Prothèses médicales : Aqualeg pose un pied aux Etats-Unis

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La PME, présidée par Frédéric Rauch, a été lauréate en 2011 du Concours national d'aides à la création d'entreprise de technologie innovantes. © Aqualeg
La PME, présidée par Frédéric Rauch, a été lauréate en 2011 du Concours national d'aides à la création d'entreprise de technologie innovantes. © Aqualeg (Crédits : Aqualeg)
Concepteur d'un habillage des prothèses du tibia étanches et personnalisées, la société nantaise s'apprête à ouvrir une première filiale, en Caroline du Sud aux Etats-Unis.

C'est une sacrée révolution. Avec la mise au point d'un système d'habillage de prothèses tibiales, la société Aqualeg permet aux personnes handicapés de conserver leur dispositif médical pour prendre une douche ou marcher dans l'eau. "Un problème qui n'avait jamais intéressé les fabricants", observe Frédéric Rauch, créateur en 2005 de la société Aqualeg, basée à Sainte-Luce, dans la banlieue de Nantes (Loire-Atlantique), lui-même équipé d'une prothèse depuis quarante ans. Une expérience personnelle qui le crédibilise aux yeux des orthopédistes.
"C'est un marché de niche, mais qui impacte fortement la liberté des personnes, explique Frédéric Rauch. Nous ne concevons pas de prothèses, mais adaptons notre solution à base de silicone à partir de données personnelles sur des prothèses vendues sur le marché entre 6 000 et 70 000 euros".
Lauréate en 2011 du Concours national d'aides à la création d'entreprise de technologie innovantes, l'entreprise a, à l'issue d'une premier tour de table, reçu en février dernier le soutien du fonds Go Capital Amorçage pour un investissement de 500.000 euros, et vu l'entrée dans son tour de table de Dougal Bendjaballah et Bernard Prandi, ex-fondateur de la société Memometal, spécialisée dans la fabrication d'implants en titane à mémoire de forme, et revendue à un groupe américain.

Personnalisation

Au-delà de l'apport financier, l'arrivée de ces deux spécialistes va permettre d'accompagner le développement d'Aqualeg sur le marché nord-américain où ouvrira une filiale le 15 mai prochain. "L'innovation repose sur la mise au point d'un système numérisé de prise de commande qui évite de devoir envoyer les prothèses en France". Les données seront scannées sur place et transmises à l'unité de fabrication de Sainte-Luce, qui emploie 5 personnes et où l'effectif devrait doubler à l'horizon 2014. C'est cette personnalisation qui préserve l'entreprise d'être copiée par les plus grands fabricants, plutôt intéressés par l'industrialisation des modèles.
Déjà distribués en France et en Allemagne, les produits Aqualeg ont généré un chiffre d'affaires de 330.000 euros l'an dernier. Des négociations ont lieu actuellement pour que ce produit soit remboursé en Allemagne. Avec l'ouverture du marché américain, Aqualeg table sur un chiffre d'affaires de 1 million d'euros en 2014, dont 50% réalisés en Europe.
 

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