Logements : les chefs d'entreprise font face à la pénurie dans la Sarthe
Florence Falvy, correspondante à Nantes
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

Photo aérienne du Mans
Vile du Mans
Florence Falvy, correspondante à Nantes
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

Photo aérienne du Mans
Vile du Mans
Si le département de la Sarthe conserve un avantage comparatif en matière de prix immobiliers, le logement ne figure encore qu’en neuvième position des freins au recrutement selon la CCI. Mais ce relatif équilibre masque une évolution préoccupante. Pour les chefs d’entreprise, la question devient un point de vigilance à mesure que les tensions sur l’emploi s’accentuent.
Le Medef Sarthe en a fait un sujet central lors de son assemblée générale de mai. Le territoire, qui compte 247 entreprises de plus de 50 salariés, attire de nouveaux habitants, accentuant la pression sur le parc existant. Les demandes de logements sociaux ont ainsi bondi de plus de 44 % en cinq ans, passant de 9 000 à 14 000, tandis que la production, autour de 700 logements annuels au Mans Métropole, ne suffit pas à suivre.
Conséquence : raréfaction de l’offre locative, allongement des délais et difficultés accrues dans certains bassins d’emploi. Dans des zones dynamiques comme le Pays sabolien où les besoins sont portés par des entreprises, comme le groupe agroalimentaire LDC, les besoins en main-d’œuvre se heurtent à une offre insuffisante et mal adaptée aux évolutions sociétales (familles monoparentales, besoins de petits logements), d’après Action Logement Sarthe-Mayenne.
À lire également
Sur le terrain, les entreprises mesurent déjà l’impact de ces tensions. Chez Posson Packaging, implantée entre Sablé et La Flèche, la problématique est devenue très concrète. « Nous avons des besoins en main-d’œuvre, notamment sur des postes de conduite de machines, mais ces profils sont difficiles à trouver », explique Marine Prézelin, directrice générale déléguée. À cette difficulté s’ajoute désormais un frein supplémentaire. « Il y a une vraie tension sur le logement localement. Les candidats ont du mal à se loger à proximité, ce qui peut compliquer leur venue. »
Florence Falvy, correspondante à Nantes
Strasbourg : ce que les patrons attendent de la méthode Trautmann
Renault, Tesla, Hyundai : les robots humanoïdes marquent « une révolution industrielle » dans l'automobile
Location meublée : la côte Atlantique au cœur du bras de fer entre économie locale et régulation nationale
Vencorex : les porteurs du projet de reprise Exalia contraints à l'abandon définitif