La Région et GrDF s'unissent pour développer la filière biogaz en Midi-Pyrénées

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Malgré les bénéfices de la méthanisation, Midi-Pyrénées compte à ce jour seulement 17 installations biogaz © photo Jürgen Fälchle/Fotolia
Malgré les bénéfices de la méthanisation, Midi-Pyrénées compte à ce jour seulement 17 installations biogaz © photo Jürgen Fälchle/Fotolia (Crédits : Jürgen Fälchle/Fotolia)
Lutter contre la précarité énergétique et accélérer le développement des énergies renouvelables : c'est l'objectif de la convention qui vient d'être signée entre Martin Malvy et Patrick Corbin, directeur Sud-Ouest de GrDF alors que se tenaient à Toulouse les 1res rencontres dédiées à la filière biogaz en Midi-Pyrénées.

Midi-Pyrénées possède un fort potentiel de développement d'unités de méthanisation de par l'importance de son secteur agricole et agroalimentaire. En effet, pour rappel, le biométhane (qui compose le biogaz, ou gaz naturel) est obtenu grâce à la fermentation de déchets organiques (la méthanisation). C'est une énergie propre dont les avantages sont évidents : "C'est écologique, car le procédé utilise des déchets organiques (issus de l'agriculture ou de l'industrie agroalimentaire), et c'est économique car cela évite des frais de mise en décharge", expose Thierry Gless, directeur Territoires et Développement à GrDF Sud-Ouest. Malgré les bénéfices de la méthanisation, Midi-Pyrénées compte à ce jour seulement 17 installations biogaz.
"Une installation biogaz est un projet complexe, nécessitant un montage relativement long (étude de faisabilité, étude de projet, consultation des entreprises, construction, mise en exploitation, etc.) de l'ordre de 3 à 4 années", explique l'ARPE, l'agence régionale du développement durable. "D'après nos estimations, le potentiel de production du biogaz en Midi-Pyrénées pourrait atteindre jusqu'à 2200 GWh par an en Midi-Pyrénées, soit l'équivalent d'1/4 de la consommation de gaz (résidentiel et tertiaire)
Et si ce potentiel était utilisé, cela permettrait d'éviter l'utilisation de 200 millions de litres de fuel, tout en créant au moins 1 000 emplois directs. Partant de ce constat, 16 zones ont été identifiées pour le développement de démarches collectives-territoriales" a déclaré Martin Malvy.

Structurer la filière biogaz

C'est pour organiser la filière et accélérer le développement des énergies vertes que la Région et GrDF ont signé une convention sur 3 ans. Elle engage la collectivité à répertorier les endroits les plus propices à l'installation d'une unité de méthanisation, et l'entreprise à vérifier la qualité du gaz produit et sa possible injection dans les réseaux existants. "Il est nécessaire de donner plus de visibilité à la filière pour qu'elle soit viable", considère Thierry Gless.
Selon le directeur territoires et développement à GrDF Sud-Ouest, "GrDF n'a aucun intérêt économique dans ce projet mais nous sommes une entreprise française. Il est important pour nous que du gaz français soit distribué par nos réseaux plutôt que du gaz importé." Par ailleurs, la production de biogaz en France permet de lutter contre l'incertitude sur les prix. Et les initiatives se multiplient selon l'ARPE : "22 opérations ont été financées et 75 sont en cours d'étude". Dans le cadre de son plan Midi-Pyrénées Energies 2011-2020, doté de 300 millions d'euros, la Région Midi-Pyrénées a lancé un dispositif « Biogaz 2011-2014 », afin d'identifier et de soutenir des projets durables et de qualité autour de la méthanisation.

Lutter contre la précarité énergétique

La convention signée entre la Région et GrDF comprend un autre volet, portant sur la lutte contre la précarité énergétique. De son côté, la Région poursuit l'opération « éco-chèque logement » qui doit permettre de réhabiliter 70.000 logements en 10 ans. À ce jour, 1.548 éco-chèques ont été attribués représentant un budget de plus de 2,3 millions d'euros. GrDF pour sa part s'engage à proposer l'éco-chèque à ses clients, "ainsi que des solutions intéressantes de financement pour le remplacement des chaudières par exemple", explique Thierry Gless.
Pour le directeur Territoires et Développement à GrDF Sud-Ouest, se chauffer au gaz reste une bonne affaire, malgré l'augmentation prévue du prix de cette énergie : "Pour une maison de 100m2 chauffée au gaz, une famille de 4 personnes va dépenser 1.050 euros par an. Il faut compter 1.500 euros pour une maison chauffée à l'électricité ou au fioul", selon le spécialiste qui cite les chiffres du ministère de l'Écologie et du développement durable.
 

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Commentaires
a écrit le 14/12/2012 à 17:49 :
Le rythme des énormités devient tel qu'on ne sait plus où donner de la tête. J'invite les lecteurs à méditer sur la phrase suivante : "GrDF n'a aucun intérêt économique dans ce projet mais nous sommes une entreprise française. Il est important pour nous que du gaz français soit distribué par nos réseaux plutôt que du gaz importé."

Traduction : le biogaz, dont les avantages sont "évidents", n'est en fait pas du tout rentable (il faudra qu'on m'explique le sens du mot "évident" mais passons). Alors pour satisfaire les écolos-cocoricos, on va encore jeter l'argent du contribuable par les fenêtres pour favoriser une filière qui n'aurait nullement besoin que l'Etat s'en occupe si elle était réellement avantageuse. Bref, on va répéter encore une fois la gabegie du solaire, de l'éolien, etc. Mais comme toujours, les signataires de ces folies n'engagent pas leurs propres deniers.
a écrit le 14/12/2012 à 17:08 :
Je suis certain que les ecolos gaichistes vont encore trouver quelque chose à dire, les cuves sont elles bien etanches ? pollution des sols etc.. etc.. je fais confiance à leur imagination débordante .

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