Quatre laboratoires corses engagés dans le dépistage du Covid-19

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(Crédits : Reuters)
Quatre laboratoires insulaires ont été agréés par l'Agence régionale de santé (ARS) depuis le début de l'épidémie en Corse où la mortalité a explosé au mois de mars, notamment en Corse-du-Sud avec une augmentation de 40%. Cette montée en puissance des laboratoires a été actée pour augmenter le taux de réponse des analyses, celles-ci étant jusqu'alors envoyées dans des structures basées sur le continent dans les prémices de la crise.

« Environ 3.000 patients ont été testés dans mon laboratoire depuis le 9 mars et 17 à 18% sont revenus positifs », dénombre Jean Canarelli, médecin biologiste et gérant du laboratoire Canarelli-Colonna-Fernandez à Ajaccio qui se positionne en faveur d'un « dépistage le plus large possible de la population ». Dans cette structure, un drive permet aux patients de se faire dépister sans quitter leur voiture par des personnes équipées qui font un prélèvement avec un écouvillon pour une analyse dont le résultat est connu dans les 24 heures. « Protéger fortement, dépister largement et traiter pour casser la charge virale sont les trois conditions pour retrouver une vie normale », selon le Dr Canarelli, président du conseil départemental de l'ordre des médecins de Corse du Sud, « une fois la crise passée, toutes les stratégies de déconfinement devront être micro-régionales en s'adaptant à la géographie, à la démographie : du sur-mesure »

"Massifier les tests"

En Haute-Corse, les laboratoires Vialle, à Bastia, et le centre hospitalier de cette même ville sont également des têtes de pont du dépistage, de même qu'à Corte, ville universitaire qui abrite une structure spécialisée en sérologie. Un collectif de professeurs revendiquant 14.000 signatures s'est constitué autour de quatre enseignants de la faculté, dont son président, Dominique Federici, et Vincent Castola, Liliane Berti et Antoine Aiello. « Il faut que nous suivions le modèle des hôpitaux de l'Italie du Nord en massifiant les tests, car la société corse est âgée », plaide ce dernier. « Dans le cadre d'une collaboration, 5.000 autotests ont été achetés par le syndicat des transporteurs corses et 2.000, par le Sdis 2B », poursuit Antoine Aiello qui estime que cet échantillon sur ces personnes exposées donnera une indication. Ce collectif baptisé anti Covid-19 est soutenu par les instances locales représentatives de la santé pour que le ministre en charge du dossier donne la possibilité de prescrire plus largement le traitement du Pr Raoult.

Dans une lettre ouverte, le président de l'exécutif de Corse avait même demandé au ministre de la Santé que l'île puisse être un territoire pilote en matière d'expérimentation de ce traitement. Ce à quoi Olivier Véran a répondu qu'il ne « jouerait pas avec la santé des Corses » avant d'avoir des retours probants sur son efficacité.

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Commentaires
a écrit le 14/04/2020 à 4:28 :
Hors ou dans l'europe, tous les pays vont deguster dans les mois et annees qui vont suivre.
Ceux dont l'outil industriel reduit a peau de chagrin davantage, la France en particulier. L'asservissement par la contrainte devient realite.
L'Asie finira de vous desosser.
a écrit le 14/04/2020 à 3:56 :
Pourquoi Olivier Véran jouerait-il seulement avec la santé des Corses... alors qu'il le fait depuis le début avec celles des Français dans leur ensemble, sur tout le territoire national ?! Pourquoi en effet faire petit - avec tout les respect dû à nos compatriotes corses - quand on peut faire gros...

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