Le Hellfest enfle à un rythme d'enfer : les raisons de son succès
Frédéric Thual
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Le Hellfest écoule ses 55 000 pass trois jours seulement en trente minutes.
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Le Hellfest écoule ses 55 000 pass trois jours seulement en trente minutes.
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170 concerts, 70.000 festivaliers, 64 nationalités, 1,5 million de verres de bière, plus de 1.200 journalistes accrédités... En 14 ans, le Hellfest, rendez-vous des amateurs de rock (metal) et de musiques extrêmes, est devenu un véritable événement. « On ne vient pas écouter Kiss au Hellfest, on vient au Hellfest pour écouter Kiss », résume d'un trait Ben Barbaud, fondateur et président de l'association Hellfest Productions, qui revendique le titre de plus important festival de musique metal en Europe.
Cette année, le budget atteint 25 millions d'euros. À titre de comparaison, celui des Vieilles Charrues (Carhaix) s'élève à 17 millions d'euros, celui des Eurockéennes (Belfort) à presque moitié moins. Certes, l'Allemagne et la Grande-Bretagne, gros pourvoyeurs de metalleux, ont aussi leur rassemblement, mais le Hellfest cultive l'insolence d'écouler ses places (55.000 pass trois jours) en 30 minutes avant même que ne soit divulguée et, surtout, établie la programmation. Du jamais vu.
Impossible sans des terrains supplémentaires, sans une logistique et une sécurité élargies. « Doubler la taille ? Il faudrait pouvoir héberger, donner à manger et faire pisser autant de monde !» s'exclame le passionné de musique metal. Prolonger sur un deuxième week-end, en revanche, fait partie des axes de réflexion. « On a la chance de s'adresser à un public de passionnés qui ne boudent pas un ticket d'entrée à plus de 200 euros ! » reconnaît-il. Et plus seulement de passionnés. Lancée un peu plus tard, la commercialisation des 5.000 pass quotidien a connu le même succès. Cette année, avec l'accueil du mini-festival indépendant Knotfest la veille, ce sera l'équivalent de 240.000 festivaliers comptabilisés pendant les quatre jours.
Frédéric Thual