Economie sociale et solidaire : Envie 2E Nord anticipe le recyclage du mobilier

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Brevetée, sa solution permet de séparer la dalle et d’y récupérer l’indium ainsi que les cristaux liquides. © Envie 2E Nord
Brevetée, sa solution permet de séparer la dalle et d’y récupérer l’indium ainsi que les cristaux liquides. © Envie 2E Nord (Crédits : Envie 2E Nord)
Cette entreprise de réinsertion a démarré son activité en trouvant des solutions par anticipation aux besoins de recyclage des téléviseurs et des réfrigérateurs usagés. Aujourd’hui, elle se lance dans la valorisation des écrans plats et étudie celle des meubles en fin de vie.

Si elle n'avait pas anticipé la directive européenne de 2006 qui a imposé le recyclage des déchets d'équipements électriques et électroniques, Envie 2E Nord n'aurait sans doute pas réussi à s'imposer. Ce marché est en effet largement dominé par des poids lourds tels que Sita ou Veolia Propreté. Une anticipation qui lui a valu d'être la première société à se doter, en 2008, d'une ligne de déconstruction et de broyage de réfrigérateurs et de congélateurs.

Aujourd'hui, cette entreprise de l'économie sociale et solidaire emploie 216 salariés dont une centaine en insertion pour 111 équivalents temps plein. En 2012 elle a réalisé plus de 10 millions d'euros de chiffre d'affaires.

Pour autant, cette belle réussite ne saurait se poursuivre sans de nouvelles innovations. Ainsi, alors que le recyclage des écrans plats pose problème, de même que celui des meubles, pour Envie 2E Nord ce sont là de réelles opportunités. Après avoir travaillé en R&D de 2010 à 2012 en collaboration avec Arc International et des laboratoires de la région, Envie 2E s'apprête déjà à construire une ligne pilote de démantèlement et de valorisation de ces écrans.

Brevetée, sa solution permet de séparer la dalle et d'y récupérer l'indium ainsi que les cristaux liquides. « Nous recherchons de nouvelles technologies et voies de valorisation. Mais contrairement à nos concurrents qui n'ont pas cette exigence, nous veillons à limiter la mécanisation au profit des opérations manuelles, afin de garantir un maximum d'emplois tout en ayant un modèle économique viable », explique Antoine Bucher, directeur de la communication et du développement d'Envie 2E.

 

Le recyclage des panneaux de particules à l'étude

 

C'est dans cet état d'esprit que l'entreprise d'insertion étudie également depuis un an le recyclage des panneaux de particules récupérés sur les meubles usagés. Elle le fait en partenariat avec plusieurs entreprises et laboratoires de la région dans le cadre d'un projet de recherche financé par le FUI (Fonds unique interministériel) à hauteur de 2 millions d'euros.

L'éco-organisme Valdelia créé par des fabricants de mobilier professionnel pour répondre à la réglementation du Grenelle 2 l'a déjà retenu comme collecteur et recycleur sur le Nord-Pas-de-Calais, avec Sita. « Mais il faudra attendre la fin de nos travaux de recherche pour voir comment lancer une filière de valorisation des panneaux de particules », précise Antoine Boucher.

 

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