• La Tribune
  • La Tribune Dimanche
  • La Tribune Afrique
  • Air&Cosmos
  • |
  • Événements
  • L'instant Sélection
Une du journal La Tribune

Dernière édition

Flèche menu déroulant
Newsletters
Logo La Tribune
  • Économie
  • Finance
  • Tech & IA
  • Énergie & industrie
  • Transports
  • Défense & aérospatiale
  • Climat
Logo La Tribune
  • Économie
  • Finance
  • Tech & IA
  • Énergie & industrie
  • Transports
  • Défense & aérospatiale
  • Climat

Sélectionnez votre région

Logo La Tribune

RECHERCHER

Loupe

LTD
La Tribune Dimanche
Ouvrir dans une nouvelle fenêtre
Air&Cosmos icon
Air&Cosmos
Ouvrir dans une nouvelle fenêtre

À la une
  • Finances publiques
  • Fiscalité
  • Immobilier
  • Consommation
  • Distribution
  • Politique internationale
  • Finances personnelles
  • Banque & assurances
  • Marchés financiers
  • Intelligence artificielle
  • High tech
  • Télécoms
  • Start-up
  • Énergie
  • Politique industrielle
  • Chimie & pharmacie
  • Automobile
  • Mobilités
  • Aéronautique
  • Défense
  • Spatial
  • Environnement
  • Agriculture & agroalimentaire
Idées & débats
Kiosque numériqueNewsletters
La Tribune DimancheLa Tribune AfriqueAir&Cosmos
  • La Tribune Now
  • Votre argent avec Finance Héros
  • Construire les mobilités de demain
  • Fonction Finance 2.0 avec Cegid
  • Transformations durables avec Forvis Mazars
  • Accélérer avec le Cloud par AWS
  • Fisher Investments
  • Au coeur du business
  • VisionAir avec Bpifrance
  • Adaptabilité permanente : Le pouvoir d’agir avec IBM Consulting
  • Succès d'entreprises avec Deloitte
  • L'Œil sur vos Finances
  • Les Rencontres de Roissy Meaux Aéropôle
  • France Travail accompagne le Salon des Maires
  • La CCI Paris Ile-de-France, le réflexe des entrepreneurs
  • #La Tribune Business Interviews
  • #La Tribune Business Dossiers
  • #La Tribune Business TV
  • Instant Sélection
Événements
RégionsRégion Sud - Marseille

Jean-Luc Monteil, président du Medef Paca : « Il est urgent de dégraisser le mammouth territorial »

Photo de Jean-Louis Alcaide

Propos recueillis par Adeline Descamps, à Marseille, Méridien Mag

Publié le 13 mai 2014 à 09:08 - Mis à jour le 13 mai 2014 à 09:08

L'essentiel de l'actualité

vendredi 5 juin

  • L'économie de la zone euro s'est repliée au premier trimestre
  • Sophie Binet réélue à la tête de la CGT
  • Des signes distinctifs pour les nouveaux arrivants en entreprise
  • Amiel veut alerter sur le coût des frais médicaux
  • Le pétrole orienté à la baisse
Voir plus

Le Quotidien Numérique

05 juin 2026

Photo d'illustration de l'article
LireS'abonner

Les plus lus

  • 1

    Le business des Miles, moteur insoupçonné de la rentabilité d’Air France-KLM

  • 2

    « Nous pensions être face à une crise conjoncturelle. Elle est devenue structurelle » : Lavazza pris dans la tempête du marché du café

  • 3

    Engie va supprimer environ 1 000 postes dans ses fonctions support d’ici à 2028

  • 4

    Sabah Abouessalam-Morin : « À Edgar Morin, l’homme de ma vie »

  • 5

    Fer guinéen : 6 mois après ses premières expéditions vers la Chine, Simandou monte en puissance

  • 6

    « 2026 pourrait être la pire année depuis 2013 » : le pouvoir d'achat des Français va souffrir

Régions

  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne-Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur

La Tribune +

  • Espace abonné
  • Kiosque numérique
  • Annonces légales
  • Déposer vos annonces légales

Services

  • Supplément
  • La Tribune now

Evénements

  • ACT50
  • Aéroforum
  • AIM
  • Bordeaux Solar Summit
  • Family & Business Forum
  • Forum Europe Afrique
  • Impacts Santé
  • Les Lauréates
  • Paris Air Forum
  • Sommet Aéronautique & Spatial de Bordeaux
  • Sommet Économique de la Corse
  • Tech For Future
  • World News Media Congress
  • Tous nos événements en régions

Pour gérer vos consentements,

Suivez-nous sur les réseaux sociaux

YouTube
LinkedIn
Facebook
Instagram
X

Application mobile

App Store
Google Play

  • Nous Contacter
  • Charte d'indépendance et de déontologie
  • Mentions Légales
  • CGU
  • CGU Pro
  • Gestion des cookies
  • Exercez vos droits
  • Politique de confidentialité

Droits de reproduction et de diffusion réservés @LaTribune

Partenaire digital de confiance - Certification de qualité
  • La Tribune
  • La Tribune Dimanche
  • La Tribune Afrique
  • Air&Cosmos
  • |
  • Événements
  • L'instant Sélection
36 681 communes, 17 242 intercommunalités, 4 055 cantons, 342 arrondissements, 101 départements, 26 régions, 238 sous-préfectures... Trop d’échelons, trop de dépenses de fonctionnement, trop d’inefficacité, dénonce dans une note publiée fin avril le Medef PACA, à l’origine cette initiative « inédite ». Membre du Conseil exécutif de l’organisation nationale, Jean-Luc Monteil explique.

En produisant ce document en forme de pamphlet (ou de ras-le-bol) contre l'organisation institutionnelle et administrative de la France, vous voulez surfer sur l'un des axes de la politique générale de Manuel Valls ?

Jean-Luc Monteil : Et bien non puisque cela fait quelques mois que nous préparons cette note et il s'avère - c'est un pur hasard - que notre document est prêt au moment où le législateur s'empare de ce sujet. J'ai été élu en juillet dernier, ai renouvelé une bonne partie de l'équipe et nous avons décidé d'inscrire, pour partie, nos trois ans de mandature dans la réflexion. Nous avons identifié un certain nombre de sujets transversaux sur lesquels nous voulons agir. Pour être audible et crédible, il faut savoir dans quel écosystème on évolue. Il faut donc prendre le temps de comprendre les choses. Nous avons décidé de nous atteler à un des grands maux du pays : son maillage territorial à étages que les différentes lois n'ont eu de cesse d'étoffer et que nous n'avons plus les moyens d'assumer dans un contexte de déficits abyssaux de nos comptes publics et à l'aune des efforts demandés aux Français. Il est temps que les collectivités locales réajustent leur train de vie à celui de nos concitoyens. Il est urgent de dégraisser ce mammouth territorial.

Le Medef découvre qu'il y a en France 36 681 communes, 17 242 intercommunalités dont 2 581 communautés de communes, 101 départements, 26 régions, 600 000 élus… ? Il en est question depuis des décennies et l'on ne compte plus les tentatives de simplification qui n'ont jamais abouti.

J-L.M. : Justement, cela fait des années où rien ne se passe et cela ne peut plus durer car sur un plan politique, à force de ne pas faire les réformes nécessaires, on fait le jeu des extrêmes. Il suffit de lire dans les urnes. Mais avant tout, le premier objectif de ce travail était d'établir un diagnostic sur la base d'une grande somme d'études et audits, que nous avons sourcés auprès de ceux qui font autorité en la matière. Ce n'est pas un document de plus : cela n'avait jamais été fait. Il y avait nécessité par pédagogie et pour servir de socle commun en vue d'accompagner les élus à l'orée d'une grande réforme, véritable effet d'aubaine s'il en est. Il est une initiative de notre mouvement en région mais ce travail doit alimenter la réflexion du Medef au niveau national. Pour notre part, je commence dès le lundi 28 avril un tour régional à la rencontre des élus et nous organiserons le 12 juin des assises (non ouvertes au public, ndlr). Qu'ils soient d'accord ou pas, ils vont devoir composer avec le Medef. On s'est saisi de ce sujet pour créer l'électrochoc et l'on a bien compris pourquoi les élus renâclaient à le faire.

Qu'est-ce que vous retiendrez de cette compilation ?

J-L.M. : La question n'est pas tant aujourd'hui de préférer l'une à l'autre, mais plutôt d'avancer de manière constructive afin de dessiner la carte administrative la plus pertinente et efficiente possible. L'OCDE suggère de fusionner les petites communes arguant d'économies substantielles. La Commission Attali préconisait la suppression de l'échelon départemental. Le rapport Raffarin-Krattinger proposait de créer entre huit et dix super régions, taillées pour se livrer à la concurrence européenne. Le comité Balladur prônait la réduction d'un tiers du nombre de régions ainsi qu'un abandon définitif de la clause générale de compétence. Il préconisait déjà d'ériger les métropoles en véritables collectivités territoriales exerçant la totalité des compétences départementales : une proposition finalement rejetée par les parlementaires lors du vote de la loi du 16 décembre 2010 et écartée par le gouvernement Ayrault dans le projet de loi de Modernisation de l'action publique territoriale. Allant encore plus loin, Christian Saint-Étienne propose de faire émerger sept à douze grandes régions adossées à une douzaine de métropoles de niveau européen et à une cinquantaine de rang national, lesquelles cohabiteraient avec les départements, passés de 101 à 70. Sur le plan budgétaire, la Fondation Concorde préconise de conditionner les dépenses de fonctionnement des communes et des communautés à des économies significatives préalablement réalisées. L'économiste Ronald McKinnon suggère de permettre aux collectivités locales d'emprunter uniquement pour des dépenses d'investissement.

Newsletter

Ma Tribune

L’actualité qui compte pour vous, chaque jour dans votre boîte mail.

Illustration de la newsletter Ma Tribune

Comparaison n'est pas raison. Est-il pertinent de comparer l'architecture territoriale française à celle de ses voisins ?

J-L.M. : Le benchmark européen est pourtant éclairant. Avec près de 60 000 entités territoriales et plus de 600 000 mandats locaux, l'émiettement administratif hexagonal est une exception. Nous sommes le seul pays qui n'a pas rationalisé. En 30 ans, l'Allemagne a divisé par deux le nombre de ses municipalités en fusionnant une grande partie d'entre elles pour n'en conserver, in fine, que 12 196 pour une population de 80 millions d'habitants. En 20 ans, la Suède et la Belgique sont passées respectivement de 2 532 à 290 communes et de 2 739 municipalités à 589. En Grèce, le nombre de communes a été divisé par trois. Au Royaume-Uni, le législateur a récemment supprimé les régions et les comtés. En Italie, le Parlement a vidé de sa substance les provinces. En 40 ans, le Danemark a divisé par dix le nombre de ses communes et par cinq le nombre de ses régions. En parallèle de cette rationalisation, les métropoles ont peu à peu émergé dans la majorité des pays européens, pour être des moteurs du développement économique dans la compétition européenne et internationale. La France compte un mandat électif pour 104 habitants alors qu'il y en a un pour 2 336 administrés en Irlande et un pour 2 603 au Royaume-Uni !

Vous êtes donc satisfait par les propositions de Manuel Valls ?

J-L.M. : Réduire le nombre de régions, réviser la carte intercommunale et supprimer les conseils départementaux et la clause générale de compétence vont dans le bon sens. Elles ont trouvé une première traduction encourageante dans le projet de loi du gouvernement clarifiant l'organisation territoriale de la République, envoyé le 23 avril dernier pour avis au Conseil d'État. Ainsi, les régions auront jusqu'au 30 juin 2015 pour soumettre un projet de regroupement au gouvernement, auquel cas, le découpage sera effectué par l'exécutif avant le 31 mars 2016 avec une entrée en vigueur fixée à l'horizon 2017. Il s'est mis en danger politiquement. Et les entrepreneurs, que nous sommes, restons sensibles à cette prise de risques. Maintenant, il faut que nous soyons dans une politique de grands pas.

Vous croyez que cette fois est actée la suppression de la clause de compétence générale (qui permet à une collectivité d'intervenir dans tous les domaines d'intérêt local qu'elle juge nécessaires, ndlr), alors que c'est la majorité actuelle qui l'a rétablie ?

J-L.M. : Sa suppression éviterait les doublons et bien des dépenses superflues. On défend aussi le principe de subsidiarité, qui veut que l'action publique soit allouée à la plus petite institution en capacité de l'accomplir. Nous préconisons le modèle : 1 acteur = 1 compétence, ce qui économiserait 20 Md€/an.

Le calendrier - fusion des régions à l'horizon 2017, refonte de la carte intercommunale en 2018 et suppression des départements en 2021 - vous satisfait ?

J-L.M. : Clairement non. Le planning électoral qui s'annonce est un risque pour la mise en œuvre effective de ces mesures.

Si Manuel Valls réussissait là où un grand nombre d'élus, de droite et de gauche, ont échoué, la France serait donc plus économe d'argent public ?

J-L.M. : Le poids des collectivités locales dans la dette publique a augmenté de 67 % en dix ans, soit 9,4 % du total national en 2013. Les dépenses d'investissement représentent 32,2 % des dépenses totales des régions, 25,8 % pour les communes et 17,2 % pour les départements. Les dépenses totales des collectivités locales ont atteint 240 Md€ en 2012, soit + 60 % en dix ans, avec un déficit de 3,1 Md€, jumelé à une dette s'élevant à 182,3 Md€ soit 9,4% du stock total national. Les dépenses de fonctionnement étaient de 152,86 Md€ en 2011. Un quart est lié aux personnels (en progression de près de 50 % depuis 2004). Selon l'Insee, entre 1996 et 2011, 440 000 nouveaux agents publics territoriaux ont été recrutés (soit une augmentation de 44 % sur la période 1998-2011), dont moins de 50 000 au titre des transferts de compétences de l'État, et ce, sans que ce dernier ne réduise significativement ses effectifs.

Et serait donc plus douce pour le contribuable ?

J-L.M. : Le développement de l'intercommunalité s'est accompagné d'une augmentation exponentielle des impôts locaux : + 96 % pour la taxe d'habitation et + 72 % pour la taxe foncière en moyenne depuis 2000. Côté entreprises, la France détient ainsi le record européen du taux d'imposition des sociétés avec un taux légal culminant à 36,1 % en 2013. Depuis 1998, cinq des sept nouvelles taxes créées chaque année concernent la fiscalité locale et elles ont progressé de 6,3% en 2013 par rapport à 2012. Les prélèvements obligatoires aux agents économiques ont représenté 876,3 Md€ en 2011 et ont suivi une courbe ascendante qui devrait se confirmer en 2012 et 2013. Ces chiffres doivent être mis en regard avec le taux de marge moyen des entreprises hexagonales de 28,1 % en 2013. Là aussi, c'est un autre record dans la zone euro !

(*)La loi du 16 décembre 2010 portait la suppression de la clause générale de compétence.

Propos recueillis par Adeline Descamps, à Marseille, Méridien Mag

Sur le même sujet

  • 1

    A 200 ans, la Verrerie de Saint-Just cherche un nouveau souffle dans le luxe

  • 2

    Avec sa nouvelle usine, Giffard mise sur l'essor des boissons sans alcool

  • 3

    Des drones alliés aux véhicules autonomes : l'école Centrale de Nantes expérimente l'industrie du futur

  • 4

    « Le Grand Paris peine à répondre aux objectifs qui lui ont été assignés » : le Plan pousse au big bang fiscal et politique