Jean-Louis Borloo : "Toulouse est une priorité absolue pour l'UDI aux municipales"

 |  | 446 mots
Lecture 2 min.
Jean-Louis Borloo et Christine de Veyrac, cheffe de file de l'UDI à Toulouse © photo Rémi Benoit
Jean-Louis Borloo et Christine de Veyrac, cheffe de file de l'UDI à Toulouse © photo Rémi Benoit (Crédits : Rémi Benoît)
Jean-Louis Borloo était jeudi 17 janvier à Toulouse. Après une réunion publique rassemblant 400 sympathisants, le président de l'UDI était l'invité du Club de décideurs toulousains Capitolium. L'ancien ministre UMP évoque la future campagne pour les municipales et dénonce les choix économiques du gouvernement. Interview.

La ville de Toulouse est-elle un objectif important pour les municipales de 2014 ?

Toulouse est une priorité absolue pour l'UDI aux municipales. Toulouse fait partie des villes à reconquérir tout comme Strasbourg, Amiens, Caen ou Rouen. Toulouse doit devenir une ville UDI et cette victoire dans un an doit être le début de la reconquête dans cette région. Il nous faut rebâtir une équipe pour les régionales, les cantonales, les sénatoriales, les européennes.

La droite a-t-elle une chance de gagner si elle ne propose pas de liste commune au premier tour ? Y aura-t-il une liste UDI ?

Notre rêve est d'avoir un maire UDI. Nous travaillons depuis trois mois sur un projet UDI. Nous avons une cheffe de file en la personne de Christine de Veyrac. Ensuite il y aura un débat. Une partie de l'UMP a une sensibilité centriste. Et si chacun revenait à sa cohérence, si nous avons la meilleure équipe, il est normal que nous ayons le leadership. Nous serons très heureux que nos amis de l'UMP nous rejoignent. Je répète que l'UMP n'est pas notre ennemi. Mais que voulez-vous, on ne peut pas demander à un parti dont la famille politique a servi la ville pendant 37 ans d'être absent des échéances prochaines.

Pourquoi Toulouse serait plus UDI qu'UMP ?

Nous sommes dans une ville UDI. Toulouse, c'est en réalité 37 ans d'UDI et j'aimerais que le mandat actuel soit une parenthèse. Nous avons la puissance du positionnement et la puissance de l'histoire. L'UDI est une formation politique libérale, sociale, écologiste et européenne. J'ai croisé des Toulousains manifestement très déçus par le mandat actuel. Il est temps de tourner la page. Il faut le faire proprement, avec grandeur et humanisme. Il y a 30 ans, Toulouse représentait la modernité, la tempérance et l'avenir. Aujourd'hui, en dehors d'EADS, Toulouse a quasiment la notoriété de Châtellerault ! On n'entend plus la petite musique de Toulouse.

Est-il possible d'inverser la courbe du chômage d'ici un an comme le souhaite François Hollande ?

Je partage l'ambition du gouvernement et j'ai très envie que ça marche mais je regrette les décisions qui ont été prises. Je suis sceptique. Il y a aujourd'hui des leviers sur lesquels pourraient s'appuyer le gouvernement et il ne le fait pas : le logement, le services à la personne et la transition énergétique. Le programme de logement est totalement à l'arrêt (avec -23% de mises en chantier en janvier), les services à la personne sont abandonnés et la transition énergétique a été rangée sur l'étagère des politiciens. Je suis inquiet.

 

Réagir

Votre email ne sera pas affiché publiquement
Tous les champs sont obligatoires

Commentaires
a écrit le 19/01/2013 à 13:51 :
Le bla-bla habituel des hommes politiques qui ne savent rien faire d'autre... Toulouse a été dirigée successivement par Pierre Baudis (UDF), Dominique Baudis son fils (UDF), Douste-Blazy (UDF, UMP, bref veste ultra réversible) et Moudenc (UMP). Avec toute l'objectivité dont on peut être capable dans de pareilles analyses, on constate factuellement que les périodes Baudis père et fils ont été fantastiques pour cette ville assoupie après plusieurs municipalités socialistes. A leur décharge, il faut dire quand même que, à cette époque ou la décentralisation n'existait pas, toutes les décisions de développement des territoires étaient prises à Paris qui favorisait, parfois outrageusement, les municipalités du même bord que le gouvernement. Le départ de Baudis fils a marqué un tournant dans la gestion de la ville. Ses successeurs se sont montrés d'un amateurisme aussi inattendu que dévastateur : plus de cohérence dans les programmes, dégradation de certains services en particulier celui de l'entretien des voiries, etc... et la victoire de l'équipe socialiste aux affaires actuellement était tout à fait prévisible. Celle-ci met en oeuvre un programme ambitieux en matière d'urbanisme et de transports en commun qui fait de la ville un gigantesque chantier. En 2014, les urnes parleront. N'en déplaise à Borloo, une ville n'est pas ceci ou cela ; c'est un ensemble de citoyens responsables et autonomes qui jugent en âme et conscience du bulletin qu'ils mettent dans l'urne.
Réponse de le 19/01/2013 à 16:03 :
je suis pas d'accord avec la politique mais je donne carte blanche a Borloo car ses un homme vrai près du peuple

Merci pour votre commentaire. Il sera visible prochainement sous réserve de validation.

 a le à :