A Strasbourg, une alliance fragile contre une alliance impossible

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A Strasbourg, les étiquettes et les alliances ont valsé à la fin du mandat du maire sortant, le socialiste Roland Ries.
A Strasbourg, les étiquettes et les alliances ont valsé à la fin du mandat du maire sortant, le socialiste Roland Ries. (Crédits : Olivier Mirguet)
MUNICIPALES 2020. Les verts et les socialistes ne se sont pas entendus pour briguer ensemble la mairie de Strasbourg. A droite, le pacte entre LREM et LR paraît vulnérable.

Strasbourg a échappé de peu à une élection municipale quadrangulaire. Le 4 juin, quelques heures avant la limite pour le dépôt des listes du deuxième tour, les médias locaux rivalisaient de commentaires experts sur l'affrontement supposé entre l'écologiste Jeanne Barseghian, en tête au premier tour (27,8 %), l'adjoint sortant Alain Fontanel (LREM, 19,8 %), l'ancienne ministre socialiste Catherine Trautmann (19,7 %) et l'opposant Jean-Philippe Vetter (LR, 18,2 %). Tout le monde s'est trompé. Alain Fontanel et Jean-Philippe Vetter se sont entendus en dernière minute, ils ont fait liste commune. Les cartes ont été rebattues.

Avec cette alliance, de façon arithmétique, la droite prend une longueur d'avance pour reconquérir la mairie tenue depuis 2008 par le socialiste Roland Ries (75 ans), qui ne se représente pas. A gauche, on sent le goût de l'amertume. Catherine Trautmann et Jeanne Barseghian se rejettent la responsabilité de l'échec des négociations qui auraient pu aboutir à un partage des pouvoirs : la mairie pour les écologistes et l'Eurométropole (33 communes), qui concentre l'essentiel de l'action économique, pour leurs alliés socialistes. "Je n'ai rien à perdre parce que ma vie politique est derrière moi, et parce que j'ai exercé les responsabilités. Je continuerai d'assumer avec le même élan", a prévenu Catherine Trautmann, maire de Strasbourg de 1989 à 1997 et entre 2000 et 2001, puis députée européenne pendant deux mandats.

Fontanel, favori du maire sortant

Drôle d'élection que celle de Strasbourg, où trois membres de la municipalité en place depuis 2014 vont s'affronter le 28 juin. Alain Fontanel, ancien cadre national du parti socialiste et premier adjoint sortant à la mairie, a rejoint le parti d'Emmanuel Macron en cours de mandat. Roland Ries ne lui en a pas tenu rigueur, Alain Fontanel demeure son favori. Catherine Trautmann, vice-présidente sortante de l'Eurométropole, a eu les coudées franches pour élaborer des mesures d'urgence pendant la crise sanitaire du Covid. Elle espère en tirer parti le 28 juin. Jeanne Barseghian, conseillère municipale depuis 2014, présente un programme en rupture bien que son groupe politique ait approuvé des décisions essentielles prises par la coalition PS-verts, qui a explosé en fin de mandat. Les critiques n'ont cessé de pleuvoir à propos de l'éco-quartier Danube, un projet phare (7 hectares) aménagé depuis...

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Commentaires
a écrit le 12/06/2020 à 9:20 :
En parlant d'alliance :

Michel Souloumiac, ex Les Républicains, a obtenu 34,25 % le 15 mars dernier. Pour le deuxième tour du 28 juin prochain, il a fait alliance avec les communistes. Face à lui, Thierry Lafon, le maire sortant divers droite, a remporté 48,29 % des suffrages;« On doit être la seule commune de France où Les Républicains font alliance avec les communistes », grince Thierry Lafon, le maire sortant divers droite de Lisses.
a écrit le 11/06/2020 à 9:07 :
Il faut vendre l'Alsace et la Lorraine à L’Allemagne, trop d'influence négative de l'UE et des teutons, peut-être même la porte d'entrée de l'influence allemande qui anéanti notre pays.

Et bien entendu proposer aux derniers français y vivant de bonnes conditions pour s'installer dans une région française autre de leur choix, il y en a forcément qui ne voudraient pas devenir allemand on les comprend.

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