Les Rencontres Patrimoniales à Paris. Construire un patrimoine dans la durée est indispensable

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Frédéric Vernhes, 1er Vice-Président de la Chambre de commerce et d'industrie de région Paris Ile-de-France était l'invité vendredi 26 avril 2013 des Rencontres Patrimoniales La Tribune-La Banque Postale. © DR
Frédéric Vernhes, 1er Vice-Président de la Chambre de commerce et d'industrie de région Paris Ile-de-France était l'invité vendredi 26 avril 2013 des Rencontres Patrimoniales La Tribune-La Banque Postale. © DR (Crédits : DR)
Les Rencontres Patrimoniales organisées par La Tribune et la Banque Postale se tenaient vendredi 26 avril à Paris. L'invité d'honneur, Frédéric Vernhes, premier vice-président de la Chambre de Commerce et d'Industrie de Paris-Ile-de-France a dressé un bilan mi-figue mi-raisin de sa région : si les suppressions d'emplois battent des records historiques, le nombre de défaillances d'entreprises reste à peu près stable. Dans ce contexte lourd de conséquences pour l'économie, les entreprises et la fiscalité, adapter son patrimoine aux dernières évolutions légales est un impératif que l'on ne doit pas négliger.

Les Rencontres patrimoniales organisées par La Tribune et la Banque Postale ont fait escale, vendredi 26 avril, à Paris. L'occasion de faire le point, devant une centaine de participants, sur les dernières nouveautés financières et fiscales afin de mieux gérer son patrimoine et réallouer, le cas échéant, certaines classes d'actifs. Venu, en préambule, faire un bilan micro-économique de la région Paris-Ile-de-France, le premier vice-président de la Chambre de Commerce et d'Industrie (CCI) de Paris-Ile-de-France, Frédéric Vernhes, a commencé par tirer la sonnette d'alarme, avant de préciser quelques éléments rassurants.

En négatif, il est claire que les entreprises de la région sont à la peine et contraintes de se lancer, comme celles de l'ensemble du pays, dans des plans de licenciement. Selon les dernières statistiques relevées par la CCI, il y aurait ainsi aujourd'hui environ 600.000 demandeurs d'emplois sur l'Ile-de-France. Un record absolu régionale, comme celui de même nature constaté à l'échelle nationale. Les fortes pressions fiscales, les incertitudes concernant l'avenir et la compression de la demande ont largement contribué à cette situation, les entreprises ayant en outre beaucoup de mal pour trouver des partenaires financiers ou bancaires disposés à les accompagner dans leurs projets de développement.

 

Triste conjoncture

 

En positif, Frédéric Vernhes a toutefois révélé que malgré cette triste conjoncture et toutes ces difficultés, les taux de défaillances d'entreprises ne grimpaient pas de façon vertigineuse. Ils sont même plutôt stationnaires, soit une assez bonne nouvelle démontrant la capacité des sociétés à s'adapter à leur environnement. Et de préciser que si le secteur automobile, très présent dans la région d'Ile-de-France souffrait beaucoup, ceux du luxe ou du tourisme, résistaient particulièrement bien. Avec en bémol, l'irréductible vigueur, plutôt défavorable à nos entrepreneurs, de l'euro par rapport au billet vert.

A l'échelle macro-économique, les différents indicateurs soufflent, eux aussi, le chaud et le froid comme l'a observé, lors de sa présentation des Rencontres, Pascale Besses-Boumard, chroniqueuse à La Tribune. Elle a rappelé les piètres perspectives de croissance économique des pays de la zone euro (qui devraient même plutôt afficher une récession de l'ordre de 0,2 % en 2013), ainsi que la très lourde pression fiscale de tous les Etats contraints par tous les moyens de résorber un insoutenable endettement. En outre, partout on constate un inquiétant recul de la consommation dans la zone euro du fait des politiques d'austérité mises en place un peu partout.

 

Quels actifs privilégier

 

A l'inverse, Pascale Besses-Boumard a fait valoir que les grandes banques centrales ont pris le problème à bras le corps et entamé des politiques monétaires particulièrement accommodantes, pour permettre à toutes les grandes institutions financières de sortir de l'ornière et aux Etats de s'engager sur la voie des réformes de structure et du redressement de leurs finances publiques. Une bouffée d'oxygène dont ont aussitôt profité les marchés financiers, notamment les indices boursiers pour reprendre de l'altitude après de nombreuses années de marasme. C'est vrai aux Etats-Unis depuis plus de trois ans ; c'est vrai en Europe depuis l'année passée.

Alors, face à ces éléments contradictoires, cette actualité aussi volatile qu'anxiogène, comment adapter son patrimoine, quels actifs privilégier, surtout si l'on est (comme la grande majorité des Français) allergique au risque ? C'est ce à quoi Muriel Bardin, directrice commerciale patrimoniale à la Banque Postale et Joris Picard, ingénieur patrimonial à la Banque Postale également sont venus répondre.

A partir de trois exemples précis, ces responsables ont ainsi passé en revue les solutions les plus pertinentes du moment. Parmi celles-ci, une évaluation détaillée, tout d'abord, de sa situation juridique et fiscale afin de choisir les produits les plus adaptés. Compte tenu d'un contexte fiscal très mouvant et encore susceptible d'évoluer, Joris Picard présente l'assurance-vie comme l'une des enveloppes les plus avantageuses surtout dans une optique de transmission.

 

Un PEA PME en préparation à Bercy

 

L'immobilier physique et papier (via des SCPI, OPCI ou Sicav) ne doit pas être oublié non plus, même si la fiscalité encadrant les plus-values est devenue encore plus contraignante. Pour ceux qui veulent donner un peu plus de dynamisme à leur patrimoine, les actions via notamment un PEA, sont également un vecteur intéressant, surtout dans une optique de long terme. Et ce, en attendant l'arrivée du futur PEA PME en cours de préparation à Bercy et conçu pour relancer l'investissement de long terme dans les petites et moyennes entreprises locales, cotées ou non.

Pour Joris Picard, l'important est d'anticiper et de préparer très longtemps à l'avance la configuration de son patrimoine et la façon dont on veut le transmettre à ses enfants et petits-enfants. Plus cette question aura été élaborée en amont, plus importants seront les avantages fiscaux envisageables.

 

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Commentaires
a écrit le 31/05/2013 à 16:52 :
Quand je suis passé à pied devant les rencontres patrimoniales organisées par La Tribune et la Banque Postale, je me suis mise à genoux et j'ai prié la sainte vierge Marie tellement ce fut extraordinaire.
a écrit le 14/05/2013 à 19:50 :
Banque et Postale : tout un programme !!!
a écrit le 07/05/2013 à 9:02 :
la chasse aux piegons est déjà ouverte ?

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