Armor combine développement local et international

Numéro un mondial de la technologie de transfert thermique, Armor ouvre son capital à ses dirigeants et salariés pour garantir sa stabilité sur le long terme et se diversifier vers les énergies renouvelables.

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(Crédits : DR)

En trois vagues successives, Armor aura investi 165 millions d'euros, entre 2004 et 2018, pour doper son outil productif, se développer à l'international et s'enraciner sur les marchés émergents. S'il ne reste plus, aujourd'hui, qu'une vague ressemblance entre le fabricant de papiers carbone des années 1920 et le spécialiste mondial de la chimie des encres et des technologies d'impression, le nantais Armor a fait de son ancrage territorial une vraie  stratégie.

« Nous avons réussi à combiner le développement international et local grâce à un modèle de co-industrialisation original », explique Hubert de Boisredon, 50 ans, PDG du groupe, appelé en 2004 pour redynamiser une entreprise au bord de la décroissance.

Face à une concurrence étrangère favorisée par les taux monétaires (euro/dollar), Armor choisit de moderniser et d'étendre son outil productif. Hubert de Boisredon double la taille des usines de Nantes (La Chevrollière), de Singapour et Cincinnati (USA) et s'implante au Brésil, en Chine et en Inde. En dix ans, la production est multipliée par trois.

Pour chaque commande de rubans, les produits sont fabriqués en France sous la forme de grosses bobines semi-finies, expédiés et découpés à la demande sur place. Une manière habile d'éviter que la croissance externe se fasse au détriment de la production nationale.

Sur son second métier, le numéro un de la production de cartouches jet d'encre en Europe et de la vente de cartouches laser en France a mis en œuvre un système de collecte des cartouches d'encre usagées, dont le recyclage a permis d'économiser les coûts matière et de réinjecter 2.000 tonnes de plastique par an en fabrication. La stratégie d'investissement dans le développement durable a rejoint la politique de RSE (responsabilité sociétale des entreprises) déployée par Armor.

Enfin, pour accompagner sa récente diversification vers les énergies renouvelables (fabrication de films photovoltaïques souples pour le mobilier urbain) et s'affranchir des fonds d'investissement jugés trop instables, Hubert de Boisredon a, en mars dernier, choisi d'ouvrir le capital de l'entreprise à l'équipe dirigeante. Une démarche qui sera ouverte à l'ensemble des salariés d'ici à la fin 2014.

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Commentaire 1
à écrit le 30/09/2014 à 18:33
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Que de belles décisions stratégiques

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