Hervé Morin dégaine un plan de relance à 500 millions
Nathalie Jourdan, à Rouen
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Hervé Morin.
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Hervé Morin.
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Fallait-il y voir un message subliminal ? C'est face à un mur d'escalade, dans un gymnase, que le patron de l'exécutif de la Région a choisi de dévoiler le contenu du plan de relance sur lequel ses services ont phosphoré pendant l'été après avoir sondé les coeurs d'un bon millier de dirigeants. Sur les chaises des invités maintenus à bonne distance, un document de 34 pages récapitule la quarantaine de mesures de cette nouvelle feuille de route marquée du sceau de la crise. " Les temps sont durs, il va falloir que nous nous serrions les coudes " lance Hervé Morin à la salle, en guise de préambule.
Gros motif d'inquiétude : l'activité industrielle, qui ici pèse 23 % du PIB et nourrit plus d'un salarié sur cinq. Elle a décroché de huit points au cours des six premiers mois de l'année, trois de plus qu'au niveau national. Quant à l'emploi salarié qui affichait une tendance haussière depuis 2017, il s'est effondré dès le premier trimestre jusqu'à connaître une baisse historique. Aussi, le plan de relance poursuit-il un double objectif : " sauver ce qui peut l'être et accélérer les mutations ".
En clair, il s'agit autant de panser les plaies en prolongeant les mesures d'urgence adoptées dès le confinement (soutien à la trésorerie, report des échéances de prêts, aides aux secteurs touristique, sportif et culturel...) que de créer les conditions de la reprise.
Première priorité sur le plan économique : restaurer les capitaux propres des PME et ETI dont les fondamentaux étaient solides avant la crise mais aussi prévenir d'éventuelles cessions à des investisseurs pressés d'entrer comme de sortir. Cela passera notamment par la création de plusieurs nouveaux instruments financiers originaux "dans la logique d'un retour à meilleure fortune" souligne Alexandre Wahl, directeur de l'Agence de développement de la Normandie.
Citons un fonds de rebond en association avec les grandes banques mutualistes de la place -Crédit Agricole et Caisse d'Epargne- et un dispositif d'intervention en quasi fonds propres qui doit permettre de ré-échelonner le PGE sur le long terme sans impacter la notation Banque de France.
Nathalie Jourdan, à Rouen
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