« Plus du quart des startups du nouvel indice Next 40 font appel à nous », s'enorgueillit Guillaume Vassault-Houlière, cofondateur de Yes We Hack.
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Forte de plus de dix mille chercheurs de failles, sa plateforme de bug bounty, la première en Europe, sécurise aussi bien la messagerie interministérielle Tchap que BlaBlaCar. Elle s'implante maintenant en Asie.
On le cueille au siège de Yes We Hack à Rouen alors que l'un de ses chasseurs de bugs (lui préfère les appeler chercheurs de vulnérabilité) vient de recevoir une coquette prime de 12.000 euros pour avoir débusqué une faille à haut risque dans le système informatique d'un gros site d'e-commerce dont il taira le nom. Confidentialité oblige.
Presque la routine pour Guillaume Vassault-Houlière. Ce jour-là, le PDG a laissé le costume du geek au vestiaire pour adopter le dress code de l'entrepreneur. « Cela fait partie des éléments qui donnent confiance », explique-t-il, presque à regret.
Pour l'avoir connu quelques années plus tôt du temps où il était directeur de la sécurité de Qwant, on comprend aisément pourquoi il a endossé le costume. Avant de devenir « Ambassador Security & Privacy » de la French Tech, ce pionnier français du hacking éthique a usé pas mal de salive pour convaincre ses interlocuteurs qu'il pouvait exister des bons samaritains « avec des valeurs » dans la communauté des hackers. Sa constance et son expertise ont fini par payer.
Pour s'en convaincre, il suffit de regarder les noms de quelques-uns des clients de la plateforme de recherche de bugs qu'il a fondée en 2013 sous le nom de Bounty Factory. Outre des grandes banques, compagnies d'assurances ou fintech qui préfèrent rester discrètes, elle sécurise le ministère des armées - excusez du peu ! mais aussi le groupe Aéroports de Paris et une belle brochette de licornes, de Deezer à Dailymotion en passant par Blablacar. « Plus du quart des startups du nouvel indice Next 40 font appel à nous », s'enorgueillit le PDG.
Colonel d'une armée
Pour traquer les bugs dans tous ces systèmes, le boss s'appuie sur une trentaine de salariés permanents et sur une armée de plus de dix mille mercenaires dont les deux tiers sont originaires d'Europe.
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Pour chaque faille trouvée, ces hackers vertueux perçoivent une prime pouvant aller jusqu'à 15 000 euros en fonction de sa criticité. Dans le cadre de challenges qui leur valent des points de réputation, il leur arrive aussi de travailler gracieusement pour des ONG. L'éthique, toujours.