Après l'abandon de NDDL, l'aéroport de Rennes va s'agrandir (pas trop)

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En 2017, l'aéroport de Rennes a bien confirmé son envol. Alors qu'en mars, Easyjet assurera des vols low-cost supplémentaires vers Lyon, la plateforme a embarqué plus de 724 000 passagers (640 000 en 2016) vers 29 destinations en direct, soit 12 en France et à l'international, sur des court et moyen-courriers.
En 2017, l'aéroport de Rennes a bien confirmé son envol. Alors qu'en mars, Easyjet assurera des vols low-cost supplémentaires vers Lyon, la plateforme a embarqué plus de 724 000 passagers (640 000 en 2016) vers 29 destinations en direct, soit 12 en France et à l'international, sur des court et moyen-courriers. (Crédits : Aéroport Rennes Bretagne / Francis Vigouroux)
Le projet de Notre-Dame-des-Landes enterré, la Bretagne se mobilise et sollicite la signature d'un pacte d'accessibilité avec l'Etat. Il s'agit notamment de conforter la compétitivité des aéroports de Bretagne (Dinard, Rennes, Brest, Quimper, Lorient). A Rennes, seul l'agrandissement de l'aérogare sera cependant possible. Pour attraper un vol long courrier, il faudra toujours rallier les aéroports parisiens ou prendre une correspondance vers un hub international.

Avec l'abandon du projet d'aéroport à Notre-Dame-des-Landes, soutenu par les collectivités et de nombreux entrepreneurs bretons, c'est l'ensemble du projet global d'amélioration de l'accessibilité de la Bretagne qui en a pris un coup.

L'arrêt de Notre-Dame-des-Landes ne doit pas constituer une « perte de chance pour la Bretagne », souligne d'emblée Loïg Chesnais-Girard, le président de la Région, dans une déclaration remise ce samedi 27 janvier à Elisabeth Borne, ministre des Transports. Associé dans cette démarche aux présidents des principales collectivités bretonnes, l'élu souhaite finaliser au plus vite un « pacte d'accessibilité » avec l'État.

Objectif : "Mettre Brest et Quimper à 3 heures de Paris"

Mobilisées sur l'objectif « de mettre Brest et Quimper à 3 heures de Paris » et sur le développement d'un système efficace de mobilités intra-territoriales (rail, routes), les collectivités rappellent à la ministre que « la non-réalisation de l'aéroport du Grand Ouest... induit une augmentation prévisible importante du trafic de l'ensemble des aéroports existants, et en particulier de l'aéroport de Rennes. »

La question du foncier aéroportuaire

Par ce pacte d'accessibilité, elles demandent le transfert à titre gratuit au Conseil régional, du foncier dont l'État est propriétaire à proximité immédiate de l'aéroport de Rennes Saint-Jacques. La Région souhaite affecter ce foncier à l'aménagement de l'aérogare, à la réfection des pistes et à des extensions de surface nécessaires aux activités aéroportuaires.

Selon les élus bretons, le pacte d'accessibilité apporterait en parallèle un «  appui à la mise en place de liaisons internationales et une participation au renouvellement des infrastructures lourdes aéroportuaires  (pistes) ».

La Vilaine en bout de piste

En 2017, l'aéroport de Rennes a bien confirmé son envol. Alors qu'en mars, Easyjet assurera des vols low-cost supplémentaires vers Lyon, la plateforme a embarqué plus de 724 000 passagers (640 000 en 2016) vers 29 destinations en direct, soit 12 en France et à l'international, sur des court et moyen-courriers. L'aéroport, qui progresse de plus de 10 % depuis 2010 (soit trois fois plus vite que la moyenne des aéroports en France), a pour objectif est d'atteindre le million de passagers par an d'ici à 2025.

Pour autant, si l'abandon de Notre-Dame-des-Landes est une opportunité à saisir, il ne signifie pas pour autant une chance supplémentaire pour Rennes. Ce qui est envisagé, c'est une extension de l'aérogare, avec potentiellement une restructuration au sud, mais pas de l'aéroport. Celui-ci sera réadapté sur son périmètre actuel, il ne pourra pas s'étendre davantage.

Pas de long-courriers à Rennes Saint-Jacques

Rennes Métropole rappelle en effet que les perspectives de croissance et d'agrandissement du site seront limitées en raison de sa configuration urbaine et de contraintes environnementales : au bout de la piste, il y a la vallée de la Vilaine.

A moins de détourner le fleuve, il n'y aura donc jamais de gros porteurs à décoller de Rennes vers des destinations lointaines et en direct, comme les États-Unis, le Moyen-Orient ou l'Asie.

« L'aéroport de Rennes ne compensera jamais l'abandon de Notre-Dame-des-Landes avec lequel on aurait pu proposer aux Rennais et aux Nantais des liaisons quotidiennes vers New York », regrette Emmanuel Thaunier, président de la CCI en Ille-et-Vilaine, très favorable au projet nantais.

Pour les vols long-courriers, l'enjeu crucial demeure pour les Rennais, de rallier, le plus rapidement, le reste de l'Europe et du monde. Cela implique notamment de multiplier les liaisons ferroviaires vers les aéroports parisiens. Le vice-président centriste de Rennes Métropole, Pierre Breteau, plaide aussi pour la « mise en place de liaisons rapides entre Rennes et Brest d'une part, Rennes et Nantes d'autre part, pour placer Rennes au cœur de l'Ouest breton. Nous devons transformer cette déception en chance à saisir. »

Pas si simple. Le cadencement entre chaque TGV provenant de l'Ouest est déjà de quatre minutes, fait savoir la SNCF. Faciliter l'accès aux hubs internationaux de Londres, Madrid ou d'Amsterdam, via des vols de correspondance, sera aussi une piste que les élus entendent sérieusement étudier.

4 M€ investis en 2019

Pour les collectivités locales, l'engagement du Premier ministre Édouard Philippe de moderniser Nantes-Atlantique et d'agrandir Rennes Saint-Jacques, ne comporte donc pas tant de nouveautés que cela.

« La région, la CCI, la métropole ont toujours dit que l'aéroport de Rennes Saint-Jacques avait vocation à poursuivre sa croissance, indépendamment de la décision du gouvernement concernant Notre-Dame-des-Landes, a réagi Emannuel Couet, président de Rennes Métropole dans les colonnes de "Ouest-France".

Il poursuivait :

« On était déjà concrètement mobilisés pour le structurer et garantir son développement, et les réflexions se sont même accélérées. Le Premier ministre met en perspective des réflexions engagées depuis un an. Si l'annonce veut également dire que l'État va s'engager davantage et contribuer financièrement, tant mieux ! »

En 2014, d'importants travaux avaient déjà été engagés pour rajeunir l'aérogare de Rennes et l'agrandir, et en 2019, la Région prévoit d'investir 4 M€ pour le resurfaçage de la piste. Gérard Lahellec, vice-président de la Région chargé des transports prévient que l'abandon de NDDL bouleverse quand même la donne et va obliger à « revoir les projets et reconfigurer les insfrastructures. »

Les aéroports bretons, tous à l'équilibre

Il se félicite cependant que la Bretagne soit le territoire français qui accueille le plus d'aéroports, tous à l'équilibre d'exploitation. L'aéroport de Dinard a enregistré l'an passé une croissance de 10,2 % avec 121 697 passagers. Si Quimper, qui n'a attiré que 82 500 passagers, s'active pour passer la barre des 100 000 clients, l'aéroport de Brest, fort de 1 million de passagers en 2017, espère tirer son épingle du jeu.

La CCI de Brest, gestionnaire de l'équipement, a annoncé en décembre un plan d'investissement de 15 M€ pour la modernisation de l'aérogare et des infrastructures. Mériadec Le Mouillour, directeur général d'Aéroport de Bretagne Ouest, veut se réjouir que l'Etat se soit engagé à « ce que Brest dispose de liaisons faciles avec les autres métropoles européennes et qu'il soit mis en place des liaisons rapides avec les hubs longs courriers internationaux. »

En Bretagne, on espère que le gouvernement ne sera pas en panne d'aiguillage.

Par Pascale Paoli-Lebailly, 
correspondante de La Tribune pour la région Bretagne

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a écrit le 04/02/2018 à 11:28 :
On reparlera dans les prochaines années de ce scandale qui vient de se passer devant nos yeux. Sous un prétexte pseudo écolo bobo on va développer des aéroports urbains proche des villes avec les nuisances qui vont avec. Au final, une facture écologique plus élevée que l'établissement d'un seul aéroport dans une zone peu développée qui aurait pu devenir le centre d'un triangle économique en or sud Breton Vannes Rennes Nantes.
Réponse de le 09/02/2018 à 11:15 :
Le vrai scandale écologique est constitué par le développement débridé du transport aérien, activité non durable par excellence dans la clientèle de laquelle les bobos écolos sont d'ailleurs surreprésentés...
a écrit le 04/02/2018 à 10:33 :
Brest, Nantes et Rennes vont donc chercher à multiplier les vols directs vers les grands hubs européens. Avec tout de même une belle avance pour Nantes Atlantique qui a déjà des vols directs de BA sur Heathrow, Lufthansa sur Munich, KLM sur Amsterdam, Iberia sur Madrid, et bien-sur AF sur Paris CDG. Sans compter Dublin et Lisbonne qui proposent aussi des vols intercontinentaux. Finalement Nantes n’a pas attendu NDDL (heureusement) pour déployer ses ailes et devenir, dans les faits, l’aéroport du grand Ouest. Je ne crois pas à une multiplication des liaisons aériennes de Brest vers les grands hubs européens. D’ailleurs quelqu’un peut-il m’expliquer quel sera l’apport du gouvernement sur ce plan-la ? Va-t’il financer des lignes déficitaires ? Les compagnies créeront des lignes si le marché existe. Sinon elles continueront à se développer sur Nantes, et éventuellement Rennes puisqu’il ne fait pas de doute que le marché existe sur ces deux métropoles. NDDL, en étant la porte d’entrée d’une région de 6 millions d’habitants, aurait permis, non pas d’avoir des liaisons quotidiennes avec NY (arrêtons avec ces utopies d’un autre âge...) mais de multiplier les fréquences, sur une seule plateforme, vers Amsterdam, CDG, Londres, etc. Donc davantage de confort, et de meilleurs prix (car plus de concurrence) pour les passagers de l’ouest prenant des vols internationaux. Sans compter des vols probables de Turkish vers Istanbul ou d’Emirates vers Dubai. C’était tout-à-fait envisageable à court terme. L’avenir se complique donc désormais, puisque Macron nous propose le repli sur soi, solution dans laquelle chaque aéroport, chaque région, va chercher à défendre son bout de gras. Une énorme reculade.
a écrit le 04/02/2018 à 10:07 :
Dommage que ces articles ne soient pas sortis un ou deux mois plus tôt, avant que le gouvernement ne prenne cette décision regrettable! Ce que je constate, c’est qu’à Nantes comme à Rennes, on ne pourra faire que du rafistolage mais beaucoup de Bretons n’en avaient pas conscience avant. J’ai constaté aussi, ces dernières années, que la mobilisation bretonne pro-NDDL s’etait largement émoussée. Si les Rennais avaient été mieux informés, si les médias avaient joué leur rôle et avaient été moins complaisants avec les opposants (je pense surtout à OF), et si les porteurs du projet NDDL (notamment les élus) avaient joué franc jeu et avaient clairement dit que Nantes comme Rennes étaient destinés à fermer (et pas seulement Nantes-Atlantique), en expliquant pourquoi, on n’en serait pas là aujourd’hui. Macron aurait décidé de faire NDDL si la Bretagne avait vraiment poussé en faveur du projet! Mais la Bretagne, tiraillée entre ses intérêts divergents (les Brestois qui ont peur que l’est se développe d’avantage, les Rennais qui avaient peur pour leur aéroport) ne peut aujourd’hui que se mordre les doigts. Abandon de NDDL = tout le monde est perdant !!
a écrit le 04/02/2018 à 10:04 :
Nddl c etait 1 aéroport pour remplacer nantes atlantique et celui de Rennes donc 1 aéroport en moins en France. Comment M Macron cet europeeen convaincu peut il laisser dans la metropole nantaise des milliers de personnes , et notamment des enfants, sous le bruit des avions et se voir infligé une remontrance de l Ue sur le non respect des normes de bruit?
Quiva payer tous ces aménagements d aeroport ( nantes atlantique, rennes, brest, angers), la rénovation des batiments (etablissements scolaires, maisons individuelles), le transfert de bâtiments scolaires, le rachat de maisons à Saint aignan, l'agrandissement du periph nantais, du pont de cheviré, le franchissement du periph par le tramway à Bouguenais.le rapport estimait la rénovation de Nantes atlantique a 450 millions d euros. N etait ce pas une estimation trumpesque ( une fake news)?
Réponse de le 04/02/2018 à 11:37 :
100% d’accord avec vous Ragri. Personne n’a pris en compte, dans les estimations du coût de rénovation de NA, le coût relatif à la modernisation de Rennes (qui aurait du fermer si NDDL avait existé) ni tous les coûts induits que vous mentionnez. C’est la preuve que le rapport des médiateurs sur lequel Macron a assis sa décision était tronqué, ce dont il fallait se douter dès le début quand ont été nommés les médiateurs !! Macron en arrivant au pouvoir avait déjà décidé de ne pas faire NDDL et la feuille de route donnée à la médiation était claire : démontrer la faisabilité coûte que coûte de l’option Nantes-Atlantique. On s’est tous bien fait enfumer dans cette histoire.
a écrit le 03/02/2018 à 15:07 :
"Liaison "quotidienne" NDDL/New York !!! Du grand n'importe quoi. Quelque part ce n'est pas étonnant. Les (petites) édiles locaux ont toujours eu un penchant pour les "zavions"; certains s'y sont même impliqués. A chaque fois cela a foiré !
Pour exploiter une ligne (quotidienne !) il faut des clients; en l'occurence au minimum 200 par JOUR... Est ce que ces délirants intègrent des passagers vers d'autres destinations des USA ? Avec, donc, correspondance à New York plutôt qu'à Paris (où il existe des vols directs). Si c'est le cas, alors ils ne doivent pas bien connaître les aéroports de New York ces élus !
Par ailleurs, l'exploitant de la ligne (quotidienne) il va voir son avion revenir en Bretagne 16h (on va dire) après son départ. Il va le laisser "au repos" pendant 8h pour respecter l'horaire du jour suivant ? Sur ces bases, il ne passerait même pas la première saison...
On se demande pourquoi les gouvernants, lorsqu'ils entendent des âneries de ce type, de la part d'un élu local, ne lui rétorque pas "Arrêtez vos...".
a écrit le 03/02/2018 à 13:24 :
Macron est en train de ruiner l'état pour complaire au monde des affaires. Plus de 100 milliards d€ vont être consacrés aux allégements de charges et d'impôts au bénéfice ciblé des entreprises et des propriétaires des entreprises.

Il n'y aura pas un seul centime de sa part pour Rennes comme pour Nantes. Si les locaux veulent un agrandissement, ils faudra qu'ils le financent eux-mêmes. Sauf que sans implication de l'Etat aucune banque ne suivra. Bref, les régions feront des économies contre leur gré.

Regardez ce qui est en train de se passer avec tous les grands projets, à commencer par ceux du grand Paris qui sont pourtant vitaux si l'on veut éviter que la région ne meure de pollution. Le gouvernement commandes des rapports adhoc pour préparer les esprits à l'abandon de l'état, qui sous couvert d'autonomie transfère aux régions les charges mais pas les crédits.
a écrit le 03/02/2018 à 10:26 :
Merci pour votre article très éclairant sur la saturation géographique aussi bien de Rennes Saint Jacques que de Nantes Atlantique: environnement urbain, zones protégées, rocades etc.... D'où la nécessité pour les 2 métropoles d'un aéroport vraiment international pour les gros porteurs, à Notre Dame des Landes ou ailleurs entre les 2 villes. Mais la comparaison s'arrête là où commencent vraiment les problèmes et de nuisances surtout: Nantes Atlantique: 5 millions et demi de passagers contre 700.000 à Rennes St Jacques.
Réponse de le 03/02/2018 à 20:35 :
Posez vous donc la question de quel touriste ou homme d'affaires européen/américain/asiatique connait ces trous paumés et a envie d'y faire du business ? Ils connaissent PARIS , à la rigueur LYON parce que c'est près de la Suiise mais BOCUSE n'est plus là et basta .
Or les avions faut les remplir dans les 2 sens : y a t'il un NYC/LYS ( chimie )/TLS ( AIRBUS )/ MRS ( french connection ) : nada de nada , alors STOP .
Réponse de le 03/02/2018 à 22:46 :
Réponse à Léon ( de Bruxelles peut être )
En 1989 je prenais le 747 pour aller directement sur les Antlles Françaises pour le biseness
Aujourd'hui beaucoup de grandes entreprises ont des patrons qui voyagent souvent à l'international par exemple plusieurs vendéens dont un certain jean Paul Dubreuil President fondateur d'Air Caraibes et de French Blue
Vous voyez le 44 et le 85 : des trous sans envergure international
Réveillez vous !!!
a écrit le 03/02/2018 à 8:55 :
Merci de cet épisode ...de gaitée matinale :
" une perte de chances pour la Bretagne " ( l'abandon de NDDL ) ...il ne manque pas d'humour , mr Chesnais-Girard ...
et , en plus , il semble etre nostalgique ...des hypothetiques liaisons directes QUOTIDIENNES ...Nantes / New-York ...on croit rever ...!
a écrit le 02/02/2018 à 13:19 :
ça serait plus facile à financer s'il y avait l'écotaxe... A un moment donné, on ne peut pas prendre que ce qui nous arrange: pas de taxes, pas d'autoroutes payantes, pas de centrales nucléaires... par contre le financement de 3 aéroports sur une même région et du TGV dans toutes les villes!
Réponse de le 03/02/2018 à 9:33 :
On va mettre les porcheries, et les industries agroalimentaires (la Bretagne fait la grande majorité de la production nationale de porc) à Paris?

Les autoroutes payantes ne financent pas l'Etat mais des exploitants (Vinci notamment), cela n'est pas une solution crédible et souhaitable.

Reste l'écotaxe, mais sachez que les bonnets rouges sont une minorité qui exaspère la grande majorité de la population bretonne.
a écrit le 02/02/2018 à 12:53 :
Ils vont enfin pouvoir commander le radar pour les atterrissages les jours de brouillard ...
a écrit le 02/02/2018 à 11:52 :
Un TGV ou un train pendulaire reliant Nantes à Roissy serait la bonne solution.
Aménager des liaisons rapides entre Nantes et Rennes et Nantes Saint Saint-Nazaire
constituerait une bonne compensation après l'abandon de NDL.
Réponse de le 02/02/2018 à 13:34 :
les sillons routiers existent déjà entre Nantes, rennes et Saint Nazaire, mais à 2*2 voies ils sont saturés. Il faudrait d'urgence les porter à 2*3 voies at aussi prévoir 1 ou 2 franchissements de la Loire supplémentaires entre les ponts de Saint-Nazaire et de Cheviré.
Réponse de le 03/02/2018 à 8:59 :
...un TGV ...mais oui ...bien sur ...! Ceci dit , ce n'est pas avec un ...TGV que Nantes aurait pu " assoir sa predominence sur la Bretagne " ...D'ou la seule voix possible : NDDL ...sauf que ce projet a capoté , en beautée ...! Moralité , Nantes se retrouve " coincée " entre Rennes et son TGV et Bordeaux et son TGV ...!
Réponse de le 05/02/2018 à 21:13 :
@gegemalaga : le projet de NDDL n'a pas capoté : il avait franchi l'obstacle de TOUS les recours en justice, il avait même été validé démocratiquement dans le département principalement concerné par une consultation dont le taux de participation ferait rêver n'importe quel candidat LREM à une législative partielle. Il a été sciemment flingué par un exécutif pleutre se retranchant derrière une commission d'"experts" partisans et notoirement incompétents (il ne sera pas possible d'augmenter la capacité de Nantes Atlantique sans nuisances considérables pour des riverains qu'il faudra bien indemniser et cette extension, plus coûteuse pour l'état que la construction de NDDL si elle se fait, ne résoudra rien).
a écrit le 02/02/2018 à 10:59 :
il faut faire ^plaisir AUX ministres bretons le DRIAN HULOT voir FERRAND aucune logique dans l'abandon de NDL; en france nous avons plus d'aeroport qu'ailleurs ex la bretagne ,,,,,???
Réponse de le 02/02/2018 à 13:42 :
Bretagne et Pays de Loire sont 2 régions très attractives qui se développent rapidement sur les plans économique et démographique. Il est logique de forcer sur l'équipement desdites régions (dont NDDL n'était qu'un élément relativement modeste). Renforcer le réseau aéroportuaire en développant les aéroports moyens puisque l'exécutif, par lâcheté, a abandonné le projet de grand aéroport, le réseau routier (les 2*2 voies sont saturées en maints endroits et il manque un barreau de la N171 en 2*2 voies entre Nozay et Savenay pour relier rapidement Saint-Nazaire et Rennes), et le réseau ferroviaire, à améliorer suffisamment (électrification, suppression de PN) pour y faire circuler à 220/240km/h des TER pendulaires.
Réponse de le 03/02/2018 à 9:37 :
L'investissement doit se faire sur l'ouest de la Bretagne et le centre Bretagne.
Réponse de le 05/02/2018 à 21:17 :
@gringo : le dynamisme économique du secteur Nantes-Saint Nazaire fait que les infrastructures de transport sont complètement saturées et doivent être renforcées.
a écrit le 02/02/2018 à 9:35 :
Il faut se calmer, il y aurait selon des chiffres glanés sur Internet 170 aéroports en France contre une trentaine en Allemagne et 50 en Angleterre. Et toutes les villes d'une certaine importance veulent l'aéroport, le TGV et l'autoroute. Retournons à de la bonne gestion.
Réponse de le 02/02/2018 à 13:46 :
La France est bien moins densément peuplée que le Royaume-Uni et l'Allemagne. la superficie du Royaume-Uni est 2 fois moindre que celle de la France. Avoir la même accessibilité aéroportuaire qu'au Royaume-Uni imposer d'en avoir au moins 100 à 110 en France.
Réponse de le 02/02/2018 à 20:52 :
Je ne suis pas convaincu par ce mode de raisonnement : s'il faut plus d'aéroport parce que l'habitat est moins concentré, au bout de la logique si on a 1000 villages au lieu d'une ville, il faudrait 1000 aéroports.

Je pense que si l'habitat est moins concentré, la solution n'est pas de construire un aéroport dans chaque ville moyenne, mais plutôt de mettre en place les dessertes TER vers l'aéroport. ou pour éviter de multiplier ces dessertes TER, que les dessertes existantes passent par les aéroports.

Mais avoir 100 aéroports, ça fait 1 aéroport dans chaque département en comptant ceux de l'outre mer. Si on compte 1 aéroport pour 3 à 4 département, on tombe déjà à 25-33 aéroports.
Réponse de le 03/02/2018 à 11:47 :
Vous avez parfaitement raison. Les chiffres que vous avancez donnent un écho à ce que j'ai déjà lu par le passé.

Une autre belle particularité Française, où toutes les régions s'envient entre elles, en veulent autant que leur voisin, sinon davantage, seulement parce que tous les gouvernements, l'un après l'autre, depuis plus de 40 ans, cèdent aux demandes électoralistes des élus locaux et au chantage des quémandeurs et des lobbys de toute de sorte.

Dans la France du chacun pour soi, on y compte beaucoup plus de gares et d'aéroports que n'importe quel pays de l'OCDE souvent beaucoup plus prospère. Mais les Français en ont rien à cirer puisque la France est une étoile qui brille dans le firmament des Nations, un joyau inestimable dont il faut veiller à l'image de grandeur et de prospérité.

Il y a beaucoup à faire pour remettre ce pays sur les rails et il faut d'abord en terminer avec ces dépenses monarchiques et grandioses qui n'ont absolument rien à un quelconque investissement utile ou rentable... ce n'est que de la politique et rien d'autre.

Construire une nouvelle gare, un nouvel aéroport ne créé pas de prospérité spontanément, ces initiatives économiques doivent répondre à un besoin réel et factuel !!!
Réponse de le 03/02/2018 à 15:46 :
@ bruno_bd

Densité de population (2016) :
Allemagne : 237 personnes/km2
Royaume-Uni : 271 personnes/km2
France : 122 personnes/km2

Source : Banque Mondiale, février 2018
Réponse de le 03/02/2018 à 17:26 :
Un aéroport, ce n'est pas une infrastructure chère ni coûteuse à exploiter, contrairement à une LGV ou à des gares. Dans un pays assez peu densément peuplé comme la France il vaut sans doute mieux multiplier les dessertes aériennes et le nombre d'aéroports que de vouloir construire du TGV partout.
Réponse de le 04/02/2018 à 0:21 :
Ben il n'y a rien de surprenant qu'on ait autant d'aéroports, ils sont très anciens, celui du Mans date des premiers coucous, ont servi pendant les guerres, plus les aéroports militaires, et puis avec les fantasmes des livres de Jules Verne, combien ont pensé que l'avion deviendrait aussi banal que le bus.
Ca n'a pas été comme ça, l'administration y a mis un souq incroyable et le transport aérien est tout sauf quelque chose de simple d'usage en cohérent.
Réponse de le 05/02/2018 à 21:29 :
@@bruno_bd
Un aéroport, c'est bien moins cher qu'une ligne TER à exploiter. Et comme le dit quelqu'un plus bas, l'avion est devenu aussi banal que le bus... et comme le prouvent les low-cost, pas plus cher. On peut penser que même pour des liaisons de 3-400 km il y aurait un marché pour des liaisons aériennes pas cher. Développer des Lannion-Nantes, des Brive-Grenoble, des Biarritz-Perpignan, c'est l'avenir pour faire face à la fin probable du transport par train aux prix de revient prohibitifs.

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