L'éolien tire Navalu vers le haut

 |  | 386 mots
Copyright Reuters
Copyright Reuters
Navalu a inventé le premier bateau permettant de débarquer des personnes sur des éoliennes offshore, même avec des creux de 4 mètres. Les Anglais l'ont déjà commandé.

NxS 24 : c'est le nom de code de la dernière innovation mise au point par le chantier vendéen Navalu. NxS 24 est un catamaran spécialement dédié à la maintenance des éoliennes offshore. A peine mis au point en septembre dernier, il a été acheté en deux exemplaires par une société anglaise, Enviroserve, pour une livraison prévue l'an prochain.

C'est en 2009 que Navalu, touché par la crise financière comme par celle de l' ostréiculture, commence à songer à ce bateau. « En sachant que des champs éoliens offshore allaient être installés en France, nous avons cherché ce que nous pouvions en faire », explique son gérant Bernard Minguet. L'entreprise est donc allé étudié les nouveautés dans le pays le plus avancé sur le marché, l'Angleterre. « Nous y avons rencontré des utilisateurs, des personnes qui faisaient le transport pour la maintenance des éoliennes ».

 400 000 euros de développement

Le chantier identifie une attente majeure : lors du débarquement de personnes comment faire « coller » au mieux le navire à l'éolienne, le tout sans casser le moteur. «Nous avons donc mis au point un catamaran avec deux moteurs par coque. Le navire peut donc être maintenue contre l'éolienne, y compris avec des creux de quatre mètres», poursuit Bernard Minguet. Entre le travail du bureau d'études interne et celui réalisé par des sociétés extérieures (notamment sur les hélices ou les moteurs), l'investissement s'élève à 400 000 euros.

Fort de cette innovation, Navalu devrait voir son CA d'1,8 million d'euros multiplié par deux d'ici l'an prochain. Pour accompagner  ce développement, il a réalisé un investissement de 800 000 euros pour doubler sa surface et porter à quatre catamarans par an ses capacités de production. Car le marché est porteur. Bien évidemment, et même s'il est encore un peu tôt, la société s'est positionnée dans le cadre des projets français. « De bons contacts ont été pris », précise le gérant. Mais surtout, Navalu était présent au salon européen de l'éolien offshore qui s'est tenu mi-avril à Copenhague. Là encore, de nombreux contacts commerciaux ont été pris. « Outre l'Angleterre, des sociétés néerlandaises et allemandes ont été très intéressées », se félicite Bernard Minguet, qui, prudent, attend  maintenant les commandes fermes .

Réagir

Votre email ne sera pas affiché publiquement
Tous les champs sont obligatoires

Merci pour votre commentaire. Il sera visible prochainement sous réserve de validation.

 a le à :