Le festival Les Escales se met au rythme brésilien

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(Crédits : Aleksadra Danzata)
Chaque année, le festival Les Escales s’attache à faire découvrir un pays à travers son identité musicale. L’édition 2019 mettait à l’honneur le Brésil.

Plus qu'un simple festival, c'est une figure à géométrie variable de la politique culturelle de la ville, pilotée depuis vingt-six ans par l'association les Escales, très impliquée dans l'économie sociale et solidaire et le développement durable. Avec un point d'orgue, le festival Les Escales qui a une nouvelle fois enflammé le quartier portuaire du Petit-Maroc, du 26 au 28 juillet. Dédiée aux musiques actuelles (pop, rock, soul, électro, world...), chaque édition s'attache à faire découvrir une ville, un pays qui permet d'explorer un territoire, une énergie musicale, une culture.

Cette année, Saint-Nazaire a vécu au rythme brésilien avec des artistes souvent méconnus qui incarnent l'émergence et la singularité de la scène musicale de São Paulo. Sur cinq scènes, la programmation réunissait des têtes d'affiche telles que Manu Dibango, Charlotte Gainsbourg, Bernard Lavilliers, Jeanne Added, Orelsan ou Franz Ferdinand, mais aussi un panel de musiciens africains et brésiliens.

Un budget de 2,3 millions d'euros

Les 50.000 visiteurs attendus vont pouvoir goûter aux sonorités latines décomplexées de Tropkillaz, un duo formé par deux des plus grands producteurs brésiliens, de Teto Preto, fruit de la rencontre entre la culture de la musique brésilienne et la scène électronique underground de São Paulo, de la chanteuse Céu, quatre fois nommée au Grammy Awards, ou Demônios da Garoa, considéré comme l'un des groupes légendaires de l'histoire de la musique brésilienne.

Portées par un rythme de batucadas [genre musical avec des percussions traditionnelles, ndlr], de nombreuses initiatives ont émaillé ce rendez-vous : rencontre avec des musiciens dans le cadre de leur résidence, conférences-concerts, débats, visites pédagogiques dans les coulisses pour diffuser la culture dans la ville et jusque dans les résidences pour personnes âgées avec l'animation « l'Escale au jardin ». Financé à 80 % par ses propres ressources (budget, 2,3 millions d'euros), le festival génère en moyenne 1,45 million d'euros de retombées

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