Cemex ambitionne de faire naviguer le premier pousseur fluvial à hydrogène en 2022
César Armand

Photo d'illustration
Cemex
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Un bateau à zéro émission de CO2, ne rejetant que de l'eau dans la Seine. C'est le pari du cimentier Cemex. Avec la Banque des territoires et EDF, il entend construire un pousseur de barges d'un gabarit standard, équipé de batteries et d'une pile à combustible. L'objectif est que ce cargo navigue à l'hydrogène d'ici à deux ans. Bien sûr, il sera plus cher que les autres. « À titre personnel, j'estime que si c'est deux ou trois fois plus cher, ce sera supportable. Mais si c'est dix ou vingt fois la somme, ce sera compliqué à mettre en œuvre », confie Charles Bessière, responsable du matériel marin chez Cemex.
À l'origine, c'est EDF qui est venu chercher le fabricant de bétons. L'énergéticien récupère déjà la chaleur produite par les incinérateurs de déchets du Grand Paris et fabrique ainsi de l'eau chaude, mais se retrouve en excédent d'énergie. Le pari est donc de créer deux points de ravitaillement, à Issy-les-Moulineaux et à Ivry. La Banque des territoires co-finance, elle, ce projet avec des budgets alloués à la mobilité urbaine.
Avec cette ambition, le cimentier vise une plus grande autonomie de ses bateaux. En l'occurrence, huit heures par jour de navigation avec un temps de recharge compris entre 45 minutes et une heure. Reste toutefois à savoir ce que donnera l'avant-projet sommaire, dont le rendu est prévu pour fin décembre ou début janvier 2020.
Si la faisabilité technique et financière est avérée, « la décision pourrait être prise dans la foulée au premier trimestre 2020 », assure Charles Bessière. La mise en circulation interviendrait alors dès 2022.
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