Spécialiste de la vente de repas lyophilisés et de la nutrition outdoor, l’entreprise lorientaise Lyophilise & Co a vu ses ventes en e-commerce doubler en février, tripler en mars à l’annonce du confinement. La demande reste forte. Si les navigateurs du Vendée Globe s’alimentent chez elle, les pratiquants des sports de plein air et les adeptes des stocks de survie offrent de nouveaux débouchés.Bien manger en toutes circonstances grâce à des repas longue conservation et de qualité : cette année, la promesse de Lyophilise & Co a convaincu de nouveaux types de clients, particulièrement depuis le premier confinement.
Constituée en 2010 pour pallier la pauvreté de l'offre de ravitaillement des explorateurs et des navigateurs de course au large (29 des 33 skippers engagés dans le Vendée Globe sont des clients), l'entreprise basée à Lorient a vu ses ventes en e-commerce décoller. En février, les commandes ont doublé et en mars, elle a dû en honorer trois fois plus qu'en 2019. L'engouement pour ses plats déshydratés ou stérilisés ne faiblit pas. La société fondée par Ariane Pehrson a clôturé en août une année 2020 à 2,6 M€ de chiffres d'affaires (1,6 M€ en 2019) et anticipe une croissance d'au moins 20 % sur 2021.
«La résurgence de la tendance survivaliste et le confinement ont poussé certains français inquiets d'éventuelles ruptures de stocks dans la chaîne d'approvisionnement à faire des réserves.La demande pour cette partie survie reste forte», estime la dirigeante, épouse de marin.
75 % du chiffre d'affaires réalisé en ligne
Avec plus de 300 produits alimentaires référencés et achetés auprès de différents fournisseurs dans le monde, Lyophilise & Co s'est, au fil des années, diversifiée au-delà du monde maritime. Ses produits s'adressent aussi bien aux montagnards, aux randonneurs qu'aux particuliers, entreprises ou institutions souhaitant stocker des vivre, « au cas où ».
«Au contraire d'un plat stérilisé (à réchauffer au bain-marie) qui se garde de trois à cinq ans, les boîtes d'aliments lyophilisés se conservent jusqu'à 25 ans» note Ariane Pehrson, qui dispose aussi d'un magasin de détail à Lorient.«Les ONG agissant en zones difficiles ou d'urgence, les ambassades, les collectivités, les entreprises nous passent des commandes. Fin septembre, EDF et la Ville de Nice ont fait appel à nous après le passage de la tempête Alex pour nourrir les équipes de secours.»