Une imprimante 3D géante pour construire de l'habitat d'urgence

Frédéric Thual, à Nantes
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La famille des imprimantes 3D s'agrandit. A Nantes, les chercheurs de l'IRCCyn (Institut de Recherche en Communications et Cybernétique) et les ingénieurs de la société Capacité SAS, filiale privée de valorisation de la recherche de l'Université de Nantes viennent d'accoucher d'un modèle d'imprimante 3D, l'INNOprint 3D, capable de construire des bâtiments de plusieurs mètres de long et de sept mètres de haut. "C'est un projet qui allie robotique et génie des procédés. Mais surtout, contrairement aux autres systèmes cartésiens existants, nous avons mis au point un matériel mobile pouvant se déplacer quand les autres sont contraints de construire sur place et de déplacer les modules réalisés", précise Benoit Furet, spécialiste de la robotique à l'IRCCyN, impliqué dans de nombreux programmes collaboratifs au niveau régional (Pole EMC2, IRT Jules Vernes...) et national (Robotex...)pour le nautisme, la navale et l'éolien autour de la robotique humanoïde, pour la santé dans le cadre de l'usine du futur.
L'innovation nantaise devrait faire briller les yeux de nombreux industriels jusqu'ici limités par les capacités actuelles des imprimantes 3D à produire des objets, des pièces ou des modules de moins d'un mètre. C'est d'ailleurs à la demande de ces derniers que les chercheurs se sont penchés sur la question et choisi d'expérimenter leur nouveau joujou pour la création d'un habitat d'urgence; un espace de trois mètres sur trois, étanche et isolé, dont le délai de construction ne dépasse pas 20 à 30 minutes.
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"Il faut imaginer que, lors d'une catastrophe naturelle, le robot sera expédié par bateau en même temps que les containers de matière première et les moyens humains des secours. Sur place, à la demande, en fonction de la taille souhaitée, en 20 à 30 mn, un habitat d'urgence pourra être réalisé et utilisé pendant plusieurs mois en attendant une reconstruction plus pérenne", précise Benoit Furet.
Frédéric Thual, à Nantes
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