Frédéric Bierry : "Ma priorité pour l'Alsace, l'action transfrontalière"
Olivier Mirguet
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Frédéric Bierry (apparenté LR), premier président de la Collectivité européenne d'Alsace.
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Frédéric Bierry (apparenté LR), premier président de la Collectivité européenne d'Alsace.
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LA TRIBUNE - Le 1er janvier, le Bas-Rhin et le Haut-Rhin fusionnent leurs administrations départementales et leurs actions sur le territoire. Qu'est-ce qui va changer ?
Frédéric Bierry - La Collectivité européenne d'Alsace répond à une aspiration forte des Alsaciens et au retour d'un périmètre légitime. Les habitants, dans leur majorité, n'ont pas compris la disparition de l'Alsace lors de la création du Grand-Est en 2016. Les Alsaciens ne se sentent pas Grand-Estiens ou Grand-Estois... je ne sais même pas comment on doit appeler les habitants de cette région.
Comment entendez-vous organiser votre action territoriale ?
La nouvelle collectivité doit permettre de mieux répondre aux besoins des habitants, d'améliorer le service public et de garantir la dynamique des territoires. Nous allons organiser l'action publique à l'échelle de sept grands territoires qui représentent chacun autour de 200.000 habitants, à l'exception de la métropole de Strasbourg qui est plus grande. L'idée est de gérer les besoins en proximité. Cela n'a pas de sens de demander à un élu de Saint-Louis de gérer un projet de route à Wissembourg. Le deuxième impact, c'est une compétence renforcée sur certains sujets, notamment dans l'économie de proximité.
Mais le développement économique reste une compétence régionale. Et vos projets ne règlent pas le problème du mille-feuilles administratif.
En 2020, pendant la crise du Covid, le département du Bas-Rhin a mis en place un programme de 200 millions d'euros pour le développement économique. La région n'en a pas fait autant sur notre territoire. En économie, je ne me demande pas si je suis compétent ou pas. Si c'est utile et nécessaire, et si l'Etat et la Région ne le font pas, c'est à nous d'agir et c'est valable dans tous les domaines. Le département n'est pas compétent pour le transport de fret. Le Bas-Rhin a pourtant investi dans une infrastructure ferroviaire à Roeschwoog afin de permettre à Roquette, une grosse entreprise industrielle locale, d'utiliser la voie ferrée pour ses approvisionnements. Si nous ne l'avions pas fait, il y aurait eu des milliers de camions sur la route. Nous sommes une collectivité du pragmatisme.
Olivier Mirguet
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