Synthèse vocale : Voxygen commence à se faire entendre

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La PME vise cinq types de marchés : les télécoms (serveurs vocaux, voix embarquée sur mobile, box, etc.), les médias-édition-web (flux RSS d'infos, lecture de sites web, etc.), les fabricants d'électronique grand public, les jeux vidéos (interactivité dans les mondes virtuels) et la santé (prothèse de voix, illettrisme...). © Voxygen
La PME vise cinq types de marchés : les télécoms (serveurs vocaux, voix embarquée sur mobile, box, etc.), les médias-édition-web (flux RSS d'infos, lecture de sites web, etc.), les fabricants d'électronique grand public, les jeux vidéos (interactivité dans les mondes virtuels) et la santé (prothèse de voix, illettrisme...). © Voxygen (Crédits : Voxygen)
Basée à Lannion, cette start-up, spécialiste de la synthèse vocale expressive, commence à donner de la voix en France mais aussi à l'étranger. Avec les secteurs des télécoms, de l'électronique et de la santé pour clé d'entrée, elle prospecte actuellement les marchés d'Afrique et d'Asie-Pacifique. Son système Voxygen Expressive Speech a par exemple donné la parole à un robot nippon.

Voxygen est en train de réaliser la première voix de synthèse multi-expressive à valeur industrielle. Des discussions sont en cours avec un constructeur de mobiles coréen et avec un site web de l'Etat. Thierry Moudenc, un des huit co-fondateurs et président de cette start-up basée à Lannion faisait d'ailleurs partie du voyage de François Hollande au Japon en juin. Voxygen y a réalisé, avec Nec, une démonstration de son système de synthèse vocale Voxygen Expressive Speech sur le robot PaPeRo. L'Asie-Pacifique est un marché clé de son développement international. Sa technologie s'appuie sur des échantillons de parole naturelle et adapte l'expressivité du ton au message délivré.
Lancée en décembre 2011 par une ancienne équipe de R&D d'Orange, cette future pointure du numérique emploie 18 ingénieurs, docteurs en linguistique et commerciaux. En 2013, elle multipliera par deux son chiffre d'affaires (800 000 euros) et prévoit 2 à 2,5 millions d'euros en 2014 avec l'international.
« Nous visons cinq types de marchés explique Thierry Moudenc. Les télécoms (serveurs vocaux, voix embarquée sur mobile, box...) et les médias-édition-web (flux RSS d'infos, lecture de sites web...) sont prioritaires cette année. Pour 2014, nous ciblons aussi les fabricants d'électronique grand public, les jeux vidéos (interactivité dans les mondes virtuels) et la santé (prothèse de voix, illettrisme, etc ».

Ton de circonstance

Il faut deux jours d'enregistrement pour créer une nouvelle voix, y compris celle d'un enfant. Intégrée à un service, tel EDF, elle pourra énoncer n'importe quel message, avec le ton de circonstance et autrement que de façon académique. Voxygen a déjà enregistré 150 voix, en français, anglais, espagnol et arabe. Elles seront complétées par l'italien en septembre, l'allemand, le japonais et le coréen en 2014.
Si l'Europe, le Moyen-Orient et les marchés hispanophones sont aussi des marchés de conquête, Voxygen, qui vise l'Afrique, compte enrichir dès l'an prochain son catalogue de voix sub-sahariennes (Haoussa, Wolof).
 

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