DreamQuark ou l'intelligence artificielle expliquée aux entreprises

 |   |  348  mots
La startup DreamQuark a négocié plusieurs gros contrats auprès des géants du secteur, tel BNP Paribas, et vise désormais l'international.
La startup DreamQuark a négocié plusieurs gros contrats auprès des géants du secteur, tel BNP Paribas, et vise désormais l'international. (Crédits : iStock)
DreamQuark développe une plateforme logicielle d'intelligence artificielle baptisée Brain, pour les secteurs de la banque et de l'assurance. Son argument : rendre intelligibles pour le commun des mortels les décisions prises par les algorithmes via le « deep learning ».

Il ne s'est pas trompé. Lorsque Nicolas Meric a créé son entreprise en 2014, il avait déjà l'intuition que l'on parlerait de plus en plus d'intelligence artificielle. « Nous nous sommes d'abord lancés dans le secteur de la santé mais le marché était moins mature, explique le trentenaire, auteur d'une thèse en physique des particules à l'université Paris-Diderot. Commercialiser l'intelligence artificielle à destination d'un médecin demandait des investissements de départ trop conséquents. »

Qu'à cela ne tienne, la startup installée à Calais a commencé à s'intéresser au secteur de l'assurance (automobile et habitation), des mutuelles et des banques. C'est le jackpot : la startup décroche plusieurs gros contrats, notamment avec BNP Paribas, AG2R La Mondiale, GAN Prévoyance ou le Groupement des Cartes Bancaires CB.

« Le cœur de notre business, c'est d'utiliser les données, avec une technologie auto-apprenante (fondée sur ce qu'on appelle le "machine learning") pour permettre aux entreprises de prendre la meilleure des décisions possibles », poursuit-il. Et ce, dans les domaines aussi bien du marketing, du risque, de la fraude ou de la conformité.

DreamQuark vise l'international

Le petit plus qui fait la différence, c'est que DreamQuark est accessible à tous les novices en data science et que, en outre, elle permet d'expliquer les algorithmes. Par exemple, dans le secteur financier, lorsqu'une banque doit décider d'accorder ou non un crédit, le régulateur va prendre en compte un certain nombre de règles. « Face à la décision, le client a droit à une explication : l'entreprise doit être en mesure de justifier comment elle en est arrivée à adopter telle ou telle position », résume Nicolas Meric.

DreamQuark travaille aujourd'hui à développer sa plateforme en Suisse, en Grande-Bretagne, au Luxembourg et même aux États-Unis. La startup est d'ailleurs entrée dans le programme d'accélération Impact, initié par Business France et Bpifrance, afin de multiplier par huit cette année le chiffre d'affaires de 2018. La startup DreamQuark a négocié plusieurs gros contrats auprès des géants du secteur, tel BNP Paribas, et vise désormais l'international.

Réagir

Votre email ne sera pas affiché publiquement
Tous les champs sont obligatoires

Commentaires
a écrit le 11/04/2019 à 11:14 :
par construction, c'est pas possible
une machine a vector support avec un kernel trick, c'est inexplicable au vulgus pecus
concernant les reseaux de neurones
a la base c'est des black boxes, actuellement en plus ils sont profonds, en multicouches, et comportent differents elements ( convolution, softmax, etc) dedans
c'est encore plus opaque
bon, on peut faire comme lecun, afficher les resultats des couches intermediaires qui n'ont pas de sens, on voit que ca extrait qqch, mais ca ne veut pas dire quoi!

Merci pour votre commentaire. Il sera visible prochainement sous réserve de validation.

 a le à :