Décathlon séduit par Cyclofix, start-up de la réparation de vélo

Le distributeur nordiste Décathlon a investi dans la start-up Cyclofix, pionnier de la réparation de vélo et de trottinette à domicile, créé en 2015 sur le modèle de Doctolib. Le marché connaît un essor inédit.
En l'espace de quatre ans, Cyclofix a réparé plus de 300.000 vélos à Paris, Strasbourg, Bordeaux, Lille, Lyon, et Nantes, comptant 200 réparateurs indépendants. Et n'exclut pas de s'intéresser à d'autres objets de la micro-mobilité, comme le scooter électrique par exemple.
En l'espace de quatre ans, Cyclofix a réparé plus de 300.000 vélos à Paris, Strasbourg, Bordeaux, Lille, Lyon, et Nantes, comptant 200 réparateurs indépendants. Et n'exclut pas de s'intéresser à d'autres objets de la micro-mobilité, comme le scooter électrique par exemple. (Crédits : Cyclofix)

Une demande de réparation multipliée par dix en France : c'est ce qu'a connu Cyclofix depuis la fin du confinement. D'autres facteurs semblent rendre la conjoncture de ce marché encore plus favorable, comme la subvention de l'Etat de 50 euros pour une révision vélo ou la multiplication de pistes cyclables dans la plupart des métropoles... Sans oublier les usines de fabrication qui ont du mal à répondre à la demande.

La dernière bonne nouvelle en date, c'est Décathlon, numéro 1 de la vente de vélos en France, qui vient d'entrer au capital de la start-up parisienne, aux côtés de Via ID, l'incubateur mobilité qui avait déjà injecté un million d'euros en 2017. « Dorénavant, nous allons pouvoir proposer un service de réparation sur mesure, au plus proche du besoin. Le client pourra être dépanné chez lui, sur son lieu de travail ou lors de ces trajets quotidiens », souligne Herman Van Beveren, responsable développement vélo ville chez Décathlon.

Réparation aussi pour la location

Surtout, Cyclofix va s'avérer être un partenaire idéal pour la nouvelle offre Décathlon Rent, qui permet contre un abonnement de 15 euros par mois, de disposer d'un vélo garanti contre le vol et la casse mais aussi dépanné et réparé, en toute mobilité. « Pour nous, c'est une autre manière de consommer du Cyclofit mais aussi un autre canal pour toucher de nouveaux clients », ajoute Stéphane Folliet, general manager de Cyclofix. Un autre partenariat, avec Fnac-Darty cette fois, a donné naissance à un premier atelier Cyclofix au sein du magasin Fnac Ternes à Paris. La start-up va également faciliter l'entretien et le service après-vente de marques comme Angell, Cowboy ou Fuell.

Ces derniers mois, effet Covid-19 ou météo, la petite reine s'est visiblement emparée du cœur des Français. Les chiffres sont assez impressionnants : +34% de passages à vélo en zone urbaine en France par rapport à 2019, selon une étude de Vélo et Territoires, coordinateur du réseau national cyclable. Du coup, c'est toute la filière vélo qui se redynamise, qu'il s'agisse de vente mais aussi d'entretien.

Partenariat gagnant-gagnant

« La mobilité en ville va être transformée, poursuit Stéphane Folliet. Si on veut que les deux-roues aient leurs places, il faut que l'usage soit garanti : on ne doit pas devoir attendre 15 jours à un mois pour obtenir un rendez-vous chez un réparateur, surtout quand on se déplace tous les jours. Cyclofix permet justement d'obtenir une réparation sous 24 à 48 heures ».

 Alexis Zerbib a créé Cyclofix en partant d'un constat : les réparateurs indépendants passaient plus de temps à s'organiser qu'à réparer des vélos et n'arrivaient pas forcément à vivre de leur activité. « Notre proposition de valeur, c'était d'organiser des tournées de réparations de manière efficace », rappelle le general manager. Pour les cyclistes, il suffit de se rendre sur le site internet ou l'application pour obtenir un rendez-vous devant chez soi ou au travail.

Data science

L'algorithme proposé par Cyclofix prend en compte le lieu de l'atelier ou du domicile du réparateur, le rayon possible d'intervention, les compétences comme par exemple changer simplement une chambre à air ou intervenir sur des systèmes électriques. « Grâce à cet outil, le réparateur peut ainsi avoir accès à des clients qui ont du sens pour lui, dans un périmètre géographiquement restreint : l'algorithme brasse tous ses critères et lui permet d'accepter une mission ou pas ».

Cyclofix mène un gros chantier concernant la data science, qui contribue à faire évoluer constamment l'outil. « Comme nous connaissons une très forte augmentation de la demande, notre algorithme devient plus malin. Il nous reste encore à travailler sur des sujets pour mieux embarquer les réparateurs sur notre plateforme ou encore pour faciliter l'accès à la formation à distance quand, aujourd'hui, nous sommes surtout connus pour nous déplacer à domicile », explique-t-il.

En l'espace de quatre ans, Cyclofix a réparé plus de 300.000 vélos à Paris, Strasbourg, Bordeaux, Lille, Lyon, et Nantes, comptant 200 réparateurs indépendants. Et n'exclut pas de s'intéresser à d'autres objets de la micro-mobilité, comme le scooter électrique par exemple. En attendant, la start-up va étendre son maillage en arrivant dans des villes comme Rennes, Orléans, Grenoble, Montpellier ou encore Nice. Cyclofix vise également d'autres villes européennes où la part modale du vélo pour les trajets du quotidien est importante ou en forte croissance, à commencer par la Belgique, l'Allemagne, l'Angleterre, les pays nordiques, les Pays-Bas et l'Espagne.

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