Depuis Saint-Malo, Beaumanoir habille le monde

7.000 salariés, 1,35 milliard d'euros de chiffres d'affaire, 1.000 points de vente en Chine... En France comme à l’étranger, la croissance du groupe de prêt-à-porter Beaumanoir est portée par l’agrandissement des magasins et la nouvelle expérience d’achat proposée aux clientes.

2 mn

(Crédits : DR)

C'est par la centralisation et le pilotage des stocks, la maîtrise de la logistique et l'intuition qu'il fallait mettre les systèmes informatiques au service de la mode et du commerce indépendant, que Roland Beaumanoir a construit, brique par brique, son empire de prêt-à-porter féminin. En s'implantant d'abord dans les petites villes.

Depuis la création, à Saint-Malo, des premiers magasins Vétimod en 1981 et Cache-Cache en 1985, ce fils de commerçant a activé plusieurs leviers pour accroître le périmètre de son groupe : passage du statut de franchisé à celui d'affilié, croissance externe, internationalisation, repositionnement de magasins. Et même le conseil. La marque de jeanerie Bonobo est née en 2006, lorsque 30 magasins Pantashop ont confié à Beaumanoir la gestion de leurs achats. Au travers de ses six marques qui comptent aussi Bréal, Scottage, Morgan et La City, le groupe familial a connu une croissance effrénée, de 30-40 % par an selon les périodes.

Fort de 2.600 points de vente dans 40 pays, dont près de 1.000 magasins en Chine avec Cache-Cache et Bonobo, il pèse aujourd'hui 1,35 Md€ de chiffre d'affaires, et compte 7.000 salariés plus 7.000 collaborateurs chez les affiliés.

« Notre principal capital, ce sont nos marques et nos canaux de distribution », relève Roland Beaumanoir, dont le portefeuille s'est encore enrichi cette année.

Cache-Cache distribue aussi les marques OÔra, cocréée avec M. Pokora, et Lulu Castagnette, et fait une incursion dans la cosmétique avec Flormar, filiale d'Yves Rocher.

L'avenir passe en effet par un mélange entre commerce physique et numérique. En magasin, c'est désormais une nouvelle expérience client mêlant mode, beauté et numérique que propose Beaumanoir, au travers de ses 130 magasins multimarques, comme celui de Dinan (quatre marques, 1.600 m2). Ce concept, qui implique la fermeture de sites en centre-ville, sera étendu à l'étranger, notamment en zone MEA où le groupe souhaite se consolider. En Chine, des magasins plus vastes sont ouverts dans des villes moyennes.

Forte d'une base de 13 millions de clientes actives en France, l'activité de la filiale d'e-commerce Korben (CA : 30 M€) doit être portée par cette stratégie d'innovation. Roland Beaumanoir compte doubler son chiffre d'affaires global d'ici à cinq ans.

_______

>>> Pour en savoir plus sur la société Beaumanoir

2 mn

Banque des Territoires | Partenaires

Les territoires qui se renouvellent face à la crise

Sujets les + lus

|

Sujets les + commentés

Commentaires 5
à écrit le 07/10/2014 à 11:26
Signaler
Pour avoir passé un entretien chez eux avec des membres de direction (DRH et DSI) se moquant bien des candidats et en refusant catégoriquement les rémunérations dictées par le marchés, j'ai pu découvrir que la puissance de ce groupe se résume surtout...

à écrit le 25/09/2014 à 12:07
Signaler
L'article ne précise pas où sont fabriqués ces vêtements.

le 26/09/2014 à 11:58
Signaler
Beaumanoir ne cache pas que ses vêtements sont fabriqués à l'étranger. N'étant pas dans le très haut de gamme, son modèle n'aurait évidemment aucune chance avec une production française. Il n'empêche qu'une boite française qui marche et se dévelop...

à écrit le 25/09/2014 à 10:31
Signaler
Keep going ! "La France est un surdoué qui s'ignore" D. Payre

à écrit le 24/09/2014 à 19:00
Signaler
Bravo !! enfin du positif ça change des déficits et de nos losers politique

Votre email ne sera pas affiché publiquement.
Tous les champs sont obligatoires.

-

Merci pour votre commentaire. Il sera visible prochainement sous réserve de validation.