Le Parlement européen a retrouvé Strasbourg, pour quelques heures

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La session plénière du Parlement européen a débuté à Strasbourg en présence de dix députés seulement, en raison de la crise sanitaire.
La session plénière du Parlement européen a débuté à Strasbourg en présence de dix députés seulement, en raison de la crise sanitaire. (Crédits : Olivier Mirguet)
REPORTAGE. La session plénière mensuelle du parlement européen a débuté lundi à Strasbourg et se poursuivra jusqu'à ce jeudi, à distance ou à Bruxelles pour certains élus. L'assemblée ne s'est plus réunie en France depuis dix mois à cause de la crise sanitaire. Elle pourrait retrouver son siège en février 2021.

Les hôtels sont restés vides cette semaine à Strasbourg, et l'activité européenne de la ville est toujours au ralenti. Le Parlement européen, qui porte habituellement à saturation les capacités d'accueil locales, tient pourtant sa session plénière jusqu'au 17 décembre. Mais cette session a été organisée à distance, comme toutes les autres depuis l'émergence de la crise du Covid 19. "Les rares hôtels qui sont restés ouverts plafonnent entre 10 % et 20 % de taux d'occupation en décembre. L'activité liée au Parlement européen a complètement disparu", confirme Jean-Philippe Kern, directeur du Sofitel Grande-Ile.

Pas un député à l'horizon. Les déboires du Parlement, l'un des poumons économiques de Strasbourg, s'additionnent aux contraintes de la crise sanitaire qui ont pesé cette année sur les cafés, hôtels et restaurants, les entreprises de transport de personnes, l'événementiel. Les collectivités territoriales ont rappelé leur attachement au respect des traités qui déterminent le siège du parlement européen à Strasbourg. La ville, le département et le Conseil régional ont payé des encarts dans la presse locale et nationale. Les publicités n'ont pas fait revenir le Parlement. Du moins, pas dans sa dimension habituelle.

Portes closes et couloirs éteints

Sur les 705 élus que compte cette assemblée, seulement dix députés ont effectué le déplacement lundi soir jusqu'à l'hémicycle strasbourgeois. Alors que la nuit tombait, l'immeuble Louise Weiss (220.000 mètres carrés) semblait désert...

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Commentaires
a écrit le 16/12/2020 à 19:29 :
Nous voulions rayonner alors les politiciens de notre pays toujours dans le zèle pour faire rayonner!!! la France par la médiocrité et le verbe ont voulu cette verrue. Aujourd'hui la catastrophe est économique pour Strasbourg et comme d'habitude nos gouvernants et ceux qui aujourd'hui logent un à l'Hôtel et l'autre au Palais sont incapables de nous sortir de cette stupidité qui ne l'oublions pas à un cout pour le contribuable dont d'ailleurs ils se moquent bien.
a écrit le 16/12/2020 à 14:11 :
quel gachis ces deux sieges et ce trop de fonctionnaires aberrant aussi quand le royaume unis sera parti les autres pays nommerons de nouveaux deputes
a écrit le 16/12/2020 à 10:04 :
Ils ne bossent pas, rien ne change donc, puis de toutes façons le parlement européen n'a quasiment aucun pouvoir seulement là pour nous faire croire que l'UE serait une entité démocratique alors que ses dirigeants non élus par les citoyens européens qui plus est.

Inutile qu'ils polluent inutilement pour seulement venir faire semblant.

Une énorme escroquerie de plus en plus visible, ce qui ne serait vraiment pas un problème hein si l'UE n'était pas dans une logique de défaite permanente. Rien ne va, rien n'est prévu pour aller mieux, rien ne se fait.

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