Logiciels : CoRisk développe une application qui prévient des séismes

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QuakeShare s'appuie sur les ondes P qui sont les premières vibrations annonçant un séisme. L'application va alors déclencher une alerte, donnant à la personne un laps de temps pour réagir. 75 % des gens ne bougent pas lors des premières secousses car celles-ci perturbent la sensation de gravité, explique le PDG de cette start-up. © DR
QuakeShare "s'appuie sur les ondes P qui sont les premières vibrations annonçant un séisme. L'application va alors déclencher une alerte, donnant à la personne un laps de temps pour réagir. 75 % des gens ne bougent pas lors des premières secousses car celles-ci perturbent la sensation de gravité", explique le PDG de cette start-up. © DR (Crédits : DR)
Baptisée QuakeShare, cette solution alerte de la survenue imminente d'un tremblement de terre tout en devenant balise de détresse après les secousses sismiques.

Qui mieux qu'un spécialiste de l'humanitaire d'urgence pour inventer une solution capable de prévenir des tremblements de terre en temps réel ? Consultant international en stratégie opérationnelle, Pierre-Marie Sarant crée CoRisk International en 2000 en Guadeloupe, entreprise spécialisée dans l'accompagnement des risques majeurs.
C'est après le tremblement de terre de L'Aquila, en Italie en 2009 que celui qui se décrit lui-même comme un "trublion qui essaie de faire des choses", se rapproche de la technopole de Sophia-Antipolis, réputée pour son savoir-faire en NTIC, afin de développer une application capable de prévenir des tremblements de terre. Il s'y installe dès 2012, après avoir été lauréat régional du concours Galileo Masters (qui récompense les projets du domaine des applications satellitaires).
Techniquement, QuakeShare "s'appuie sur les ondes P qui sont les premières vibrations annonçant un séisme. L'application va alors déclencher une alerte, donnant à la personne un laps de temps pour réagir. 75 % des gens ne bougent pas lors des premières secousses car celles-ci perturbent la sensation de gravité", explique le PDG de cette start-up de deux salariés qui a enregistré un CA 2012 de 165 000 euros. "Après la phase sismique, le smartphone ou la tablette se transforment alors en balise de détresse, envoient des données de positionnement, ce qui permet une meilleure coordination des différents organismes de secours".

La PME cherche 360 000 euros

Aujourd'hui le premier prototype de QuakeShare est en cours de finalisation et devrait être disponible en fin d'année. Certains verrous technologiques - que Pierre-Marie Sarant préfère taire - sont en train d'être supprimés. Pour financer cette phase de développement, CoRisk cherche à lever 360 000 euros et à réunir "des clients-entreprises désireux de collaborer au projet".
La clientèle visée, ce sont autant les particuliers que les entreprises "qui possèdent des bureaux, des usines ou des commerces dans les zones à risque". L'objectif annoncé est d'équiper un million de smartphones dans les douze mois suivant la mise sur le marché.
 

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