Canal Seine-Nord : le financement confirmé
Gaëtane Deljurie
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Le canal à grand gabarit de 1 100 kilomètres de long pourrait favoriser la création de 45 000 emplois à l'horizon 2050.
iStock
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Le canal à grand gabarit de 1 100 kilomètres de long pourrait favoriser la création de 45 000 emplois à l'horizon 2050.
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Tous les partisans du projet ont pu pousser un ouf de soulagement. La réalisation de cette liaison fluviale à grand gabarit de 107 kilomètres, déclarée d'utilité publique il y a dix ans, n'était jamais entrée dans une phase concrète.
C'est désormais chose faite avec l'accord signé début octobre entre Xavier Bertrand, le président du conseil régional des Hauts-de-France, les présidents des conseils départementaux, Gérald Darmanin, le ministre des Comptes publics et le secrétaire d'État auprès du ministre de la Transition écologique et solidaire.
Les collectivités, elles, s'engageront également à hauteur de 1,1 milliard d'euros, l'Europe finançant les études à 50 % et les travaux à 40 %. Sur ce projet chiffré à 4,5 milliards d'euros, il restera à trouver entre 700 et 900 millions d'euros, pour lequel « l'État aidera à la mise en place de ressources à assiette locale », précise le communiqué officiel. Les travaux pourraient commencer à la fin du premier semestre 2020 pour se terminer vers 2028. Le projet de Seine-Nord Europe (CSNE) vise à créer une liaison fluviale reliant le bassin de la Seine au nord-ouest de l'Europe, avec un canal de 107 kilomètres reliant Compiègne à Cambrai. Ce qui donnerait naissance à un réseau de 1100 kilomètres de canaux, desservant 200 villes. Les retombées ont été estimées en 2017 par le Conseil économique social et environnemental régional (Ceser) à 45 000 emplois à horizon 2050, sans compter le business induit pour les secteurs du BTP, de la logistique et de l'hôtellerie durant le chantier.
Reste que la région ne doit pas seulement voir passer les péniches entre Paris et le Bénélux. C'est là que le bât blesse.
Pour que les acteurs régionaux bénéficient aussi des retombées d'une telle infrastructure, la Chambre de commerce et d'industrie des Hauts-de-France et le Groupement des entreprises régionales d'intérêt fluvial (Gerif), ont interrogé les entreprises, afin d'orienter le développement des plateformes multimodales et plus largement le développement des sites portuaires et logistiques. Après le financement une autre bataille s'annonce : celle de l'information des entreprises et surtout de la concertation.
Gaëtane Deljurie