Airbus Nantes fait germer l'intrapreneuriat

Frédéric Thual, à Nantes
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Airbus
Frédéric Thual

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Frédéric Thual
« Vous verrez des trucs que vous ne verrez pas à Station F... Ici, ça sent la graisse ! », prévient Frédéric Camy-Peyret, président de la startup Akryvia, hébergée par l'incubateur Centrale Audencia Ensa, à Nantes. Derrière la lourde porte coupe-feu du laboratoire émerge une technologie de rupture pour la découpe des métaux. Basée sur l'intensification des plasmas thermiques, celle-ci offrira « la précision du laser au coût du plasma ». Deux fois plus précise, quatre fois moins chère qu'un laser, la technologie diminuerait les coûts de production de 30% à 50% et serait beaucoup moins énergivore (- 60%). Un brevet est déposé.
Un nid où coexistent une trentaine de startups plus ou moins mûres. Une dizaine y entrent chaque année, autant en sortent pour voler de leurs propres ailes. Au total, l'avionneur a mis 100.000 euros sur la table, sous forme de prêts participatifs pouvant monter jusqu'à 50.000 euros, pour soutenir et booster quatre d'entre elles : le découpeur de métaux Akryvia ; le fabricant de drones autonomes Xsun ; In Virtus technologies et son système de traçabilité des équipements pour réduire le temps perdu par les arrêts de production ; et Hera-Mi, un système d'imagerie associé à de l'IA pour faciliter le diagnostic du cancer du sein.
Quel rapport avec Airbus ? « L'analyse d'images pour le contrôle qualité et le traitement des données », justifie François Paynot. « Nous finançons les startups qui créent de l'emploi », ajoute Michel Sesques.
Frédéric Thual, à Nantes