Laporte, fournisseur officiel des JO de 2012

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Photo © Laporte Ball-Trap
Photo © Laporte Ball-Trap
Le groupe basé à Biot, près d'Antibes, spécialisé dans la fabrication de lanceurs et cibles pour ball-trap, a signé pour une septième participation à la compétition suprême.

Certains titres augurent des retombées plus florissantes que d'autres. Celui de "fournisseur officiel des Jeux Olympiques" offre un avantage indéniable surtout quand l'histoire se répète. Après Rome, Tokyo, Montréal, Moscou, Athènes et Pékin, la PME familiale, basée à Biot près d'Antibes et fondée en 1927, s'apprête à signer avec Londres sa 7ème participation aux JO. "Une telle visibilité dope les carnets de commandes et fidélise la clientèle existante, reconnaît Frédéric Laporte, directeur marketing et arrière petit-fils du fondateur, Émile Laporte. Nous pouvons en témoigner par expérience".
 
L'entreprise était pourtant en concurrence avec des Britanniques, "ce qui aurait pu jouer en notre défaveur ", précise le directeur, qui tait la valeur de ce contrat. Avantage, et non des moindres, le groupe azuréen peut s'enorgueillir d'avoir été fournisseur officiel de la famille royale, statut qui lui vaut la prestigieuse décoration du "Royal Warrant". L'une de ses usines est d'ailleurs située au Nord de la Grande-Bretagne.

 "Notre capacité de production s'élève chaque année à quelque 250 millions de cibles fabriquées à l'échelle industrielle et 3 000 lanceurs montés à la main, détaille le directeur marketing. Nos produits sortent de notre filiale anglaise, mais aussi de nos sites de Biot et Formerie dans l'Oise".

500 000 euros investis chanque année en recherche et développement
 
La commande signée pour les JO de 2012 porte sur une centaine de machines automatiques et 200 000 cibles. Réalisant 80% de son chiffre d'affaires à l'export, le groupe s'appuie sur un réseau d'agents de distribution et compte un portefeuille de 2 500 clients, répartis dans près de 80 pays. Actuellement dans sa ligne de mire : "des marchés incontournables comme la Chine et le Moyen-Orient".
Après avoir commercialisé des plateaux flash, facilitant l'arbitrage en diffusant un nuage de poudre coloré lorsqu'ils se brisent, Laporte tente désormais d'imposer "le ball-trap à l'arc". "Le tireur ne vise plus un pigeon d'argile, mais une cible en mousse avec une flèche", explique le chef du service marketing.
Une nouvelle division, baptisée "Laporte Archery", a récemment été créée. Grâce à cette variante de la discipline traditionnelle, le groupe, qui investit chaque année 500 000 euros  en R&D, pourrait conquérir un public moins élitiste et actionner du même fait un nouveau levier de croissance.
 

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