Orolia décroche un nouveau contrat avec Galileo

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Jean Yves Courtois, PDG d'Oriola. DR
Jean Yves Courtois, PDG d'Oriola. DR
Le groupe Orolia, spécialisé dans les équipements et systèmes GPS pour les applications de positionnement, de navigation et de timing les plus critiques, a été retenu pour fournir le dernier lot des horloges atomiques qui équiperont les satellites du système européen de navigation Galileo. Un contrat de 14 M€.

Jean-Yves Courtois, P-d.g de ce groupe de hautes technologies basé à Sophia Antipolis, a profité de la tribune du Club Entreprises CCI Nice Côte d'Azur / La Tribune, pour annoncer que l'une de ses filiales, SpectraTime, avait été une nouvelle fois retenue pour fournir le deuxième et dernier lot : soit 8 nouveaux satellites Galileo. Un contrat réalisé en partenariat avec Astrium et Selex Galileo. "Grâce à ce nouveau contrat, nous serons d'ici quelques années la première société au monde pour le nombre d'horloges atomiques actives dans l'espace, dont 72 pour le seul système Galileo", a-t-il précisé.


Les horloges atomiques les plus précises au monde


Seules trois sociétés au monde seraient actuellement compétentes pour fournir ces éléments clés des systèmes satellitaires. Utilisées pour mesurer le temps de propagation des signaux radiofréquences des satellites vers la Terre, "ces horloges sont les plus précises au monde, dix millions de fois plus stables qu'une montre à quartz, de l'ordre du milliardième de seconde près". Si les horloges atomiques - un des tout premiers produits développé par la société - contribuent aujourd'hui à un quart de son chiffre d'affaires et a permis de la positionner comme un fournisseur majeur d'équipements de haut niveau dans le domaine du temps précis, son avenir est ailleurs. "Il est dans les applications de positionnement, nous confie Jean-Yves Courtois. La prochaine étape, celle qui est en cours, est de développer des solutions et systèmes de géolocalisation et de navigation qui permettent de s'affranchir des distances. Les applications concernent de nombreux secteurs parce que ces solutions répondent à de multiples problématiques, de la sécurité (suivi des bateaux ou des personnes sur des plates-formes offshore...), de l'environnement (suivi des nappes de pollution), de l'industrie ..."


11,7% du chiffre d'affaires pour la recherche


Orolia a déjà commencé à ?uvrer dans ce sens avec notamment l'acquisition, de compétences dans le domaine des balises de détresse. Après les rachats de Kannad et de McMurdo en 2009, elle a mis la main l'an dernier sur Sarbe, une division du groupe américain Digital Angel, implantée à Londres, laquelle a doté Orolia de la gamme de balises de détresse (air, mer, terre et militaire) la plus large au monde. Pour assurer l'acte III de son développement, celle qui fait partie du club, très fermé en France des ETI (300 personnes, 58 millions en 2011 dont 11,7% consacrés à la recherche, prévisionnel de 64 millions en 2012,), se dit "en mesure d'orienter 1 million en R&D pendant un à deux ans".

Et pour aller plus vite dans l'acquisition des briques technologiques nécessaires, le groupe de Sophia Antipolis, coté sur le marché Alternext, va poursuivre ses emplettes. Elle a déjà identifié quelques entreprises clés et gage "sur une concrétisation dans les 12 mois qui viennent". Depuis 2007, Orolia a avalé une dizaine de sociétés. "Notre performance financière est telle que nous sommes capables de les financer par la dette, la capitalisation intervenant en dernier recours", conclut cet ancien de Polytechnique et de Normale Sup.
 

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