Compétitivité : que prévoit le nouveau dispositif Industrie du futur Bretagne ?

Pascale Paoli-Lebailly

Pascale Paoli-Lebailly
Quels sont les enjeux de l'usine du futur, comment transformer son modèle économique via le numérique et franchir le cap de la modernisation ? C'est à ces questions cruciales, en termes de compétitivité, que les industriels bretons sont invités à réfléchir et à traduire de manière concrète dans leurs entreprises. Pour les aider à automatiser leur production ou intégrer de nouveaux outils, la Bretagne a lancé en avril le dispositif « Industrie du futur Bretagne », traduction régionale du projet lancé par le gouvernement en 2015. Concrètement, c'est une soixantaine d'entreprises de moins de 250 salariés qui seront accompagnées sur 3 ans et bénéficieront de l'appui d'une cinquantaine d'experts régionaux et nationaux.
Le programme est porté par le Centre technique des industries mécaniques (CETIM), qui investit 85.000 d'eurosavec l'appui du centre de R et D de technologies industrielles, l'Institut Maupertuis de Rennes, l'UIMM Bretagne et la CCI Bretagne. Il recevra aussi un soutien financier de 342.000 d'euros de la Région, qui prévoit par ailleurs de mobiliser 256.000 d'euros du Fonds européen Feder. Chaque entreprise participera à hauteur d'environ 3.000 euros. 23 PME employant de 6 à 100 personnes dans les domaines de la mécanique, de la plasturgie, de l'emballage ou de la machine-outil, ont d'ores été déjà rejoint le dispositif. Pour tenir ses objectifs de 40 entreprises intégrées à la fin 2016, le reste avant juillet 2017, le comité opérationnel formé des différents partenaires a organisé une journée de promotion et d'information début juillet à Lorient.
Une centaine d'industriels ont été conviés et sensibilisés aux enjeux de la modernisation industrielle, qu'il s'agisse de numérique, de nouveaux procédés de production ou d'automatisation. Plusieurs entreprises pourraient rejoindre rapidement le programme.
Le programme Industrie du Futur Bretagne s'appuie en effet sur les outils et méthodes définis par l'Alliance Industrie du Futur, à laquelle participent notamment le CETIM, l'UIMM et CCI France.
Après une phase de diagnostic établi par des experts spécialisés et maîtrisant les technologies ciblées, la phase 2 enclenche la définition d'un plan d'action et d'une feuille de route qui aidera les PME à intégrer de nouvelles technologies (automatisation, numérique, analyse de données,...) et à optimiser leur processus. Une fois ces objectifs hiérarchisés, la phase 3 aide à mobiliser les outils financiers adaptés à la mise en route du plan d'action.
Cette partie, individuelle, est complétée par un volet collectif composé d'un parcours de neuf ateliers thématiques. Parmi les thèmes abordés entre 2016 et 2018 figurent par exemple le numérique et les PME, les nouveaux procédés de production et de transformation des matériaux, la chaîne logistique (supply chain) du futur, l'usine connectée ou encore la production flexible et automatisée.
L’actualité qui compte pour vous, chaque jour dans votre boîte mail.

Toutes les PME bretonnes candidates n'intégreront pas ce programme, mais toutes seront conseillées par le CETIM et ses partenaires.
Pascale Paoli-Lebailly