La joaillerie de la Côte d'Azur s'offre des diplômes sur le luxe

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Un atelier gemme de l'ING
Un atelier gemme de l'ING
Alors que l'Institut national de la gemmologie annonce l'ouverture à Nice d'un Bachelor "négociateur d'objets de luxe option joaillerie" dès septembre prochain, le secteur, lui, continue de croître et affiche au niveau national un chiffre d'affaires de 2 milliards d'euros en 2011. 3 % de plus qu'en 2010

L'ouverture en janvier 2011 d'une antenne de l'Institut National de la Gemmologie en plein centre de Nice avait déjà mis le secteur sous les feux des projecteurs. Dix-huit mois plus tard, l'Ing, dirigée par Claude Vivier Le Got, annonce l'ouverture d'une 3ème année, un Bachelor négociateur d'objets de luxe option joaillerie. Une formation complémentaire pour répondre à la demande du marché et à la spécificité de la Côte d'Azur.
Nice et Monaco, avec Paris, "sont les deux places fortes" pour la joaillerie, rappelle Claude Viver Le Got. Et ce n'est pas l'installation toute récente de Tiffany & Co qui va le contredire. "Ce Bachelor permet de répondre aux besoins des professionnels du secteur, soucieux d'avoir du personnel qualifié sur place. Le marché de la joaillerie demande beaucoup de relationnel, mais aussi beaucoup de références. C'est un métier sensible et il nous faut bien connaître en amont les personnes susceptibles d'être embauchées". Cette 3ème année peut prolonger les deux premières - qui elles permettent de connaître les pierres, les métaux, les diamants, les techniques de réparation, mais aussi de préparer à la création de bijoux - soit se faire directement après équivalence avec d'autres formations.


L'arrivée de Tiffany renforce le secteur

Naturellement, l'Ing interprète l'arrivée de Tiffany & Co à Nice comme un renforcement du marché de la joaillerie dans le Sud. "Cela confirme la création du Bachelor à Nice, une formation qui existe également à Paris et Lyon. Ce serait une erreur de vouloir former ici des scientifiques, il faut au contraire former des personnes capables de travailler sur le marché". Chaque année, l'Institut forme 600 personnes, dont les débouchés les mènent soit vers le marché du bijou d'occasion, soit vers la création soit encore vers la vente ou le tri de pierres.


Un partenariat avec la joaillerie chinoise


"Les étudiants viennent du monde entier. Nous sommes les seuls en France et le seul enseignement francophone. Nous avons également créé un partenariat avec la plus grande école de joaillerie de Chine, basée à Wuhan". Dernièrement, c'est une délégation birmane qui a visité l'école et qui s'est également rendue à Monaco. Si le marché de la petite joaillerie souffre de la crise, la joaillerie demeure "une valeur de placement, ce qu'elle a toujours été. Il n'y a qu'à voir la courbe du prix de l'or". Quant à la haute joaillerie, "les personnes fortunées ont davantage investi mais car c'est aussi une façon d'effectuer un placement". Le chiffre d'affaires de l'horlogerie a été de 290 millions en 2011 alors que celui de la bijouterie-joaillerie-orfèvrerie totalise 1,707 milliard, dont 1,396 milliard pour la bijouterie-joaillerie.
 

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