Le porcelainier Pillivuyt reprend des couleurs, ses assiettes aussi

Guillaume Fischer
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

Pillivuyt
DR

Guillaume Fischer
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

Pillivuyt
DR
Un an de travail aura été nécessaire pour mettre au point le procédé de fabrication de porcelaine colorisée dans les mêmes conditions de qualité et de solidité que la vaisselle blanche classique. En cours de brevetage, cette technique s'appuie sur une cuisson de l'émail (qui donne son aspect brillant à la porcelaine) à moindre température que la pâte, chauffée elle-même jusqu'à 1.380 degrés.
En raison du manque de stabilité de l'émail, synonyme de rebuts importants, Pillivuyt avait dû stopper la vaisselle de couleur depuis 2016. Afin de franchir l'obstacle, l'entreprise berrichonne s'est allouée les services des Émaux de Soyer, spécialiste de l'émail oeuvrant pour l'orfèvrerie de luxe. Consécration des mois d'essais tout au long de 2018, Pillivuyt a présenté en début d'année sa nouvelle collection Gaïa, aux motifs sable et noir, lors des deux rendez-vous incontournables des filières gastronomie et arts de la table, le Syra en janvier à Lyon puis en février le salon Ambiente à Francfort. Outre Gaïa, qui ajoutera la couleur ardoise courant 2019, le nouveau procédé égaiera aussi les autres collections d'assiettes de Pillivuyt.
Cette amélioration de l'offre est l'un des trois leviers de diversification entamée par le porcelainier depuis 2017. Objectif : renforcer sa position sur la porcelaine haut de gamme dans un marché non seulement baissier auprès des consommateurs, mais aussi chahuté par la concurrence des fabricants chinois et des Émirats arabes unis. Pillivuyt (12,3 millions d'euros de chiffre d'affaires en 2018) reste avec les entreprises de Limoges (Bernardaud, et Havilland) et de la Drôme, (Revol), l'un des derniers porcelainiers français de taille critique.
À lire également
Pour tirer son épingle du jeu, la PME berrichonne, qui emploie 180 salariés et a quitté les GMS [grandes et moyennes surfaces, ndlr], s'est concentrée sur les petites séries, personnalisées ou non, ainsi que les services autour des arts de la table.
Guillaume Fischer
Après un mois de grève, les salariés de Dumarey exhortent l'État à trouver un repreneur
Choose France : Boehringer Ingelheim investira un demi-milliard d'euros dans l'Hexagone
Défense : les industriels du Nord-Franche-Comté plaident pour accélérer le réarmement français
Énergie marine : la filière de l'hydrolien suspendue à un arrêté sur le prix de rachat de l'électricité