Finances locales : Succès pour le nouvel emprunt régional

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C'est la deuxième fois que le conseil régional des Pays de la Loire fait appel à l'épargne publique. Lancée entre le 24 septembre et le 12 octobre, la souscription a permis de récolter 115,5 millions d'euros, soit 13 millions de plus qu'en 2009. Cette enveloppe sera utilisée pour soutenir l'activité économique et l'emploi avec le concours des banques et d'Oséo.

Dès le premier jour de la souscription, seize millions d'euros avait été mobilisés. Un signe encourageant pour les acteurs locaux qui ne dissimulait pas totalement leur inquiétude. Pouvait-on encore, après quatre années de crise, solliciter l'argent public ? Dans une région où le niveau de richesse est plus élevé que la moyenne nationale, les Ligériens ont, une nouvelle fois, fait confiance à la politique régionale et à la promesse d'un taux d'épargne de 4 % sur six ans, un peu au-delà du taux du livret A, compte tenu de la fiscalité.
Cette année, 4.000 particuliers ont souscrit pour un montant total de 85,5 millions d'euros. Tandis que les banques, mutuelles et structures coopératives se sont dit prêtes à investir 30 millions d'euros. Soit un total de 115,5 millions d'euros contre 102 millions d'euros en 2009, année au cours de laquelle 5.000 Ligériens avaient souscrits. Il y aurait donc, cette année, moins de souscripteurs, mais avec des apports plus importants.

Un effet levier de 1 à 4

Comptant sur un effet levier de 1 à 4, la région va ainsi disposer de plus de 500 millions d'euros pour renforcer le développement des entreprises, favoriser l'innovation, les démarches à l'export et maintenir l'emploi. Dès 2012, 50 millions seront alloués au financement des entreprises et 50 millions d'euros en 2013 et 2014, sous forme d'aides aux plans de redéploiement industriels (P2RI), de garanties à court terme (12 à 24 mois) en complément des banques. Six millions seront consacrés à l'innovation, 10 millions d'euros au soutien du territoire pour l'accès au très haut débit, tandis que deux millions seront affectés à de petits projets détectés avec le réseau des chambres consulaires. Chacun de ces projets pourra alors prétendre au financement de 50% de ses investissements dans une limite de 10.000 euros. « Ce n'est pas un dispositif pour soutenir les entreprises en difficulté, mais pour accompagner le développement de structures saines », précise Jacques Auxiette, président de la région des Pays de la Loire

120 entreprises soutenues en 2009

En 2009, l'initiative avait permis de soutenir 120 entreprises, soit 9 600 emplois, dont un quart par le biais d'avances remboursables et trois quart via des aides classiques « Ca nous a permis de traverser un cap délicat », reconnaît Laurent Pépin, le gérant de la société CTN Industrie, spécialisée dans la chaudronnerie industrielle, passée d'entreprise sous-traitante à donneur d'ordre. Une transition, aidée à hauteur de 350.000 euros (P2RI), qui a permis à l'effectif de s'étoffer de 27 à 35 salariés, et de doubler le chiffre d'affaires de 2,5 à 5 millions euros cette année .
Seuls quelques dépôts de bilan auraient été constatés parmi la centaine d'entreprises aidées. A ce jour, deux autres régions françaises, le Limousin en juin 2011 et l'Auvergne en octobre 2011, ont adopté le principe d'un recours à l'emprunt pour une vingtaine de millions d'euros chacune.
 

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