A 48 ans, Matthieu Orphelin pourrait-il devenir le futur président de la région des Pays de Loire ? « Ce sera Morançais ou nous », affirme le candidat de la liste L'Ecologie ensemble, citoyenne et solidaire. « L'écart porte sur un point.... Nous sommes à 18-19%. Les socialistes nous rejoindront au second tour... », calcule-t-il. Un résultat qui serait alors bien loin des 7,82% réalisés en 2015 par Sophie Bringuy. L'écologiste avait finalement rejoint la liste de Christophe Clergeau (PS), battu au deuxième tour par Bruno Retailleau, qui, deux ans plus tard, déserte l'hémicycle régional au profit du Sénat, et refile le bébé à la sarthoise Christelle Morançais pour... « un mandat sans ambition qui a consisté en un saupoudrage de mesures économiques, sans volontarisme, sans ligne politique... », considère le député angevin Matthieu Orphelin, ex-cadre de l'Agence de l'Environnement et de la Maitrise l'Energie (Ademe), ayant contribué au Grenelle de l'environnement, entré dans l'arène politique en 2009. « Quand Sarkozy revient sur pas mal des engagements du Grenelle et détruit tout, là, je me dis ce n'est pas possible et j'ai contacté Europe Ecologie, en leur disant, si vous avez besoin de moi pour les régionales...», se souvient-il.
L'année suivante, sous la présidence du socialiste Jacques Auxiette, il décroche la vice-présidence de la région, en charge de l'éducation et de l'apprentissage et un budget de 400 millions d'euros. «Ça m'a permis d'être aux manettes politiques et d'appliquer plein de choses dans la restauration scolaire, la rénovation des bâtiments, la solidarité, la mise en place d'Ordipass pour les personnes dépourvues d'ordinateur... La région est vraiment une échelle pour déployer des politiques de façon concrète. Et aujourd'hui, c'est le chef de file de l'économie, du climat, de l'éducation, des mobilités ... Alors, j'ai envie de faire en région ce que le gouvernement n'a pas réussi à faire avec une loi Climat, trop peu ambitieuse qui patine sévère...», explique celui qui, en février 2019, quitte La République en Marche qu'il avait rejoint deux ans plus tôt.