Le Crédit municipal de Nantes fait le bilan de son dispositif de microépargne

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(Crédits : DR)
Deux ans après avoir lancé dans l’Ouest la microépargne à destination des personnes économiquement fragiles, le Crédit municipal de Nantes a confié à deux enseignants-chercheurs rennais une étude pour mesurer la pertinence de ce nouvel outil, vecteur d’inclusion financière et d’indépendance sociale.

Vingt ans après avoir lancé le microcrédit, le Crédit municipal de Nantes et le CCAS décidaient, en 2018, de mettre en œuvre un livret de microépargne accompagnée. C'est-à-dire en partenariat avec une structure d'accompagnement social, en l'occurrence le Centre communal d'action sociale (CCAS) de Nantes. Un intermédiaire capital pour réconcilier un public en situation de grande vulnérabilité financière et sociale. « Lorsque vous leur dites banque, ils entendent interdits bancaires », résume Abbassia Hakem, vice-présidente du CCAS de Nantes.

Ce fut d'ailleurs une grande surprise pour Pascal Glémain, maître de conférences en gestion et socio-économie, et pour Jean-Yves Dartiguenave, professeur en sociologie, tous deux à l'université de Rennes  II, invités à mener une étude scientifique sur l'utilité de cette forme d'épargne. « 90 % des interviewés affichaient une réelle aversion pour les banques, considérées comme un monde étranger, voire hostile », attestent-ils. Malgré des expérimentations encouragées par l'Union européenne, Nantes serait la première ville française à déployer ce dispositif. Celle-ci a choisi d'abonder de 25 % les montants épargnés, plafonnés à 250 euros. « En...

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