groupe à l'échelle nationale. Avec la volonté de couvrir un créneau que les établissements traditionnels rechignent à aborder, La Banque Postale propose ainsi depuis quelques mois un PASS Plus (prêt à l'accession sociale) pour permettre aux ménages défavorisés d'obtenir un prêt pour acquérir leur logement. Il s'agit de la sorte de palier la disparition du Crédit Immobilier de France (CIF), mis sous tutelle de l'Etat depuis l'automne dernier. Le CIF était, historiquement le spécialiste des financements à destination des ménages à faibles revenus aux côtes du Crédit Foncier de France.

Que faire face aux incertitudes ?

Face à la montée des incertitudes aussi bien macro-économiques que micro-économiques quelle stratégie patrimoniale adopter donc ? Avant d'entrer dans le vif du sujet, Pascale Besses-Boumard, journaliste chroniqueuse à La Tribune, a resitué à l'échelle nationale et internationale les difficultés économiques dans lesquelles les différents acteurs économiques évoluent. Face à la récession dans laquelle s'installe l'Europe, pas facile en effet de voir comment les entreprises pourront s'en sortir. Seules celles qui ont développé leur activité hors de la vieille Europe et réduit leurs coûts de fonctionnement pourront se montrer plus optimistes. Alors même que l'affaiblissement actuel de l'euro face à la devise américaine est une bonne chose pour celles qui ont déjà largement opté pour l'export.
Côté marchés financiers, l'action commune des banques centrales de racheter quasiment sans limite les titres de dettes des Etats, ou des titres hypothécaires, a soulagé tout le monde. Cela a permis aux indices boursiers européens et américains de reprendre du poil de la bête depuis plus d'un an. L'Europe affiche cependant des performances bien inférieures à celles de l'oncle Sam, l'indice S&P 500 ne cessant de battre des records de hausse ces derniers temps, tandis que le CAC 40 est encore bien loin d'avoir retrouvé ses niveaux de 2007. De fait, la zone euro reste à la merci de mauvaises nouvelles en provenance de certains de ses membres, les récentes péripéties survenues à Chypre ayant une fois de plus démontré la fragilité de la gouvernance politique de l'Union européenne.

Préparer sa stratégie très en amont
 

Dès lors, compte tenu de ces aléas, de ces différents cycles de reprise économique, des dernières réformes fiscales intervenues en France, que faut-il privilégier comme classe d'actifs ? Pour en parler lors de cette réunion rennaise : Didier Payen. Le directeur commercial patrimonial à La Banque Postale est largement revenu sur l'intérêt de privilégier une stratégie patrimoniale simple et lisible, adaptée à chaque cas particulier. Parmi ses produits préférés : le PEA pour inclure des actions européennes, choisies très sélectivement, tout en bénéficiant d'une exonération fiscale au bout de 5 ans. Mais aussi et surtout, l'assurance vie qui conserve tous ses atouts aussi biens civils (avec la possibilité de choisir son bénéficiaire) que fiscaux (déductibilité des plus-values après huit ans de détention et des avantages nombreux lors de la succession). Et cela en dépit du fait que l'on parle beaucoup aujourd'hui de revoir certaines modalités de fonctionnement de l'assurance, comme on a pu le lire dans les conclusions du rapport Berger-Lefebvre récemment présenté.
De même Didier Payen a-t-il présenté les nouvelles modalités du dispositif Duflot pour investir dans l'immobilier locatif neuf. Pour lui, ce nouveau dispositif est intéressant dans certaines zones (pas trop tendues pour ne pas être pénalisé par les plafonds de loyers). L'essentiel, pour ce spécialiste, est de préparer très en amont sa stratégie patrimoniale en fonction de ses attentes et de ses particularités familiales. Et surtout de faire vivre régulièrement les différentes options retenues, compte tenu des nombreuses réformes fiscales venant s'intercaler tous les ans. Une bien triste spécialité française.


Prochain rendez-vous des Rencontres Patrimoniales La Tribune-La Banque Postale, le 26 avril à Paris.

 


 

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