Régionales : en Hauts-de-France, Xavier Bertrand réélu avec une large avance

Malgré une abstention record avec 67,30%, le président sortant divers droite Xavier Bertrand a recueilli 52,37% des suffrages exprimés, soit bien mieux que ses 41,42% du premier tour.

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Xavier Bertrand.
Xavier Bertrand. (Crédits : Reuters)

« L'histoire retiendra que par deux fois, ici, sur la terre des Hauts-de-France, fidèle à une certaine idée de la France, le FN a été arrêté et nous l'avons fait fortement reculer », s'est réjoui Xavier Bertrand, peu après la première estimation des résultats à 20 heures.

Même si seulement moins d'un électeur sur trois s'est rendu aux urnes, Xavier Bertrand a totalisé 12 points de plus que dimanche dernier, pour rassembler un peu plus de 708.000 voix (sur 4,2 millions d'inscrits dans la région). Un résultat qui ne s'explique pas mathématiquement par un éventuel report de voix : Laurent Pietraszewski de La République en Marche, candidat disqualifié avec 9,13%, avait appelé dès dimanche dernier à voter pour le président sortant.

« Redresser le pays »

Xavier Bertrand, qui avait décidé de se présenter avec une seule et même liste au premier et au second tour, sans envisager aucune alliance, a donc gagné son pari : gagner sans le retrait de la gauche comme ce fut le cas en 2015 et en faisant reculer l'extrême-droite. Il récolte 110 sièges dans l'hémicycle régional sur 170.

Il entame désormais plus sereinement sa marche vers l'Elysée. « Ce résultat me donne la force d'aller à la rencontre de tous les Français pour redresser notre pays », a-t-il déclaré, en faisant référence à sa candidature annoncée aux prochaines élections présidentielles, en avril prochain. « Pour redresser notre pays, il y a un préalable : le rétablissement de l'ordre et du respect. L'insécurité mine notre République », a-t-il conclu, s'adressant à « cette France qui travaille et ne peut pas joindre les deux bouts ».

Perte de sièges pour le RN

De son côté, Sébastien Chenu, candidat du Rassemblement National, a totalisé 25,65% (soit près de 347.000 voix) soit à peine trois points de plus qu'au premier tour. Le parti d'extrême-droite va perdre des sièges au conseil régional, passant de 54 à 32 élus. Le candidat a-t-il manque de notoriété ? A-t-il été plus touché par l'abstention ? Pour rappel, en 2015, Marine Le Pen avait remporté quasiment trois fois plus de suffrages, avec 42,23%.

« J'invite Mr Bertrand à rester humble, à ne pas fanfaronner », a rétorqué un peu plus tard Sébastien Chenu, qui a reconnu sa défaite, pointant du doigt la mauvaise organisation du scrutin avec les professions de foi non acheminées et des bulletins en nombre insuffisants. « Le rendez-vous a été manqué et la grande perdante, c'est la démocratie », a-t-il commenté.

Karima Delli, qui menait une liste d'Union de gauche (Europe Ecologie Les Verts, Parti Socialiste, Parti Communiste Français, La France Insoumise), remporte 21,98% (environ 297 .000 voix). Elle peut fêter « la grande nouvelle : les écologistes et la gauche sont de retour au conseil régional après six ans d'absence. Et vous verrez, cela va faire la différence », promet la nouvelle élue. La gauche obtient 28 sièges au conseil régional. Il y a six ans, le PS avait fait le choix de se retirer au second tour pour faire barrage au Front National.

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