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Remise du prix de l'Esprit d'entreprendre : l'esprit entrepreneurial continue de souffler à Lyon

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Les lauréats de la septième édition du prix de l'Esprit d'entreprendre. Au centre, Cédric Villani, le mathématicien à la médaille Fields avec sa traditionnelle lavallière, entouré par Sonia Bompastor, la capitaine de l'équipe de football de l'OL, et Michel Troisgros, aux commandes de « La Maison Troisgros », le célèbre restaurant roannais trois étoiles au Guide Michelin. © Laurent Cerino
Les lauréats de la septième édition du prix de l'Esprit d'entreprendre. Au centre, Cédric Villani, le mathématicien à la médaille Fields avec sa traditionnelle lavallière, entouré par Sonia Bompastor, la capitaine de l'équipe de football de l'OL, et Michel Troisgros, aux commandes de « La Maison Troisgros », le célèbre restaurant roannais trois étoiles au Guide Michelin. © Laurent Cerino (Crédits : Laurent Cerino)
La septième édition du prix de l'Esprit d'entreprendre, organisé par Acteurs de l'économie et le CJD, sous la présidence du mathématicien lauréat de la médaille Fields Cédric Villani, a tenu toutes ses promesses durant la journée du jeudi 6 juin (vidéo infra).

Jeudi matin 6 juin Cédric Villani, le célèbre mathématicien, a rencontré Philippe Roussille, un jeune chercheur diplômé de l'Ensimag, handicapé par une myoclonie, pour deviser sur le handicap et la seconde naissance que constitue l'action d'entreprendre. Puis à midi, le directeur de l'institut Poincaré a échangé sur la créativité et les modes d'expression de la personnalité entrepreneuriale avec le contrebassiste Théotime Voisin et la peintre Priscille Vincens, qui a perdu l'usage de ses jambes dans un accident et a réalisé une performance en direct.
Point d'orgue de cette journée lyonnaise tout au long de laquelle a été célébré l'esprit d'entreprendre, la soirée a été ponctuée par la cérémonie de remise des prix. Jeudi 6 juin à Lyon s'est en effet conclue la septième édition du prix de l'Esprit d'entreprendre (vidéo) organisé par Acteurs de l'économie et le CJD, un concours destiné à distinguer ceux qui entreprennent utilement, avec sens, au service des autres et de leur territoire. Les lauréats ont été choisis en toute subjectivité par un jury hétéroclite régional constitué par Acteurs de l'économie.

Lauréats différents, proches dans les valeurs

L'esprit d'équipe, la capacité à entraîner sont les facettes de l'entrepreneuriat qui ont été mises à l'honneur. Ainsi le prix de l'exemple à l'international a été accordé à Laurence Ruffin, PDG d'Alma, société grenobloise d'édition de logiciels qui a su conquérir le monde sous forme de coopérative alors que ses filiales à l'étranger n'ont pas ce statut.
Le prix spécial a été décerné à la capitaine Sonia Bompastor et aux joueuses de l'équipe de football de l'OL pour leur combattivité, leurs valeurs sportives de solidarité et leur culture de la gagne.
Khaled Bouabdallah, président de l'université de Lyon, qui doit mettre en musique la collaboration de 32 grandes écoles et universités de Saint-Etienne et Lyon, a reçu quant à lui le prix de l'action territoriale.
De leur côté Pascal Metzger et les salariés de SET, société stratégique de microélectronique, se sont vus proposer le prix de l'?uvre collective pour avoir repris leur entreprise, alors en redressement judiciaire, sous forme de scop, malgré l'offre d'un grand groupe de Singapour.

Altruisme et solidarité

L'aventure entrepreneuriale s'inscrit aussi dans un mouvement plus large d'altruisme et de solidarité, comme l'atteste Henri de Rohan-Chabot, qui a obtenu le prix du rebond en fondant, après la mort de sa fille, l'association France Répit proposant des lieux de repos aux personnes en fin de vie et à leur entourage.
Le prix de l'entrepreneur social et solidaire a été attribué à Jean-Frédéric Geolier, fondateur de 1001 repas qui évolue dans la restauration collective, se veut proche de ses salariés et développe le « zéro gaspil ».
L'esprit d'entreprendre ne se conçoit pas non plus sans innovation, comme celle de Fabrice Romano, fondateur d'EyeTechCare qui développe des machines à ultrasons destinées au traitement du glaucome et qui a reçu le prix du chercheur entrepreneur.
Joël Orgiazzi, créateur de Ferronnerie d'Art, qui travaille pour de prestigieux établissements et les puissants de la planète tout en privilégiant la formation, a obtenu le prix de l'entrepreneur culturel et créatif.
Enfin Marie-Pierre et Michel Troisgros, aux commandes du célèbre restaurant roannais, implantés au Japon, dirigeant avec sagesse et audace leur établissement, conciliant créativité et forte assise territoriale, ont obtenu le grand prix d'Acteurs de l'économie.
 

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Commentaires
a écrit le 07/06/2013 à 18:59 :
Cette initiative me réconforte, me rassure et pour cause : j'entendais récemment citer par un journal économique comme exemple d'esprit d'entreprise , facebook qui fait sa fortune en se spécialisant dans le traffic de données personnelles, et meetic qui elle, fait sa fortune en exploitant la solitude des femmes et des hommes. L'esprit d'entreprise c'est, faut-il le rappeler, construire une activité durable, utile à la société, apportant des richesses à tous. Entreprendre, c'est créer, c'est prendre des risques calculés et donc responsables. En tout cas ça n'est pas jouer au poker ou à la roulette.

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