Les Toulousains débarquent à la grand messe biotech de Boston

 |   |  513  mots
BioBoston. DR
BioBoston. DR
La convention Bio Boston, c'est 4 000 entreprises de biotechnologies du monde entier. Parmi elles Les entreprises du Sicoval (Communauté d'agglomération du sud-est toulousain), Synelvia, GTP Technology, Genticel, Millegen Biotechnologies et Vectalys ont fait le voyage pour passer des accords, développer l'export et prendre le pouls de l'innovation dans ce secteur hautement stratégique.

La convention d'affaires des biotechnologies Bio Boston réunit 4 000 entreprises jusqu'au 21 juin. Trois sociétés, Genticel, Millegen Biotechnologies et Vectalys ont pu s'y rendre. Synelvia et GTP Technology sont représentées par le Sicoval via la chargée de mission biotechnologies de la communauté d'agglomération. « C'est le plus gros salon dédié aux biotechnologies. Il est attendu par de nombreuses sociétés. Il faut y être », assure Séverine Hountondji, business development manager de GTP Technology. Pour Nicolas Amalric, président de Synelvia c'est « la grand-messe américaine pour ce qui est de la R&D et de l'innovation. Toutes les phases de développement du médicament y sont représentées, de la R&D à la phase clinique ».

De la prospection à la signature d'accords de principe

Vectalys, qui produit des vecteurs viraux, participe à la convention d'affaires pour la 1ère fois. « Nous y recherchons des partenariats de distribution avec les Etats-Unis et l'Asie. Cela permet également d'accélérer des discussions en cours avec des distributeurs qui pourraient commercialiser nos produits. Les accords de principe signés là-bas seront significatifs », explique Brigitte Darmon-Mignotte, responsable RH de Vectalys. La société y voit l'opportunité de se développer aux Etats-Unis et en Asie où elle est encore peu présente. « Les Etats-Unis devraient représenter une part importante de notre développement dans les années à venir. Beaucoup d'importantes entreprises pharmaceutiques sont sur place. »
Pour GTP Technology, qui propose des services techniques et scientifiques aux sociétés pharmaceutiques, l'intérêt de Bio Boston se situe dans la prospection. « Nous ne sommes pas sur de la finalisation de contrats, précise Séverine Hountondji, business development manager. Nous avons ciblé des entreprises que l'on ne connaissait pas, pour débuter une relation. D'ailleurs, nous avons eu un premier rendez-vous qui s'avère positif. » Néanmoins, Séverine Hountondji estime que Bio Boston n'est pas forcément adapté à son entreprise et avoue sa préférence pour des salons plus spécialisés.

Amener des chercheurs et des projets à Toulouse

La start-up Synelvia, qui conçoit des procédés qui évaluent l'efficacité des médicaments et des produits dermo-cosmétiques, a prévu 15 rendez-vous d'affaires. « Aujourd'hui, les Etats Unis sortent la tête de l'eau, nous visons les sociétés de biotechnologies émergentes. Les rendez-vous B to B sont un très bon moyen de se faire connaître. Mais il est rare de signer des contrats durant la convention », explique Nicolas Amalric, président de Synelvia. L'intérêt premier pour le chef d'entreprise est de pouvoir évaluer le marché. « Bio Boston nous permet de savoir où l'on se situe par rapport aux autres entreprises dans nos axes de recherche. C'est une image à un instant T du niveau de l'innovation ».
Le Sicoval prospecte aussi dans les allées de la convention d'affaires. « Nous cherchons également des chercheurs et des porteurs de projets étrangers à attirer dans la pépinière Biotech », conclut Alain Sérieys, chargé de la politique économique à la communauté d'agglomération.
 

Réagir

Votre email ne sera pas affiché publiquement
Tous les champs sont obligatoires

Merci pour votre commentaire. Il sera visible prochainement sous réserve de validation.

 a le à :