ePawn fait basculer les jouets dans le monde virtuel

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L'écran ePawn identifie, localise et gère une soixantaine de pièces simultanément sur un écran tactile. © ePawn
L'écran ePawn identifie, localise et gère une soixantaine de pièces simultanément sur un écran tactile. © ePawn (Crédits : ePawn)
La start-up francilienne ouvre une nouvelle voie dans les loisirs en faisant interagir les figurines, pions et autres jouets réels avec des contenus numériques.

Le jouet de demain sera connecté ou ne sera pas ! L'industrie des jeux et jouets s'y prépare avec l'arrivée de nouvelles technologies qui font interagir les mondes virtuels et réels. C'est d'ailleurs ce que propose ePawn (en français, ''pion électronique''). Créée en 2010, cette start-up parisienne a développé une offre constituée d'un côté d'un écran tactile baptisé « ePawn Arena » et de l'autre des puces que l'on intègre dans n'importe quelle figurine ou pion du marché. Raccordé à un PC ou un smartphone, l'écran fait office de plateau de jeu sur lequel les jeux vidéos et autres contenus numériques interagissent avec des pions ou autres objets réels.
« Notre écran tactile peut localiser, identifier et gérer une soixantaine de pièces simultanément », fait valoir le président et cofondateur d'ePawn, Christophe Duteil. Ce grand amateur de jeux vidéos met en avant une autre avancée technologique de son offre : sa capacité à rendre interactifs des écrans de 55 pouces afin d'offrir aux joueurs une grande surface de jeu.

Des fabricants coréens pour produire les fameux écrans interactifs

Diplômé de l'université Paris 6 et ancien cadre de Thales et de Nortel, Christophe Duteil s'est associé à un autre ingénieur, l'inventeur Valentin Lefèvre, un spécialiste de la réalité augmentée et cofondateur de Total Immersion. Ce tandem a convaincu Elaia Partners, société de capital investissement, d'apporter un financement d'un million d'euros pour renforcer l'équipe. L'entreprise qui compte six employés est entrée en négociation avec des fabricants coréens pour produire les fameux écrans interactifs sur lesquels ePawn percevra des redevances. Ces écrans interactifs seront vendus de quelques centaines d'euros à quelques milliers d'euros selon leur taille (de 26 à 55 pouces).
Quant aux figurines et contenus numériques, ils seront réalisés par des fabricants de jouets et des studios de jeux vidéos auxquels la start-up concédera aussi des licences d'exploitation. « Nous réaliserons nos ventes essentiellement à l'international », prévoit le dirigeant de l'entreprise qui a entamé des discussions avec de grands studios de jeux vidéos américains.
Pour l'heure, l'entreprise a déjà démarré la commercialisation de son offre auprès du secteur BtoB, notamment auprès des professionnels du Serious Games et de l'événementiel. Cette année ePawn prévoit de réaliser un chiffre d'affaires de 500 000 euros grâce à la vente d'écrans haut de gamme et de licences de jeux. « Les ventes commenceront à être significatives dès 2014 », prévoit le patron d'ePawn qui espère arriver à la rentabilité en 2015, grâce aux ventes d'écrans et de jeux auprès du grand public.
 

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Commentaires
a écrit le 26/02/2013 à 19:18 :
et aussi dans le même domaine il y a les autres français des éditions Volumiques : http://volumique.com/v2 qui ont déjà des jeux dans le commerce avec l'américain Hasbro.

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