Santé : Graftys cherche un partenaire industriel pour son ciment injectable qui répare les os malades

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Plusieurs des gammes des ciments de Graftys ont obtenu les agréments CE et FDA (les États-Unis représentent 50 % du marché mondial). Ils sont commercialisées dans 30 pays grâce à des accords de distribution les géants mondiaux du secteur (dont Smith & Nephew). © Graftys
Plusieurs des gammes des ciments de Graftys ont obtenu les agréments CE et FDA (les États-Unis représentent 50 % du marché mondial). Ils sont commercialisées dans 30 pays grâce à des accords de distribution les géants mondiaux du secteur (dont Smith & Nephew). © Graftys (Crédits : Graftys)
La PME conçoit, fabrique et commercialise une gamme de comblements osseux pour les os fragilisés par un traumatisme ou une pathologie. A présent, elle souhaite passer à la vitesse supérieure et a mandaté Kempen & Co pour trouver 10 millions d'euros et un partenaire.

Créée en septembre 2005 à Aix-en-Provence, Graftys est à l'origine d'une technologie destinée à prévenir les factures dues à l'ostéoporose. La société (CA de 3,5 millions d'euros en 2012, 29 personnes) est partie du phosphate de calcium de synthèse utilisé en médicament et a élaboré un ciment avec une technique pour l'injecter directement au c?ur des os à réparer avec un système d'administration simple et sécurisant via une seringue.
"Le ciment est injecté sous forme liquide, il va se durcir en quelques heures et se résorber pour laisser la place à un os reconstitué grâce à l'action du principe actif", explique l'un des quatre co-fondateurs de Graftys, Alain Valet. Lui et Jean-Marc Ferrier (deux anciens dirigeants du groupe Zimmer, leader mondial des prothèses orthopédiques), ont créé la société avec Aurélien Valet (le fils d'Alain) et Jean-Michel Bouler (chercheur à l'Inserm spécialisé dans les substituts osseux synthétiques).
Quelque 100 millions de personnes dans les pays industrialisés sont actuellement concernés par la pathologie pour laquelle les dépenses de santé sont estimées à 150 milliards d'euros par an. Actuellement, les patients sont traités de façon systémique "sans aucune action de reconstitution".

Une pâte pour des réparations massives

Depuis sa création, Graftys a déposé 8 brevets (dont un seul est commercialisé), détenus en copropriété avec la recherche académique (INSERM, CNRS, ANR, Universités), qui lui permet de proposer plusieurs solutions cliniques aux chirurgiens en orthopédie, en traumatologie, du rachis et maxillo-facial. Le dernier brevet déposé concerne une solution sous la forme "de granules très fines mêlées à du sang prélevé au patient pour former une pâte qui peut être utilisée pour des réparations massives, bien au-delà de la simple injection localisée", précise Alain Valet. Les études cliniques devraient démarrer en septembre.
Pour assurer le financement de leurs recherches, générer immédiatement du cash mais aussi se familiariser à la gestion d'un outil de production, les cofondateurs ont construit parallèlement une gamme de produits génériques et ont investi dans un outil de production implanté dans la zone d'activité d'Aix-les-Milles. Plusieurs des gammes, qui ont obtenu les agréments CE et FDA (les États-Unis représentent 50 % du marché mondial), sont commercialisées dans 30 pays grâce à des accords de distribution les géants mondiaux du secteur (dont Smith & Nephew).
Depuis sa création, la spécialiste a levé près de 10 millions d'euros en trois tours de table et vient de mandater Kempen & Co pour trouver un partenaire industriel et quelque 10 millions d'euros pour financer ses prochaines phases de R&D.
 

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Commentaires
a écrit le 18/07/2013 à 9:20 :
N'en parlez pas à montebourde... il va créer une fracture dans la société...

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