Urbanisme : Tours mise sur le participatif
Guillaume Fischer
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Friches industrielles
Reuters
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Friches industrielles
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Deux friches industrielles, deux anciennes casernes, un Ehpad et une barre HLM vétustes, deux ronds-points mal agencés : la mairie de Tours a volontairement diversifié la typologie des sites à moderniser. Objectif : séduire le maximum de candidats et donner ainsi une vraie résonance à son opération, baptisée Devenir Tours, auprès de la population tourangelle. Gage d'un succès annoncé, l'API party, organisée le 27 février sur le site de l'ancienne imprimerie Mame transformée en incubateur de startups en 2016, a réuni environ 350 personnes. Constituées en équipes réunissant généralement des professionnels (architecte, promoteur, etc.) et des habitants ou des associations, les candidatures seraient au nombre de plusieurs dizaines.
Quatre promoteurs immobiliers, Eiffage, Vinci, Nexity et Kaufman & Broad, auraient fait part de leur intérêt à la ville de Tours pour appuyer certains projets. Une première short list sera sélectionnée d'ici le 10 mai avec cinq mois pour monter un dossier complet. Les huit lauréats seront désignés courant décembre. Plusieurs critères doivent être impérativement remplis par les candidats pour avoir une chance d'aller jusqu'au bout du processus : leurs projets devront prendre en compte l'enjeu intergénérationnel des quartiers concernés, intégrer des habitants, faire preuve d'esthétisme et d'innovation, et enfin être viables économiquement.
Après Paris, Angers et Toulouse, Tours s'inscrit donc dans la liste des rares métropoles à associer leurs habitants à la physionomie future de leur ville. La cité tourangelle, qui mettra en place un nouveau PLU en octobre, compte ainsi s'appuyer concrètement sur une réflexion collective et horizontale et non plus seulement verticale pour dessiner son avenir, architectural notamment.
La rapidité d'exécution fait également partie du cahier des charges imposé aux candidats. La réalisation des projets est programmée dès 2021. En cas de succès de cette première tranche, le maire, Christophe Bouchet, pourrait étendre Devenir Tours à d'autres sites. Un second API est d'ores et déjà dans les tuyaux. Tours recèle un gisement d'une trentaine de lieux qui attendent de retrouver leur lustre passé grâce à la dynamique créée auprès des habitants.
Guillaume Fischer
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