Innobiochips réinvente le diagnostic médical

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La start-up vise d’abord les besoins liés aux transplantations d’organes, puis ceux de la cancérologie et des infections virales. © Innobiochips
La start-up vise d’abord les besoins liés aux transplantations d’organes, puis ceux de la cancérologie et des infections virales. © Innobiochips (Crédits : Innobiochips)
Basée sur l’analyse colorimétrique de biopuces imprimées sur des microplaques, la technologie de cette jeune entreprise permet d’effectuer en une seule opération automatisée jusqu’à 200 analyses biologiques. Sa commercialisation est pour début 2014.

Créée en 2008 par Christophe Olivier, docteur en chimie des biomolécules et Vianney Souplet, docteur en biologie, Innobiochips vient de lever 600 000 euros pour lancer la production à grande échelle de son dispositif d'analyses biologiques miniatures, avec une commercialisation programmée pour début 2014. « Nous visons en premier lieu les besoins liés aux transplantations d'organes. Les analyses de compatibilité y sont compliquées. Notre kit de diagnostics va les rendre bien plus rapides », avance Vianney Souplet. L'entreprise adressera ensuite bien d'autres marchés comme ceux de la cancérologie et des infections virales.

Analyses médicales

Baptisée SirYus, la technologie d'Innobiochips est basée sur l'implantation de biopuces au fond des 96 puits présents dans les plaques standard en plastique utilisées par les laboratoires d'analyses médicales. Il suffit de déposer dans chacun de ses sortes de minuscules tubes à essai un échantillon biologique de la taille d'une goutte de pluie et d'analyser ensuite à l'aide d'un lecteur colorimétrique les points de couleurs qui y apparaissent. Chaque point correspond à un test de diagnostic. Il y en a jusqu'à 200 par puits.

Réduction du temps-machine

« Par rapport aux modes d'analyse actuels utilisées dans les laboratoires, notre solution réduit par quatre environ les temps des machines, les réactifs et les consommables ainsi que la main d'œuvre », précise Vianney Souplet. Il existe bien une technologie concurrente capable d'effectuer jusqu'à 150 analyses différentes sur un seul échantillon. Elle vient des Etats Unis. « Mais contrairement à la nôtre, elle n'est pas automatisable », affirme Vianney Souplet.

Installée à Lille dans les locaux de l'Institut Pasteur, Innobiochips emploie huit personnes et compte réaliser un chiffre d'affaires de 3,5 millions d'euros d'ici 2016. Elle a bénéficié du soutien du Conseil Régional, de Lille Métropole et du fonds d'amorçage Inovam. Elle s'est également financée en participant à des programmes de recherche européens et en poursuit certains. Car pour cette start-up, se lancer dans la production ne veut pas dire quitter la recherche.

 

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