• La Tribune
  • La Tribune Dimanche
  • La Tribune Afrique
  • Air&Cosmos
  • |
  • Événements
  • L'instant Sélection
Une du journal La Tribune

Dernière édition

Flèche menu déroulant
Newsletters
Logo La Tribune
  • Économie
  • Finance
  • Tech & IA
  • Énergie & industrie
  • Transports
  • Défense & aérospatiale
  • Climat
Logo La Tribune
  • Économie
  • Finance
  • Tech & IA
  • Énergie & industrie
  • Transports
  • Défense & aérospatiale
  • Climat

Sélectionnez votre région

Logo La Tribune

RECHERCHER

Loupe

LTD
La Tribune Dimanche
Ouvrir dans une nouvelle fenêtre
Air&Cosmos icon
Air&Cosmos
Ouvrir dans une nouvelle fenêtre

À la une
  • Finances publiques
  • Fiscalité
  • Immobilier
  • Consommation
  • Distribution
  • Politique internationale
  • Finances personnelles
  • Banque & assurances
  • Marchés financiers
  • Intelligence artificielle
  • High tech
  • Télécoms
  • Start-up
  • Énergie
  • Politique industrielle
  • Chimie & pharmacie
  • Automobile
  • Mobilités
  • Aéronautique
  • Défense
  • Spatial
  • Environnement
  • Agriculture & agroalimentaire
Idées & débats
Kiosque numériqueNewsletters
La Tribune DimancheLa Tribune AfriqueAir&Cosmos
  • La Tribune Now
  • Votre argent avec Finance Héros
  • Construire les mobilités de demain
  • Fonction Finance 2.0 avec Cegid
  • Transformations durables avec Forvis Mazars
  • Accélérer avec le Cloud par AWS
  • Fisher Investments
  • Au coeur du business
  • VisionAir avec Bpifrance
  • Adaptabilité permanente : Le pouvoir d’agir avec IBM Consulting
  • Succès d'entreprises avec Deloitte
  • L'Œil sur vos Finances
  • Les Rencontres de Roissy Meaux Aéropôle
  • France Travail accompagne le Salon des Maires
  • La CCI Paris Ile-de-France, le réflexe des entrepreneurs
  • #La Tribune Business Interviews
  • #La Tribune Business Dossiers
  • #La Tribune Business TV
  • Instant Sélection
Événements
RégionsPays de la Loire

Eclairé par la crise de 2008 et son expérience chinoise, GYS relance la machine

Frédéric Thual, à Nantes

Publié le 16 avril 2020 à 12:24 - Mis à jour le 16 avril 2020 à 14:38

Unité de fabrication GYS, à Saint-Berthevin en Mayenne (53)

Unité de fabrication GYS, à Saint-Berthevin en Mayenne (53)

D.R

Le Quotidien Numérique

18 juillet 2026

Photo d'illustration de l'article
LireS'abonner

Les plus lus

  • 1

    Moyen-Orient : la guerre du détroit aura bien lieu

  • 2

    Incendies : Positive Aviation franchit une étape décisive pour transformer un ATR en alternative au Canadair

  • 3

    Saturation du réseau électrique : 2 500 producteurs d’énergie renouvelable dans l’attente de solutions de raccordement

  • 4

    Pétrole : le Panama va prendre la main sur un oléoduc, « l'une des infrastructures stratégiques les plus importantes du pays »

  • 5

    Mondial 2026 : Dix buts et une défaite pour finir

  • 6

    Mines d'or du Limousin : la fièvre jaune, entre promesses d'emplois et héritage toxique

Régions

  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne-Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur

La Tribune +

  • Espace abonné
  • Kiosque numérique
  • Annonces légales
  • Déposer vos annonces légales

Services

  • Supplément
  • La Tribune now

Evénements

  • ACT50
  • Aéroforum
  • AIM
  • Bordeaux Solar Summit
  • Family & Business Forum
  • Forum Europe Afrique
  • Impacts Santé
  • Les Lauréates
  • Paris Air Forum
  • Sommet Aéronautique & Spatial de Bordeaux
  • Sommet Économique de la Corse
  • Tech For Future
  • World News Media Congress
  • Tous nos événements en régions

Pour gérer vos consentements,

Suivez-nous sur les réseaux sociaux

YouTube
LinkedIn
Facebook
Instagram
X

Application mobile

App Store
Google Play

  • Nous Contacter
  • Charte d'indépendance et de déontologie
  • Mentions Légales
  • CGU
  • CGU Pro
  • Gestion des cookies
  • Exercez vos droits
  • Politique de confidentialité

Droits de reproduction et de diffusion réservés @LaTribune

Partenaire digital de confiance - Certification de qualité
  • La Tribune
  • La Tribune Dimanche
  • La Tribune Afrique
  • Air&Cosmos
  • |
  • Événements
  • L'instant Sélection
Google icon
Ajouter La Tribune à vos sources préféréesAjouter La Tribune à vos sources préférées
Implanté en Mayenne, avec une usine en Chine (Shanghai) et des filiales en Europe, le groupe GYS, spécialisé dans la conception et la fabrication d’équipements de soudage, de chargeurs de batteries et de systèmes de réparation de carrosseries, s’est retrouvé aux premières loges pour voir la vague pandémique déferler. A la barre de l’entreprise familiale, Bruno Bouygues a tiré les leçons de 2008 et adapté sa stratégie pour limiter la casse et être prêt à repartir.

« Nous avons fermé quinze jours puis réouvert notre usine dans le district de Qingpu près de Shanghai. Là-bas, tous les salariés ont repris le travail, tous les fournisseurs sont opérationnels et les clients sont là. L'activité reprend. On commence à décrocher des appels d'offres... mais surtout la réouverture des écoles dans la région de Shanghai est annoncée pour le 4 mai prochain. La crise aura duré 100 jours. Dans certains pays européens, des dates de déconfinement commencent à être annoncées. Si l'on se réfère à ces 100 jours, on peut raisonnablement imaginer que la France, confinée depuis le 16 mars, devrait être totalement déconfinée autour du 15 juin», espère Bruno Bouygues, Pdg de GYS, groupe mayennais (650 personnes), spécialisé dans la conception et la fabrication d'équipements de soudage, de chargeurs de batteries et de systèmes de réparation carrosserie distribués dans cent-vingt-quatre pays.

Sauvetage a minima

« En quelques jours, le carnet de commandes a chuté de 90%», se rappelle le patron mayennais. Seule la mise en œuvre rapide de « Drive » chez ses distributeurs intervenant sur les marchés du BTP et de l'agricole a permis de limiter la casse à -75%. Un sauvetage a minima pour cette entreprise dont le matériel professionnel et industriel est fabriqué en France, tandis que la gamme « artisan », complémentaire, est plutôt produite en Chine, où depuis un an et demi, avec l'extension de son réseau de distribution, GYS tend à faire monter en gamme son offre pour accroître ses positions dans l'Empire du Milieu.

Un cycle d'innovation d'avance

« Ce que m'a appris la crise de 2008, c'est qu'il fallait se constituer une trésorerie solide. D'une part, pour être en capacité de passer la crise et, d'autre part, pour, dans les mois qui suivent cette période, être en mesure des faire des acquisitions d'acteurs, qui finalement souhaiteraient se rapprocher de nous. Si malgré les baisses de chiffre d'affaires, vous avez les moyens de maintenir les coûts fixes, de protéger votre capital humain et de continuer à faire de la recherche, vous prenez un cycle d'innovation d'avance de dix-huit mois sur vos concurrents. Alors que d'autres, déstructurés, vont mettre deux fois plus de temps à remonter la pente », analyse Bruno Bouygues. Entre 2009 et 2020, l'entreprise familiale s'est donné les moyens de faire le dos rond. Cette fois, la première mission fût donc de relancer l'usine chinoise (120 personnes) pour alimenter les marchés intérieur, européens et mondiaux. Complètement interrompue durant deux semaines au moment du nouvel an chinois, puis perturbée par l'absence de transport ou l'interdiction de voyager d'une région à l'autre, l'activité a progressivement repris avec un effectif aujourd'hui stabilisé à 90 personnes avec la mise place de mesures sanitaires appropriées (gel, masque...). Fin février-début mars, Bruno Bouygues partageait ses journées entre la relance de l'usine chinoise et, sous la poussée du Covid-19, la fermeture des bureaux en Italie, en Allemagne, en Grande-Bretagne...

Une reprise progressive en Mayenne le 27 avril

« Nous nous sommes préparés à fermer le rideau proprement. Lorsque la décision est tombée, nous étions prêts. Nous avons mis les gens en télétravail ou en activité partielle, maintenu au bureau ceux pour qui c'était possible». Quatre semaines après la Chine, l'usine de production de Saint-Berthevin et le centre logistique de Changé (53) sont, à leur tour, placés en activité partielle. « La dureté du confinement n'a pas été la même d'un pays à l'autre. En Allemagne, ils ont laissé les grandes surfaces de bricolage ouvertes en respectant les distances. Ils ont fait en sorte que le BTP, l'agricole et l'automobile continuent à tourner. L'entreprise (70 personnes) a pu maintenir un minimum d'activité en jonglant avec le temps partiel, le télétravail et les jours de congés», raconte Bruno Bouygues. En Italie, par exemple, où toutes les entreprises ont été fermées, l'équipe de GYS, réduite au minimum (7 personnes) a été invitée à se reconvertir et mettre à profit ce temps disponible. «Ici, on a ainsi organisé un Cloud et lancer la traduction en italien de documents, de notices techniques, de l'ERP, de notre site internet... que nous n'avions pas eu le temps de faire jusque-là. Une mission vécue comme un challenge à partager. En trois mois et demi, ils auront réalisé ce que nous aurions peut-être mis deux ans à faire », se satisfait-il.

Depuis la fin mars, l'usine de Qingpu fonctionne à 100% et les services commerciaux repassent des commandes en Chine et en France. Pour répondre à cette demande, l'usine française devrait donc rouvrir, par étape, avec des mesures de sécurité, à partir du 27 avril prochain. Pour reconstituer les stocks. Hors services commerciaux, la reprise de la production devrait s'étaler sur trois semaines. « L'objectif, c'est de remettre tout le monde au travail rapidement. On va demander de la polyvalence et de la flexibilité. En avril-mai, on va livrer ce que l'on avait en stock mais, faute de commandes, la baisse de chiffre d'affaires devrait atteindre -60% », observe-t-il. Pour juin, la visibilité manque. GYS qui avait démarré l'année sur les chapeaux de roue avec un premier trimestre « record » en croissance de +15%, espère, vue l'expérience chinoise, retrouver des chiffres d'affaires habituels en fin d'année. « Le deuxième trimestre sera sans doute à -50%, le troisième à -25% et le dernier sans doute à zéro... Mathématiquement, ce sera sans doute une année à -20%», estime Bruno Bouygues.

Newsletter

Ma Tribune

L’actualité qui compte pour vous, chaque jour dans votre boîte mail.

Illustration de la newsletter Ma Tribune

Réfléchir à de nouveaux outils digitaux

Pour lui, cette crise montre la nécessité d'investir, à tous les niveaux, dans les outils numériques. « Dans l'histoire de GYS, jamais nous n'avons eu autant de gens en dehors de l'usine pendant autant de temps», indique-t-il. L'expérience de GYS Italie a mis en lumière les difficultés de communication et de partage de données sécurisées entre le siège et des salariés en télétravail. « Nous devons donc mener une réflexion sur l'usage multilingues, l'organisation et la sécurisation des données pour les services marketing, commerciaux... Lorsque les gens sont loin, il faut aussi davantage de communication interne. Nous sommes face à deux challenges : accélérer la conception de machines intelligentes et connectées et, deuxièmement, pourvoir prendre la main à distance pour communiquer de façon plus efficace. Clients, fournisseurs et prospects ont aussi eu 6 à 8 semaines pour réfléchir...», constate Bruno Bouygues.

Devenu leader technologique avec un chiffre d'affaires de 100 millions d'euros (44% en France, 56% à l'export), GYS reconnait, aujourd'hui, être consulté sur des projets techniques pour lesquels on ne le regardait pas hier. «Nous serons sans doute moins nombreux demain. L'impact sur les trésoreries dû à la crise va forcer à certaines consolidations », estime le patron de GYS, qui a, après avoir construit un centre logistique 11000 m² à Changé a dû temporiser l'extension de 12000 m² de son usine de Saint-Berthevin. Initialement prévue pour l'été, cette unité de production de 40000 m² devrait finalement être opérationnelle pour l'automne. « Et nous allons en avoir besoin !», dit-il repoussant, d'un an, en 2023, la création d'une filiale aux Etats-Unis. Son deuxième marché.

Frédéric Thual, à Nantes

Sur le même sujet

À l'échelle de la Vendée, l'hôtellerie de plein air (campings) consomme environ 2,5 millions de m³ d'eau par an.

Gestion de l'eau : les campings vendéens face à l'urgence de préserver la ressource

Premier département français pour l’hôtellerie de plein air avec quelque 52 000 emplacements répartis dans 340 campings, la Vendée entend devenir une référence en matière de sobriété hydrique.

Premium
Pays de la Loire
L'entreprise grenobloise Engo développe et assemble à Grenoble des lunettes connectées pour les sportifs afin de les accompagner dans leur pratique.

Lunettes connectées : Engo mise sur la réalité virtuelle pour séduire les sportifs

L'entreprise grenobloise Engo, qui développe et commercialise des lunettes connectées pour sportifs, a clôturé son premier tour de table afin de consolider sa R&D et de doper son volume de ventes.

Premium
Auvergne-Rhône-Alpes
Le bailleur social Néotoa a racheté l'ancienne sous-préfecture de Saint-Malo, située Intra-Muros, pour le transformer d'ici à 2027 en 12 logements sociaux pour jeunes actifs et personnes en situation de handicap. Le prix de revient de l'opération...

Logement : pourquoi les communes se tournent vers la sobriété foncière

La vitalité économique des territoires passe par le logement, y compris par le logement social ou abordable. Pour répondre au défi de la sobriété foncière, collectivités et professionnels imaginent de nouvelles façons de fabriquer la ville.

Premium
Bretagne
Désormais, les randonneurs souhaitant bivouaquer doivent réaliser une réservation au sein de la réserve des Contamines-Montjoie. Entre le 15 juin et le 15 octobre, cette pratique est même interdite en dessous de 2500 mètres d'altitude, rejoignant ainsi...

Tourisme : en montagne, la quête d'un équilibre entre protection et attractivité

En juin dernier, la réserve naturelle des Contamines-Montjoie, en Haute-Savoie, et le parc national des Pyrénées ont annoncé renforcer leur réglementation afin de mieux préserver ces espaces et leur partage. En cause, les « pics de fréquentation » du tourisme.

Premium
Auvergne-Rhône-Alpes
La division fromages de spécialité d’Agropur est dotée d'une usine à Saint-Hyacinthe au Canada.

Le géant Lactalis s'offre les fromages canadiens d’Agropur

Le géant laitier Lactalis poursuit son développement international avec le rachat de la division fromages de spécialité de la coopérative canadienne Agropur. Cette opération, qui représente plus de 115 millions d’euros de chiffre d’affaires annuel, permet au leader mondial des produits laitiers de mettre la main sur plusieurs marques emblématiques du Québec.

Premium
Pays de la Loire
Le projet de Sesterce doit s'implanter sur le site de l'ancien pôle Ecotox de Rovaltain (Photo d'illustration).

Data center : suspension du permis de construire du méga-projet de Sesterce à Valence

La start-up marseillaise Sesterce prévoyait un datacenter à Alixan, dans la Drôme, pour un investissement d'1,5 milliard d'euros. Mais le tribunal administratif de Grenoble a estimé qu’une étude d’impact environnemental aurait dû être menée, et soulève un doute sérieux sur la compatibilité du projet avec les règles d’urbanisme.

Premium
Auvergne-Rhône-Alpes
Carole Delga lors de la rencontre des maires d'Occitanie le 10 juillet à Toulouse.

Carole Delga : « Je préfère un TGV qu’une Micheline sur les rails »

Pour la deuxième fois de son mandat, la présidente de région a choisi de réunir les maires occitans lors de deux rencontres à Toulouse et Montpellier. Face à elle, les préoccupations nombreuses des élus sur un territoire vaste et contrasté.

Premium
Régions
La région Pays de la Loire entend capitaliser sur son avance en matière d’énergie citoyenne. Fin 2025, 41 % de la production nationale d’énergie renouvelable citoyenne provenait de ce territoire. Illustration dans le Maine-et-Loire avec le parc éolien...

Énergies renouvelables : les Pays de la Loire veulent doubler la production d'ici à 2035

Entre 2024 et 2035, la région Pays de la Loire vise un peu plus qu’un doublement de sa production d’énergies renouvelables. Validée par le Comité régional de l’énergie (CRE), cette trajectoire repose sur un mix diversifié combinant biomasse, solaire, éolien, biométhane et pompes à chaleur. Elle reste toutefois conditionnée.

Premium
Pays de la Loire