O°code veut devenir un standard mondial de la lutte contre la fraude

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Vincent Roux (O°code), Dominique Chabot et Jean-Baptiste Pondevy (SafeThing) et Alice Calvez-Pignot, investisseuse.
Vincent Roux (O°code), Dominique Chabot et Jean-Baptiste Pondevy (SafeThing) et Alice Calvez-Pignot, investisseuse. (Crédits : DR)
Créé par la startup vendéenne SafeThing, le système de marquage O°code mise sur une blockchain privée pour lutter contre la fraude et rétablir la confiance dans les échanges de gré à gré. Objectif : devenir un standard mondial.

Avec O°code, un système de marquage des objets associé à une technologie de Blockchain privée, la startup vendéenne SafeThing veut réinstaller de la confiance dans les échanges de gré à gré. « Un Français sur deux achète un produit copié ou issu d'un vol. C'est un manque à gagner conséquent pour le marché », estime l'entrepreneur nantais Vincent Roux, qui vient de rejoindre l'actionnariat de SafeThing, au gré d'un tour de table de 1,7 million d'euros, soutenu par Bpifrance à hauteur de 400.000 euros. « L'ambition est devenir un standard au niveau mondial très rapidement », précise Vincent Roux.

Imaginé par Dominique Chabot et Jean-Baptiste Pondevy, par ailleurs cofondateurs de Bimedia (150 personnes, CA 105 millions d'euros), le projet de traçabilité à grande échelle a nécessité deux ans de R&D. Il est aujourd'hui soutenu par Novapuls, l'accélérateur nantais de Sodero gestion pour accompagner le développement de la blockchain privée.

« On aurait pu s'appuyer sur une base de données centralisée mais ce que l'on veut, c'est assurer une parfaite sécurité de l'historique, devenir impiratable », justifie Vincent Roux.

« C'est une sorte de carte grise digitale »

Gravé directement sur la matière, le scan du O°code, lisible avec une application smartphone permettra, à chaque transaction, de consulter et d'enregistrer le parcours et l'histoire de chaque objet, en toute transparence pour l'acheteur. O°code associe à chacun des objets un titre de propriété transférable.

« C'est une sorte de carte grise digitale, où l'anonymat est garanti. Cela permet notamment d'entrer en contact avec le propriétaire actuel de l'objet sans avoir accès à ses données personnelles », expliquent les fondateurs de SafeThing.

Dans un premier temps, O°code va se concentrer sur le marché du vin et des spiritueux où se multiplient les intermédiaires et où une bouteille sur cinq ferait l'objet de contrefaçon. Une levée de fonds est envisagée pour la fin de l'année.

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