La difficile équation de l'après confinement en Corse

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Le président de l'exécutif corse Gilles Simeoni a émis le souhait de réguler le flux d'estivants via un green pass. Une proposition qui a suscité la polémique.
Le président de l'exécutif corse Gilles Simeoni a émis le souhait de réguler le flux d'estivants via un "green pass". Une proposition qui a suscité la polémique. (Crédits : JEAN-PAUL PELISSIER)
Pesant 31% dans le PIB corse, le tourisme et le transport sont au centre des inquiétudes pour relancer une économie qui redémarre doucement et qui s'interroge sur la nature de sa saison. Une étude de Horwath LTL pour BPI France estime que l'impact de la crise sera "durable". La régulation des flux proposée par le président Simeoni ne convainc pas certains professionnels du secteur. Selon son "hypothèse médiane", la fréquentation pourrait être diminuée de moitié. L'après confinement dans l'île qui a connu un cluster à Ajaccio et qui redoute le rebond épidémiologique estival est une équation à plusieurs inconnues.

Bien qu'un comité interministériel ait annoncé jeudi un bataillon de 21 mesures, dont un plan d'investissement en fonds propres d'1,3 milliard d'euros porté par la caisse des dépôts et BPI France, le tourisme s'apprête à souffrir en 2020.

En Corse et en Outre-Mer, les fonds d'urgence bénéficieront d'un abondement complémentaire de la Banque des Territoires : « La banque des Territoires mobilisera ainsi 93 millions d'euros dans ces fonds d'urgence dont la capacité d'intervention totale sera supérieure à 230 millions ». Et ce, avec le concours des collectivités.

Si les Français pourront bien dixit Matignon « prendre leurs vacances cet été », la Corse, où les activités touristiques pèsent environ 2,7 milliards d'euros - environ le tiers de son PIB -, essaie de concilier sécurité sanitaire et économie. L'objectif affiché est de sortir au mieux d'un confinement qui a eu selon les mots du préfet de Corse à l'AFP « un coût humain, social, sanitaire et économique qui est devenu insupportable ».

360 millions alloués au PGE

Le représentant de l'État dans l'île a chiffré à 730 millions d'euros le montant des aides gouvernementales, dont 230 millions alloués au chômage partiel et 360 millions au PGE. Reste à trouver les deux autres milliards d'euros qui pourraient manquer cette année à l'économie insulaire où un emploi sur cinq est lié au tourisme, si elle était face à une « année blanche ».

Cette crainte transpire d'une étude réalisée par Horwath HTL pour BPI France parue le 29 avril indiquant que « l'impact de la crise sur les entreprises du tourisme sera massif, brutal et sans doute durable ».

Le document qu'a pu consulter la Tribune estime que les Français privilégieront les « destinations connues et rassurantes », donc le territoire national. Et soulève, tout en prévoyant « une baisse de 40 % dans le secteur de l'hôtellerie », qu'il y aura des « réservations à la dernière minute » et une « forte demande pour le littoral français ».

La Corse, avec son gros millier de kilomètres côtiers et ses plages prisées par des estivants venus à 75% du continent, a compté un foyer épidémiologique à Ajaccio, mais pourrait figurer dans les destinations phare.

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a écrit le 15/05/2020 à 9:22 :
Aux corses de se prendre en mains, c'est une bonne chance pour les autonomistes et les indépendantistes de prouver qu'ils peuvent être responsables financièrement et politiquement, et mettre leurs actes en accord avec leurs discours et ne pas courir derrière les aides et subventions de la métropole que l'on considère comme coloniale. On peut rêver !
Réponse de le 15/05/2020 à 12:57 :
Une solution (une fois indépendants) est de créer des casinos où viennent jouer les riches étrangers, bétonner les côtes magnifiques, etc etc c'est pas la culture des clémentines ou des prunes voire fraises qui va assurer des revenus suffisants, en plus de la charcuterie (souvent recette traditionnelle appliquée sur de la viande de porc breton).
Ceux qui abhorrent les touristes vont être heureux cet été, île tranquille et sans revenus.
Quand j'y vais en camping hors saison (une année 28° en début octobre, sec sec, champignons restés sous terre), je suis peu intéressant (€€€). :-)

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