La Bretagne est en retard sur l’Internet à très haut débit. Selon le dernier baromètre du site ZoneADSL, un tiers du territoire est pour le moment éligible à la fibre. Or, le Conseil régional maintient sa prévision de couverture de 100 % en 2026. Quant à la 4G, la région affiche un bon déploiement mais un débit inférieur à la moyenne nationale.Le gouvernement espère amoindrir la fracture territoriale grâce au déploiement de l'Internet à très haut débit et de la 4G, demain de la 5G. Outre le taux de couverture du territoire, la qualité de la prestation offerte par les opérateurs est aussi à prendre en compte. Dans les domaines de la fibre et de la 4G, la Bretagne semble pour le moment loin du compte.
Selon le dernier baromètre du site de comparaison d'offres numériques ZoneADSL sur l'état des lieux de la couverture 4G et du déploiement de la fibre, la Bretagne se classe 12e, soit avant-dernière devant la Bourgogne-Franche-Comté, au classement de la fibre et 6e au classement 4G des régions. A l'heure du télétravail, l'accès à un Internet à très haut débit n'est plus une option.
Le Finistère couvert à 34 %, l'Ille-et-Vilaine à 42 %
« En 2020, les 3,3 millions d'habitants sont encore loin de profiter d'un bon accès Internet sur le fixe, s'étonne ZoneADSL, la région possède un taux de couverture fibre régional de 33 %, et affiche l'une des plus faibles évolutions du taux de couverture par an, + 4 % contre +8 % en moyenne pour les régions. Seulement 52 % des logements fibrés ont accès aux quatre opérateurs. » Si le taux de couverture s'élève à 42 % en Ille-et-Vilaine en raison de la présence de Rennes, il s'établit à 34 % en Finistère, 30 % en Morbihan et 20 % en Côtes d'Armor, où se situe Lannion, pourtant berceau des Télécoms.
« La Bretagne n'est ni une région rurale ni une région montagneuse, donc les raisons de ce retard ne sont pas imputables à la géographie ou à des difficultés d'ordre technique », relève Benjamin Gervais, président de ZoneADSL. « 10 % des zones fibrées proviennent des interventions privées des opérateurs dans les zones les plus denses donc rentables, ce qui est logique. Le retard à l'allumage, notamment dans les zones plus rurales, est à chercher du côté des collectivités. Les financements publics prennent plus de temps » avance-t-il.
Pascale Paoli-Lebailly, à Rennes